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Comment AWS parvient, grâce au Cloud, à réinventer la F1 et le sport

12 décembre 2022 à 11h00
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AWS re:Invent Sport F1 © Alexandre Boero pour Clubic
AWS est l'un des partenaires de la Scuderia Ferrari et de la F1 - AWS re:Invent 2022, Las Vegas © Alexandre Boero pour Clubic

Amazon Web Services voit de plus en plus ses solutions Cloud intéresser le monde du sport, auquel l’entreprise contribue grâce à ses capacités d’exploitation de la donnée. Luuk Figdor, data scientist AWS, nous explique comment la firme américaine est en train de devenir un partenaire clé des institutions et acteurs sportifs.

La technologie, cela ne fait aucun doute, est toujours plus présente dans le sport, qui n’hésite pas à faire appel à la donnée aussi bien pour renforcer l’engagement des fans et booster les interactions que pour produire des « Insights » (littéralement, des « informations ») et procéder à de l’analyse de performance. En ce sens, on peut dire qu'Amazon Web Services (AWS) transforme le sport. La F1 est aujourd’hui sa plus belle vitrine. Luuk Figdor, Principal Data Scientist Consultant pour AWS, nous a accordé une interview lors du AWS re:Invent 2022 pour nous détailler comment la firme contribue à alimenter cette révolution du secteur par la donnée et le Cloud computing.

La révolution du sport par le Cloud

« C’est une période vraiment très excitante pour nous », nous dit Luuk Figdor, rattaché à la branche Professional Services Team d’AWS. La division Cloud du géant du e-commerce manipule de grandes quantités de données dans le sport, les analyse et les connecte à l'aide du machine learning.

« Tout cela offre de nouvelles façons, pour de multiples entités sportives, d’interagir avec la donnée, explique le technicien, que ce soit pour augmenter les performances des joueurs, pour créer de nouvelles expériences à destination des fans, ou même pour modifier les règles d’un sport ».

Luuk Figdor
Luuk Figdor, Principal Professional Service AWS © LinkedIn

AWS devient un vrai partenaire du sport : football américain (NFL), hockey sur glace (NHL), football (Bundesliga), golf (GPA Tour), voire basketball. Mais c'est surtout grâce à la F1 qu’Amazon Web Services exploite tout son potentiel dans le sport. « Nous avons l’ambition de créer le plus grand spectacle de course au monde », revendique la firme, qui aide les fédérations, organisations, détenteurs de droits sportifs et sportifs à innover, et ce, de différentes manières.

AWS, partenaire de choix de la F1 (et de Ferrari)

Aujourd’hui, AWS est un partenaire majeur de la Scuderia Ferrari. L’entreprise met à disposition de l’écurie ses capacités d’apprentissage automatique, de calcul et d’analyse pour libérer le potentiel des données et aider l’équipe à mieux comprendre ce qui se passe pendant les courses.

Scuderia Ferrari App © Alexandre Boero pour Clubic
En 2023, la Scuderia Ferrari sortira sa nouvelle fan app, présentée ici au AWS re:Invent par Jock Clear, l'ingénieur de performance de l'écurie. L'application sera propulsée par Amazon Web Services © Alexandre Boero pour Clubic

Puis il y a le soutien d’Amazon Web Services à la Formule 1 dans son ensemble : en créant de nouvelles expériences pour les amateurs de F1 d’un côté, et en aidant la discipline à innover grâce au Cloud toujours, de l’autre. « Sur ce dernier point, la conception des monoplaces versions 2022 est un excellent exemple pour illustrer comment nous avons pu aider la F1 et créer une course plus engageante », précise Luuk Figdor. « Que veulent voir les fans ? 90 %, peut-être même 95 % d’entre eux voudront plus d’actions roue contre roue sur la piste. Pas nécessairement plus de dépassements, mais plus de courses serrées dans les circuits en ville notamment, mais aussi plus de batailles dans les virages. Et pour faciliter cela, vous devez concevoir une voiture qui le permette », ajoute-t-il.

Le Cloud et la puissance de calcul d’AWS génèrent des gains statistiques considérables

Dans le passé, les écuries de F1 se concentraient sur la fabrication de voitures toujours plus rapides, sans jamais vraiment penser à l’impact des monoplaces qui suivent leurs propres véhicules. Sous la direction de Ross Brawn (l’ancien ingénieur de Ferrari et directeur technique et sportif de la F1, à la retraite depuis cette année), un appel à projets fut lancé pour changer la réglementation, afin que les voitures puissent se suivre de plus près. C’est là qu’AWS a montré le bout de son nez.

« Pour concevoir de telles voitures, vous devez tester de nouvelles conceptions, via par exemple la soufflerie virtuelle (Ndlr : virtual wind tunnel en anglais). Vous créez ensuite une représentation virtuelle de la monoplace, que vous pouvez bricoler et dont vous pouvez personnaliser la conception, et voir l’impact qu’elle peut avoir », nous dit Luuk Figdor.

« Sauf que pour exécuter une telle simulation, vous avez besoin d’une très grande puissance de calcul. C’est en cela que nous avons aidé la F1, en lui fournissant la bonne puissance de calcul pour la conception. » Résultat ? Là où les écuries mettaient entre deux et quatre jours pour exécuter une simulation à deux voitures, elles ne mettent plus que 6 à 8 heures aujourd’hui, « ce qui signifie que vous avez une amélioration des performances pouvant être 12 fois plus importante dans la conception », complète Luuk Figdor.

Grâce à l'informatique haute performance d'AWS, la F1 a pu effectuer des simulations aérodynamiques pour développer sa prochaine génération de voitures 70 % plus rapidement que jamais, créant ainsi une voiture qui réduit la perte d’appui ou d’adhérence de 50 % à 10 %. Les voitures peuvent ainsi se suivre de façon plus étroite sur la piste.

« En 2022, et alors même que Red Bull a dominé le championnat, on a pu voir davantage d’action sur la piste. En début de saison, nous avons vu Max Verstappen et Charles Leclerc s’affronter à Bahreïn, en se dépassant tour après tour après tour. Avant, cela aurait été quasi impossible ! Nous avons même vu cinq voitures se battre pour une position dans un même virage ». Et derrière tout cela, on retrouve le Cloud computing et ses capacités à fournir une technologie où et quand une écurie en a besoin.

Une incroyable puissance de calcul, également au service des téléspectateurs

Les téléspectateurs ne sont pas en reste et font partie intégrante de la stratégie d’AWS dans le sport et plus particulièrement la F1, grâce aux Insights, qui aident à comprendre la course et à transformer l’expérience avant, pendant et après chaque Grand Prix. Pour cela, quelque 300 capteurs sont installés sur chaque monoplace, générant 1,1 million de points de données télémétriques par seconde, « une quantité incroyable », note Luuk Figdor.

« Chaque écurie possède une équipe qui analyse ces données. Vous les voyez à la télévision, installées derrière le petit muret qui sépare la piste des stands. Toutes les décisions sont prises de là-bas : les arrêts au puits, l’ajustement de la puissance du moteur, l’attaque ou la préservation des pneumatiques ». Les écuries analysent également en usine les données récoltées.

Sport AWS re:Invent 2022 © Alexandre Boero pour Clubic
© Alexandre Boero pour Clubic

Mais du point de vue du divertissement, AWS parvient à davantage embarquer le téléspectateur avec lui, en l’aidant à comprendre les stratégies mises en place par les équipes, comme le fameux « undercut », qui consiste pour un pilote à s’arrêter juste avant son rival, pour enfiler des pneus neufs et profiter de cet effet pour doubler l’adversaire, qui aura roulé un tour de plus avec des pneus usés – donc plus lents – avant de rentrer aux stands.

« Peter DeSantis (Ndlr : vice-président senior d’AWS Utility Computing) en a très bien parlé durant la keynote d’ouverture du AWS re:Invent : c’est un jeu du chat et de la souris que nous nous devons d’expliquer, par la donnée, aux fans de la F1, avec une compétition si serrée entre certaines équipes que les stratèges doivent réfléchir à la meilleure façon – et très vite – de maximiser leurs chances de gagner », nous dit Luuk Figdor.

Durant un Grand Prix, AWS doit être capable de livrer la bonne information aux téléspectateurs en quelques secondes, qu’elle soit immédiatement compréhensible, simplifiée à l’extrême pour se mêler au divertissement et au spectacle de la piste. Luuk Figdor en est conscient : « Si nous avons une seconde de retard, ou quelques secondes de retard, l’information que l’on veut livrer ne sera plus pertinente, car les équipes auront changé de stratégie entre temps, procédé à un arrêt au stand ou autre ».

Machine Learning données F1 © AWS
Le machine learning AWS avec les données de F1 © AWS

AWS dispose de redoutables capacités de calcul. « Nous utilisons le machine learning, pour faire des prédictions en pleine course, avec seulement quelques millisecondes de latence », ajoute M. Figdor. « Par exemple, nous sommes capables de procéder à un aller-retour entre l’Australie, le réseau AWS, le centre de diffusion et le Royaume-Uni en moins de 500 millisecondes ». Une rapidité déconcertante.

Et ce n’est qu’un début…

Parmi les chantiers futurs, AWS veut s’affairer à créer une expérience de visionnage plus personnalisée, pour offrir davantage de possibilités aux fans qui veulent vivre la course différemment, tout en répondant aux impératifs des diffuseurs. « Il y a l’idée de rendre la course et l’expérience de diffusion plus rentables en utilisant le Cloud computing. Nous pensons à l’innovation, mais celle-ci vient aussi si nous baissons les prix de leurs opérations, s’ils sont capables de faire plus avec moins, pour davantage se concentrer sur la création de nouvelles expériences ensemble ».

L’entreprise Amazon Web Services est présente dans de nombreux sports, auprès de nombreux acteurs : ligues, équipes, détenteurs de droits et diffuseurs, entreprises de technologie. Luuk Figdor évoque le cas des entreprises effectuant le suivi autour d’un terrain, qu’il s’agisse d’un suivi optique avec des caméras qui capturent les positions ou d’un suivi centré avec des puces qui représentent les joueurs.

Un grand nombre d’entreprises qui fournissent à différentes ligues ce type de données fonctionnent déjà grâce à des technologies AWS. La technologie de la ligne de but (goal line technology), qui permet notamment de capturer 500 fois par seconde la position d’un ballon de football, est l'un des nombreux cas d'illustration.

« Demain, ce sont les membres d’un sportif que nous tracerons. La semaine qui suit, ce sera avec une fidélité extrêmement élevée, comme 50 points de données pour mon coude seulement, afin que nous puissions créer cette représentation virtuelle de ces athlètes dans le monde numérique ».

À la pointe de la technologie, AWS contribue à changer l’industrie du sport et renforcer la collaboration avec ses clients, en leur fournissant des moyens technologiques qui les aident à innover à un rythme toujours plus rapide.

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eykxas
Et comme d’habitude, on va finir par taper sur AWS… ils ont une expertise, ils sont performants, il est logique que les organismes concernés (ici le monde du sport) fasse appel à eux.<br /> On va pas choisir un concurrent moins performant, ça ne pas de sens.<br /> Et dans quelques années, beaucoup vont pleurer en disant que AWS à la mainmise sur ce marché là que c’est anticoncurrentiel et blablabla…<br /> C’est triste
bennukem
Personne n’a rien dit à part toi. Technique pour lancer le sujet et dire un « tu vois je l’avais bien dit »?
octokitty
Pour la F1 dommage que l’aspect data ne soit pas plus exploité côté broadcast.<br /> Ce serait tellement mieux d’avoir des infos dans chaque feed onboard, plutôt que passer par le module multiviewer (qui peut être bloqué/cassé à tout moment). Sur les indications à l’écran, la fiabilité du calcul de la « striking distance » ou de l’endurance de composé pneumatique est assez aléatoire.<br /> Pour le foot, ça pourrait conduire à changer les règles, pour éviter des situations controversées comme le but japonais validé en phase de poules. Le radar 3D ne voit pas la balle franchir totalement la ligne mais sur la vidéo c’est dehors. Les instances voudront faire en sorte que ce soit la base du ballon qui fasse office de référence dans le futur.<br /> Les vérifications de but sur les positions de hors-jeu sont déjà bien ennuyeuses.<br /> Et bientôt il n’y aura plus besoin d’arbitre humain. Avec des capteurs sur le corps, l’IA peut détecter si un joueur simule et plonge volontairement.<br /> L’omniprésence de la technologie tue-t-elle le sport?
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