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DADVSI : entériné par le Conseil constitutionnel

Publiée par Alex le Jeudi 27 Juillet 2006

Brève Business Internet

Justice
Le Conseil constitutionnel a rendu aujourd'hui, 27 juillet, son avis sur le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information, connu sous le nom de DADVSI. Certains des articles ont été jugés inconstitutionnels alors que d'autres ont fait l'objet de « réserves d'interprétation », mais l'ensemble du texte a été approuvé par le Conseil. Une fois modifié en conséquence, le texte de la loi DADVSI sera inscrit au Journal Officiel, prélude à son entrée en vigueur.

Les détracteurs du projet de loi apprécieront : la principale modification apportée par le Conseil constitutionnel durcit le régime de sanctions prévu pour les particuliers reconnus coupables de téléchargement et de partage de fichiers sur les réseaux peer-to-peer (P2P). Le contournement des mesures techniques de protection à des fins d'interopérabilité, précédemment autorisé par le texte, se voit remis en question en raison de la « définition imprécise » de la notion d'interopérabilité. Enfin, la clause qui exonérait de responsabilité pénale les éditeurs de logiciels « destinés au travail collaboratif, à la recherche ou à l'échange de fichiers ou d'objets non soumis à la rémunération du droit d'auteur » a été supprimée.

Téléchargement : retour à la case prison

Le texte de loi prévoyait une amende de 38 euros pour téléchargement et de 150 euros pour mise à disposition de fichiers protégés par le droit d'auteur sur Internet par le biais des réseaux de P2P. Ce point a été jugé inconstitutionnel, car « contraire au principe d'égalité devant la loi pénale ». Il établissait en effet un régime de sanctions différent selon que l'on échange des fichiers au moyen des réseaux de P2P ou à l'aide de tout autre dispositif de partage (email, FTP, sites personnels, etc.). Afin de respecter le principe d'égalité, les internautes ne disposeront d'aucun traitement particulier et le téléchargement d'oeuvres protégées sur Internet redevient assimilable à un délit de contrefaçon, puni de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende.

Interopérabilité : kezako ?

Vaste notion que l'interopérabilité, à la définition problématique... Conséquence de ce flou : « les références à cette notion figurant aux articles 22 et 23 de la loi déférée, qui exonéraient de responsabilité pénale le contournement des " mesures techniques de protection " voulues par les auteurs et titulaires de droits voisins, ainsi que l'altération des éléments d'information relatifs à leur régime de protection, lorsque de tels actes étaient " réalisés à des fins d'interopérabilité" » ont été déclarées contraires à la Constitution.

Autrement dit, faute de définition précise, le contournement des mesures techniques de protection à des fins d'interopérabilité n'est plus permis par la loi. Point positif, pour tous les possesseurs d'iPod : Apple ne risque plus de quitter le territoire français. Une exception est toutefois accordée... à la recherche en cryptographie !

Pas d'exception pour les éditeurs

Il a été jugé par le Conseil que la « cause d'exonération de la répression prévue (...) à l'encontre de l'édition de logiciels manifestement destinés à échanger des oeuvres sans autorisation » définie dans l'article 21 du texte de loi n'est pas constitutionnelle, au motif que les conditions de cette dernière sont « imprécises et discriminatoires ». La cause en question, c'est le « travail collaboratif », dont la définition laisse à désirer selon le Conseil. Cette imprécision confirme donc l'interdiction de proposer des logiciels « manifestement destinés » à la mise à disposition de fichiers protégés par le droit d'auteur et supprime l'exception accordée aux logiciels destinés au travail collaboratif.

Conclusion ?

En attendant l'entrée en vigueur de cette loi, et l'inévitable fronde qu'elle entraînera sur Internet, le ministre de la Culture s'est dit satisfait, même s'il aurait préféré « que les internautes échappent aux peines de prison ». Il a d'ailleurs affirmé qu'il était « nécessaire que les sanctions soient justes et proportionnées en fonction de la gravité des faits ». Aux tribunaux d'en juger ?

Du côté des détracteurs du texte, c'est un sentiment d'amertume qui devrait prévaloir puisque les quelques points considérés comme positifs ont été invalidés par le Conseil constitutionnel. Le régime de sanctions graduées laisse la place au système qui prévalait précédemment. Le droit à la copie privée n'est pas entériné, l'interopérabilité n'est plus défendue que sur le principe et de nombreux éditeurs de logiciels risquent de se retrouver dans une position plus que problématique.
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Les Commentaires des lecteurs
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le 27 Juill. 06 à 23h49
Edition
 
c'est la misere! ca fait peur tout ca!
 
le 27 Juill. 06 à 23h55
Edition
 
J'ai comme un soudaine envie de vomir ...

Mettre en péril un secteur technologique (insécurité juridique des industrie utilisant les technos P2P), renforcer le représsif (retour aux peines de prison et 300000 euros d'amende), ne pas tenir compte des usages du web par les usagers eux-même ... tout cela pour préserver une industrie musicale (une industrie de la production et de la distribution musicale) incapable d'évoluer... franchement, là je dis bravo.

:neutre:

Oups ... excusez moi, je vomis encore.
 
le 27 Juill. 06 à 23h57
Edition
 
Merci Valéry!...
 
le 27 Juill. 06 à 23h58
Edition
 
pooooo la la la la.... Pauvre France... Finalement on aurait jamais du aller à ce Conseil Constitutionnel...

Reste plus qu'à voir ce que ca va donner : 8millions d'internautes (utilisant le p2p / 24 millions) prochainement en prison, j'attends de voir ca ! N'empêche, avec tout l'argent récolté, on aura un pays super riche !! 8millions*300.000€.... :ange: Bon évidemment il s'agit des peines maximale comme à l'accoutumée...

J'aurai largement préféré (et depuis le début) la licence globale... Au moins cela ouvrait la culture à tout le monde pour un prix modique (7€/mois)
300.000€ <=> 3571 années de licence globale...
 
le 27 Juill. 06 à 23h59
Edition
 
même s'il aurait préféré « que les internautes échappent aux peines de prison ».

et pour cause! => non seulement, ça ne rapporte rien à l'état, mais c'est même le contraire: enfermer quelqu'un, ça lui coûte cher.. :paf:
 
le 28 Juill. 06 à 00h00
Edition
 
mouarf, ils lachent vraiment pas l'affaire sur les benefs qu'ils ne feront pas... interoperabilité est le mot qui fait le plus peur dans cette histoire.
 
le 28 Juill. 06 à 00h01
Edition
 
Moins de téléchargement illégaux plus d'honnetéte et de chance pour les artistes.

Vous n'êtes pas content ? Ne téléchargez plus illégalement et allez à la Fnac, vous pouvez toujours voler à la Fnac mais la sécurité est bien présente. :D
 
le 28 Juill. 06 à 00h01
Edition
 
Les détracteurs du projet de loi apprécieront : la principale modification apportée par le Conseil constitutionnel durcissent le régime de sanctions prévu pour les particuliers reconnus coupables de téléchargement et de partage de fichiers sur les réseaux peer-to-peer (P2P)


y a pas une faute là ??
 
le 28 Juill. 06 à 00h05
Edition
 
La j'ai honte!!!!!
On vas revennir o bon vieux vinyl 78 tours pendant qu'on y est !!!!
 
le 28 Juill. 06 à 00h05
Edition
 
Cette imprécision confirme donc l'interdiction de proposer des logiciels « manifestement destinés » à la mise à disposition de fichiers protégés par le droit d'auteur et supprime l'exception accordée aux logiciels destinés au travail collaboratif.


reste a voir dans le concret, comment sera jugé/défini un logiciel "manifestement destiné" à cette mise à disposition d'oeuvre protégée...
 
le 28 Juill. 06 à 00h06
Edition
 
C'est le resultat de la qualité du texte plus que de la volonté du conseil a augmenter la repression, le texte est nul et les rares "points positifs" sont posés de facon non juridique, d'ou la censure,et on se retrouve avec un texte ultra repressif et meme inapplicable sur certains points (l'AAI :MDR ), c'etait la meme chose en 2000 pour le responsabilité des herbergeurs, une partie de le responsabilité est tombée devant le conseil car inconstit, a l'epoque c'etait une bonne chose, mais dans les 2 cas si les textes sont amputés c'est qu'ils sont nuls, et pour la DADVSI c'etait pas une nouveauté.

Reste la possibilité au psd de ne pas promulguer la loi et la garder sous le coude, le temps que des moins incapables arrivent enfin a un texte intelligent sur tous les points , on a 5min :ane:

ps: voir le passage concernant le non respect de la procedure devant le parlement, oui y a non respect mais c'est pas grave parce qu'une autre irrégularité sauve la procedure :paf:
http://www.conseil-constitutionnel.fr/deci...06540/index.htm
 
le 28 Juill. 06 à 00h09
Edition
 
Une seule solution : boycotter les produits culturels. :ane:
 
le 28 Juill. 06 à 00h10
Edition
 
RDDV doit être content, en plus d'être incompétent grace à lui on va enfermé des gens qui télécharge des mp3 pour leur propre compte, bravo bel politique, je dormirait pas serein en sachant que je soutient des parti qui s'en foutent royalement de la culture ou plutôt qui s'intéressent à la culture du pognion.

 
le 28 Juill. 06 à 00h10
Edition
 
pfff
allon nous encore longtemps ecarter les fesse a l'etat car la !!!!!!!

manif...
 
le 28 Juill. 06 à 00h10
Edition
 
lord_brett_sinclair a écrit:
Cette imprécision confirme donc l'interdiction de proposer des logiciels « manifestement destinés » à la mise à disposition de fichiers protégés par le droit d'auteur et supprime l'exception accordée aux logiciels destinés au travail collaboratif.
reste a voir dans le concret, comment sera jugé/défini un logiciel "manifestement destiné" à cette mise à disposition d'oeuvre protégée...


et quand bien même un soft serait jugé illicite, comment pourront-ils en empêcher la diffusion s'il n'est pas proposé sur le territoire français? :heink:
il a oublié d'être intelligent ce RDDV... :sarcastic:
 
le 28 Juill. 06 à 00h11
Edition
 
arnaud16571542 a écrit:
Une seule solution : boycotter les produits culturels.  :ane:



.. payants... :ane:
 
le 28 Juill. 06 à 00h13
Edition
 
arnaud16571542 a écrit:
Une seule solution : boycotter les produits culturels.  :ane:



Vas y et ainsi tout sera encore plus cher et certain artiste ne pouront pas percer dans le mêtier, dans la vie on a rien sans rien, il faut travailler pour gagner sa vie et s'acheter ce qu'on aime, rien ne tombe du ciel.
 
le 28 Juill. 06 à 00h13
Edition
 
clubic30 a écrit:
RDDV doit être content, en plus d'être incompétent grace à lui on va enfermé des gens qui télécharge des mp3 pour leur propre compte, bravo bel politique, je dormirait pas serein en sachant que je soutient des parti qui s'en foutent royalement de la culture ou plutôt qui s'intéressent à la culture du pognion.

C'est surtout un sublime désaveu de RDV,et une superbe preuve d'incompétence de sa part une telle censure, il peut raser les murs sont pas nombreux a avoir un tel score sur un seul texte :paf:
 
le 28 Juill. 06 à 00h14
Edition
 
mynameisfedo a écrit:
.. payants...  :ane:


Tu travail gratuitement dans ton entreprise (si tu travail) ? Non ? Tu veux un salaire pour vivre non ?
Les artistes c'est pareil.
C'est bien facile dire c'est cher... on télécharge illégalement, mais l'artiste il faut qu'ils vivent et tous ne sont pas millionaire.