le lundi 11 juillet 2016

Déconnecter en vacances : un conseil, arrêtez de consulter 150 fois par jour votre smartphone

Consulter de manière compulsive ses e-mails professionnels, toujours avoir un regard sur le travail, même à distance... Ces pratiques ne sont pas forcément bénéfiques pour vous et votre entourage. Pendant l'été, Clubic Pro vous livre des conseils pour mieux déconnecter et partir confiant.

A l'image d'un régime ou d'une initiative visant à arrêter de fumer, l'important est de connaître son ennemi. Pour déconnecter en vacances et mettre un terme à ses habitudes de travail, il est primordial d'analyser les causes qui contribuent à les créer. Une fois le constat effectué, il est plus aisé de prendre conscience de ses propres habitudes et de les combattre.


Au banc des accusés, le smartphone. Outil incontournable de nombreux collaborateurs, il se retrouve dans la poche de ce même travailleur une fois les congés survenus. « En moyenne, on consulte 150 fois par jour son smartphone, ce qui représente une fréquence pour le moins importante » estime Edouard Mongrand, directeur et cofondateur de CallDoor, éditeur de services permettant aux professionnels de gérer à distance les téléphones mobiles.

smartphone use ban


L'objectif est donc de se prendre en main, d'opérer un travail de fond afin de ne pas reprendre les mauvaises habitudes. Inutile de « couper » tout contact pendant 3 semaines si c'est pour mener ensuite une course effrénée de rattrapage du temps perdu. Il est important de se définir un cadre relativement flexible, imposant de laisser le smartphone pendant plusieurs jours, pour mieux le reprendre sur des plages horaires précises.

Sur ce travail de déconnexion, le collaborateur peut être épaulé par sa direction. Certaines entreprises mettent d'ores et déjà en place des formations ou des ateliers pour avancer avec leurs collaborateurs sur la question de la déconnexion. A l'issue de ces programmes, des chartes de conduite ou des règles peuvent être imposées à l'ensemble du personnel.

Etes-vous victime de nomophobie ?


La nomophobie se définit traditionnellement comme la peur excessive d'être séparé de son téléphone mobile. Elle peut également se décrire comme étant la peur de rater quelque chose, un fait important. « C'est le plus dur à combattre car cela peut devenir compulsif. Certains vont constamment vérifier si de nouveaux e-mails sont arrivés. La pratique ne concerne d'ailleurs pas uniquement les messages mais plus généralement l'ensemble des informations qui nous parviennent et qui nous sont transmises par les smartphones », explique Edouard Mongrand.

Smartphone mobile train réseau couverture


Cette phobie peut avoir un coût pour l'entreprise, en particulier lorsque son collaborateur part à l'étranger. Les frais induits par la consommation de data en itinérance peuvent s'avérer importants, une société peut donc avoir intérêt à limiter ce type de communication.

« Pour ne pas qu'une facture gonfle, les professionnels doivent veiller à désactiver les services qui font de la synchronisation automatique ou d'autres applications qui opèrent en tâche de fond ou qui demeurent actives », ajoute le spécialiste.

Les outils pour éviter le trop-plein


Pour déconnecter, vous n'êtes pas seuls. Des applications sont disponibles en ligne pour mieux connaître l'utilisation qui est faite de son smartphone. Moment permet par exemple de traquer sa propre consommation sur une base quotidienne, utile pour se fixer ses propres limites.


Offtime remplit sensiblement la même fonction. L'application permet de planifier des plages sans aucune connexion possible. Il est possible d'inviter des amis ou collègues à faire de même. De quoi s'encourager mutuellement à diminuer sa pratique du smartphone.

En dehors des services, des comportements peuvent permettre de ralentir. Aux Etats-Unis, une pratique baptisée « Phone stacking » consiste, lors des repas entre amis, à mettre de côté volontairement son smartphone. Le premier convive qui répond à un appel ou consulte son téléphone paie la note. S'il s'agit d'une manière amusante de voir les choses, sachez qu'il est important de se mettre des barrières, sans quoi votre travail s'insinuera sans aucune limite dans la vie privée.

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Modifié le 08/07/2016 à 11h29
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