Vous pensez créer votre site ? WordPress se modernise et apporte son petit lot de nouveautés dans sa version 7.0, avec évidemment, une intégration de modèles d'intelligence artificielle.

WordPress 7.0 se met à la page de l'IA. ©WordPress
WordPress 7.0 se met à la page de l'IA. ©WordPress

La version 7.0 de WordPress, baptisée "Armstrong" en hommage au musicien de jazz Louis Armstrong, est désormais disponible. Cette nouvelle version apporte plusieurs changements structurels dans le fonctionnement du CMS. Tour d'horizon des quatre évolutions principales à retenir.

L'intégration de l'IA dans WordPress

C'est probablement le changement le plus notable de cette version. WordPress 7.0 intègre nativement un client IA dans le cœur du système, ce qui permet au CMS de communiquer directement avec des modèles d'IA générative.

ChatGPT, Chaude et Gemini sont nativement proposés. ©WordPress
ChatGPT, Chaude et Gemini sont nativement proposés. ©WordPress

Concrètement, les connexions aux différents services IA se gèrent depuis un écran centralisé appelé "connectors". Trois configurations prédéfinies sont disponibles, mais il est également possible d'ajouter ses propres connexions. L'authentification se fait en quelques clics.

Ce client IA fonctionne de pair avec une API, qui ouvre la porte à de nouvelles fonctionnalités. Automatisation de certaines tâches, génération et modification d'images, création de titres, de résumés ou encore de textes alternatifs pour les images. Un plugin dédié permet d'étendre ces capacités. WordPress propose également un package JavaScript côté client, le "Client-Side Abilities package", accompagné d'une interface intégrée et d'une palette de commandes.

Un tableau de bord repensé

Le tableau d'administration fait l'objet d'une refonte visuelle dans cette version. Le nouveau thème adopte une palette de couleurs plus sobre, avec des transitions entre les écrans pensées pour fluidifier la navigation au quotidien. On note également un temps de chargement réduit entre les différentes pages du dashboard.

Le tableau de bord offre un nouveau raccourci bien pratique. ©WordPress

Parmi les ajouts concrets : un raccourci vers une palette de commandes, accessible via l'icône ⌘K ou Ctrl+K depuis la barre supérieure. Cela permet d'accéder à ses outils habituels sans quitter l'écran en cours.

La gestion des polices fait aussi son entrée dans une page dédiée. Il est désormais possible d'installer, d'importer et d'organiser sa collection de polices depuis un seul endroit, et ce quel que soit le thème utilisé, qu'il soit basé sur des blocs, hybride ou classique.

Enfin, la gestion des révisions évolue avec un affichage visuel qui permet de comparer les versions d'un contenu d'un simple coup d'œil, avant de restaurer celle de son choix.

De nouveaux outils de conception et personnalisation

WordPress 7.0 enrichit la bibliothèque de blocs disponibles. Quatre nouveaux blocs font leur apparition : un bloc galerie avec affichage en diaporama, un bloc "heading" pour affiner le balisage des titres, un bloc "fil d'ariane" pour la navigation, et un bloc "icônes" pour intégrer des pictogrammes dans les pages.

Un bloc peut être désactivé sur smartphone, tablette ou PC nativement. ©WordPress

Les contrôles de mise en page sont également renforcés, afin de s'assurer du côté responsive de chaque page. Il devient possible de masquer ou d'afficher des blocs selon l'appareil utilisé, sans que cela n'affecte les autres formats d'affichage.

Il est possible de personnaliser le CSS de chaque bloc. ©WordPress

La personnalisation des menus en superposition gagne en flexibilité. Il est maintenant possible de les construire entièrement avec des blocs et des patterns, d'y ajouter des colonnes, de modifier la typographie ou d'intégrer un bouton de fermeture personnalisé. On peut également appliquer du CSS personnalisé au niveau d'un bloc en particulier.

Plus d'outils pour les développeurs

Du côté des développeurs, WordPress 7.0 apporte plusieurs extensions des API existantes. Il est désormais possible de créer des blocs et des patterns côté serveur en PHP uniquement, avec un enregistrement automatique via l'API de blocs, une simplification notable par rapport aux versions précédentes.

L'éditeur de site gagne en extensibilité avec l'ajout de la gestion des routes, d'une validation de ces routes, et d'un nouveau package wordpress/boot. Ce dernier permet aux plugins de construire leurs propres pages au sein de l'éditeur de site, ce qui ouvre de nouvelles possibilités pour les développeurs d'extensions.

Source : WordPress