Hoax et arnaques en ligne : comment éviter les pièges ?

le 14 mars 2014 à 17:13
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Le point étant fait sur les risques et autres désagréments des hoax, il est temps de se questionner sur les bonnes pratiques pour ne pas tomber dans leurs filets.

Recouper les informations

La méthode la plus simple pour vérifier l'authenticité d'un mail ou d'un message circulant sur les réseaux sociaux est encore de faire une recherche sur Internet avec des éléments-clés. Prendre une phrase clé, un nom ou des coordonnées présents dans le texte, et réaliser une recherche sur Internet avec ces éléments peut rapidement permettre de déterminer si l'information est fiable ou non.

Par exemple, si le nom d'une personne renvoie à de nombreuses pages Web datées de plusieurs années racontant la même histoire, c'est probablement parce que l'information est un canular qui circule depuis longtemps. Il est également possible de se renseigner sur des sites comme Hoaxbuster ou Hoaxkiller pour en savoir plus sur un hoax et ses variantes.

Se méfier des bonnes affaires

Une page Facebook vous promet un bon d'achat de 500 euros dans une grande surface à la simple condition que vous cliquiez sur un lien de partage ? Méfiance ! L'affaire n'est-elle pas trop alléchante pour être honnête ?
A l'image des promesses de gains de loterie qui circulent depuis des années par mail, les réseaux sociaux, Facebook en tête, sont un terrain de jeu idéal pour les pirates jamais à court d'idées pour piéger leurs victimes. La crise aidant, de nombreuses promesses de cadeaux coûteux et autres bons d'achat pullulent.

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En cliquant sur le lien associé à une telle offre, plusieurs situations peuvent se produire, mais jamais bonnes pour l'utilisateur : installation de logiciels malveillants, vol de données personnelles - notamment l'adresse email de l'internaute - ou encore partage massif de liens vérolés sur le profil social pour propager davantage le piège.

S'interroger sur le contexte d'une information

Tout comme l'histoire des faux bons d'achat peut s'expliquer par le contexte de crise, celles qui circulent par email ou notamment par le biais d'images sur les réseaux sociaux ont généralement une raison d'exister dans un contexte précis. L'histoire de la famille vivant avec le RSA mais gagnant plus que la famille salariée, la supposée affaire judiciaire concernant le fils de Christiane Taubira ou encore la rumeur, qui circule depuis des années, évoquant le passage de Facebook à un modèle payant ne sont que quelques exemples parmi d'autres.

On en revient au troisième principe de la construction d'une rumeur, à savoir sa contextualisation : la fausse information va être propagée au moment le plus propice. Les thématiques politiques et financières ayant souvent un fort impact, elles sont souvent privilégiées, enflammant les internautes qui n'hésitent pas à propager l'information sans même la vérifier.

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Le hoax de la famille au RSA, désormais un classique du Web.

En s'interrogeant sur le contexte de l'information, il est souvent possible de prendre du recul et de réfléchir à sa véracité. Un réflexe qui devrait être accentué par le caractère très viral de certaines histoires, qui ne peuvent mettre, de nos jours, que quelques heures à toucher plusieurs dizaines de milliers d'internautes. « Le phénomène a indéniablement été récupéré par un certain militantisme politico-économique » commente Emmanuel Jud. « Les hoax deviennent parfois un moyen de propagande, de ternir la réputation d'une personnalité politique ou d'une entreprise multinationale. Loin des canulars du début, certains procédés comme la diffamation ou la dénonciation calomnieuse sont même pénalement condamnables. »

Participer à la chasse aux hoax

Une fois que vous avez mené votre petite enquête et que vous êtes sûr d'être face à un canular ou un piège d'une autre forme, vous pouvez en informer vos contacts. Le premier réflexe dans le cas d'une chaîne de mails est bien évidemment de la rompre, et d'informer la ou les personnes qui l'ont transférée de la véritable nature du message, voire de la pièce jointe qui l'accompagne.

Même réflexe sur les réseaux sociaux où alerter ses contacts peut épargner à un grand nombre de personnes de se faire avoir et de propager un éventuel virus. L'une des forces de ces menaces étant dans leur vitesse de propagation rapide, tous les moyens sont bons pour freiner leur partage.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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