le jeudi 17 mars 2016

Redevance TV : le retour de la taxe sur les smartphones

Le gouvernement réfléchit à intégrer les smartphones et autres tablettes au paiement de la redevance TV. Le sujet est un véritable serpent de mer. Maintes fois proposé et maintes fois repoussé.

A chaque nouveau ministre, le sujet revient sur la table. Nouvellement nommée au ministère de la Culture, Audrey Azoulay témoigne un intérêt pour intégrer les smartphones et autres tablettes dans le cadre de l'assiette du paiement de la redevance. Le constat est simple, vu que ces appareils permettent de consulter des programmes TV, leurs possesseurs devraient être requis de payer cette dîme télévisuelle.

Audrey Azoulay précise que le sujet n'est certes pas d'actualité mais que la question demeure sur la table. Interrogée par Le Parisien, elle précise : « aujourd'hui, la redevance repose uniquement sur la détention d'un poste, alors qu'on peut regarder la télévision sur Internet, les tablettes, les smartphones. Il faudra donc réfléchir à la manière d'intégrer ces nouveaux modes de diffusion dans la redevance ».

Aujourd'hui, une très grande majorité de foyers français possède au moins un poste de télévision. La redevance est donc captée auprès de plus de 98% des ménages. Toutefois, le gouvernement s'inquiète qu'à terme, la part de foyers ne possédant pas de téléviseur chute, grevant ainsi la redevance.

Audrey Azoulay
Audrey Azoulay, ministre de la Culture

François Hollande veut une extension de la redevance


La redevance TV reste un sujet propice à la discussion. En 2014, François Hollande relançait le dossier en demandant à ce que la détention d'un poste de télévision ne soit pas le seul élément pris en compte. Il demandait à ce que « la seule détention du poste de télévision ne peut pas être exclue de cette réflexion puisque l'on peut regarder les chaînes du service public par d'autres moyens ».

La démarche reviendrait à augmenter les impôts d'une partie de la population, principalement les étudiants ou les personnes non-soumises à la redevance. Peu populaire, la mesure pourrait ne pas être soutenue.

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Modifié le 17/03/2016 à 11h55
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