Test du Lenovo Moto Z : finesse et modularité contre autonomie

Le Moto Z succède au Moto X en tant que haut de gamme de Lenovo (ex Motorola Mobility). Ultrafin, il se débarrasse, comme l'iPhone 7, de son mini-jack 3,5 mm mais gagne un connecteur associé à une série de modules à fixer au dos de l'appareil. Après le LG G5, et alors que le Project Ara de Google est tombé à l'eau, le Moto Z peut-il encore nous faire rêver avec un concept de smartphone « modulaire » (ou presque) ?

Design et ergonomie : fin et tranchant comme un Razr ?


Avant la présentation du Moto Z, Lenovo avait joué la fibre nostalgique en produisant une vidéo teaser rappelant l'ère du Motorola Razr, téléphone mobile à la finesse alors inégalée. Ça n'était pas pour annoncer un retour du flip phone, bien que Samsung se soit risqué à cette folie en Asie, mais pour vendre la finesse de son nouveau bébé.

Et fin, le Moto Z l'est : avec 5,2 mm d'épaisseur, il est difficile de faire plus svelte. La façon de parvenir à cette prouesse est simple : supprimer le connecteur mini-jack 3,5 mm. On pensait que Apple le ferait pour les mêmes raisons, mais l'iPhone 7 n'a pas bougé d'un millimètre par rapport à son prédécesseur. L'ex Motorola ne se prive pas, surtout que son précédent haut de gamme, le Moto X Style, était beaucoup plus imposant.

Moto Z 10


D'ailleurs, le Moto Z ne conserve aucun élément de design de ses prédécesseurs. Déjà, en plus d'être fin, il est forcément moins volumineux puisqu'il passe de 5,7 à 5,5 pouces. Le dos en métal et en verre est plat, et laisse désormais apparaître une protubérance pour l'appareil photo, car on ne réduit évidemment pas la finesse d'une coque à ce point sans nécessiter davantage d'espace pour l'optique et le capteur.

Moto Z 3


Les bords, surtout au dos, sont tranchants et pas franchement agréables, et pour cause : le dos se doit d'être parfaitement plat pour accueillir les Moto Mods, les modules optionnels du Moto Z. Ceux-ci incluent un pico projecteur, une enceinte portable JBL, une batterie externe ou encore un appareil photo à zoom optique réalisé avec Hasselblad.

Moto Z 4


En fait, même si on peut l'utiliser nu, le Moto Z est surtout fait pour être associé soit à un de ces modules, soit à un dos proposé dans différents matériaux. Lenovo inclut une version en nylon tressé assez réussi, et il corrige effectivement les deux défauts : le côté tranchant, et la protubérance de l'APN.

Moto Z 2


En façade, un capteur d'empreinte digitale et un logo Moto semblent allonger inutilement le rebord inférieur. Le capteur est semblable à celui du Moto G4 Plus. Et sans qu'on sache trop pourquoi, la bordure inférieure est disproportionnée, alors que l'écran est parfaitement centré sur le Moto Z Play.

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Composants : Moto s'aligne


La fiche technique du Moto Z n'a rien de surprenant : c'est celle d'à peu près tous les smartphones haut de gamme de 2016, du LG G5 au OnePlus 3 en passant par le HTC 10. On retrouve donc un processeur Qualcomm Snapdragon 820 accompagné de 4 Go de mémoire vive. Le Snapdragon 821 a vu le jour depuis, mais le 820 reste largement dans la course.

Motorola régresse sur la taille de l'écran qui passe de 5,7 à 5,5 pouces, tout en conservant une résolution d'écran de 1 440 x 2 560 pixels. Après un passage par le LCD sur les Moto X Play et X Style, Lenovo revient au Super AMOLED pour le Moto Z. Malgré les ratés de Motorola sur ses précédents usages de la technologie - on se souvient de l'écran jaune et trop saturé du Moto X 2014 - c'est un sans faute avec un taux de contraste évidemment proche de la perfection, allié à des couleurs qui nous paraissent d'une grande justesse.

Le Moto Z inclut 32 Go de stockage en standard, avec une option 64 Go en passant par le site MotoMaker. Un slot MicroSD permet d'étendre le stockage interne.
Modifié le 02/11/2016 à 09h45
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