Test du OnePlus 3 : le meilleur smartphone du moment ?

Après un long épisode de fuites savamment orchestrées, la société chinoise OnePlus officialise ce 14 juin 2016 la troisième version de son smartphone « haut-de-gamme-mais-vachement-moins-cher-que-la-concurrence », le OnePlus 3. Bien que la marque n'emprunte plus le jargon offensif du flagship killer, elle nous propose encore une fois un produit très bien équipé et fini pour un prix agressif. Et surtout, OnePlus met un terme à son système d'invitation : la commercialisation sera classique, par le biais de la boutique OnePlus.


A l'occasion de la sortie d'OxygenOS 3.2.2, nous remettons en avant notre test du OnePlus 3, publié le 14 juin dernier.

Et un, et deux, et trois OnePlus. Bon, quatre en fait avec le OnePlus X mais ce dernier reste un peu à part : le OnePlus 3 arrive bien pour prendre la relève du OnePlus 2. Et si le nouveau terminal conserve le cahier des charges établi précédemment (spécifications haut de gamme, finition soignée, format 5,5 pouces, sous la barre des 400 euros), il bouscule en revanche les codes esthétiques de la marque. Le OnePlus 3 ressemble à un OnePlus X de face, un HTC M10 de dos, un iPhone 6s de dessous. Mais il n'a aucun air de famille avec le OnePlus 2.


Le OnePlus 2 comparé au OnePlus 3


Voilà qui nous laisse partagés - un peu comme quand on est passé de la Twingo 1 à la Twingo 2 : le design précédent n'était pas forcément ahurissant, mais il avait toutefois le mérite d'être reconnaissable, car original. Là, le smartphone est tout ce qu'il y a de plus commun.


Présentation du OnePlus 3


Si le design est affaire de goût, il sera difficile de trouver à redire en matière de finition. OnePlus joue assurément dans la cour des grands : le châssis unibody en aluminium anodisé en impose - sa rigidité devrait au passage donner du fil à retordre aux bend testeurs - l'assemblage au millimètre près n'a rien à envier aux produits d'une certaine marque à la pomme. Bref, le sentiment premium n'est pas usurpé. Le mélange de lignes arrondies et d'arêtes plus vives procure une bonne prise en main, même si, plus glissante qu'avec le revêtement « pierre ponce » du OnePlus 2. Et le dos que nous pensions sensible aux rayures n'a pas pris une éraflure en plus d'une semaine d'utilisation : l'alliage semble plus solide que le commun des aluminiums. Une agréable surprise ! Non en revanche, on s'inquiète davantage pour le bloc appareil photo, dont l'optique est particulièrement exposée, sauf à utiliser une des nouvelles coques que propose le constructeur (et encore...).

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Le OnePlus 3 ressemble à un grand OnePlus X de face, effet AMOLED et écran 2,5D
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De dos, c'est le M10 de HTC qui saute aux yeux !
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Vu d'en dessous, on croirait voir un iPhone 6s.
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La prise en main est très agréable : le châssis est dense et ultra-rigide, les arrêtes latérales donnent juste ce qu'il faut de grip.
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L'objectif photo est en relief
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On peut donc craindre pour la longévité de la lentille ainsi exposée aux chocs.
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OnePlus a opté pour du Gorilla Glass 4, le plus solide à l'heure actuelle, avec une forme dite 2,5D, légèrement bombée sur les bords.
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Notre exemplaire destiné à la presse était logé dans une énorme boîte !
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Et pour cause, il n'y avait pas que le téléphone à l'intérieur...
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En plus du smartphone, nous avions toutes les coques proposées en option, le chargeur allume-cigare et le casque VR à utiliser pour la conférence.
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On retrouve les textures que OnePlus proposait déjà (imitations bois ou carbone), et cette fois, une coque de protection en sand stone (pierre ponce).
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Les coques sont fines : ça présente l'avantage de ne pas défigurer le smartphone, mais l'inconvénient de protéger assez peu...


Le OnePlus 3 est à peine plus haut (0,7 mm) et moins large (0,3 mm) que le OnePlus 2. Il est surtout moins épais (7,35 mm versus 9,9 mm) et plus léger (158 g versus 175 g), et ça, personne ne s'en plaindra ! Les commandes ont été quelque peu remaniées : l'alert slider (l'interrupteur de modes de notifications) reste sur la tranche gauche, mais la prise casque passe en bas, à côté du micro USB type C, tandis que l'accès à l'emplacement double nano SIM se fait désormais par l'extérieur. Par ailleurs, commande de volume et bouton marche-arrêt ne sont plus côte à côte. OnePlus a maintenu ses touches de navigation tactiles et le bouton d'accueil à capteur biométrique, que le constructeur dit avoir taillé dans la céramique pour plus de longévité.

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Le OnePlus 2 à gauche versus le OnePlus 3 à droite : on perçoit bien la différence de colorimétrie d'écran entre le LCD et l'AMOLED.
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Le OnePlus 2 à gauche versus le OnePlus 3 à droite : ici on vérifie que l'AMOLED propose de meilleurs angles de vision.
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2,55 mm d'écart sur l'épaisseur, ça ne passe pas inaperçu !
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L'USB type C demeure, et la prise casque passe en bas sur le OnePlus 3.
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Là, on change radicalement de design !
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L'accès au slot double nano SIM se fait depuis l'extérieur (châssis unybody oblige).
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Le bouton d'accueil est en céramique, et toujours bordé par deux touches tactiles de navigation.

Le smartphone repose toujours sur un écran de 5,5 pouces en 1 920 x 1 080 pixels mais en technologie AMOLED (comme le OnePlus X) et recouvert de Gorilla Glass 4 2,5D, c'est-à-dire légèrement arrondi sur les bords. OnePlus précise que son écran intègre une couche avec double polarisation pour améliorer la visibilité en plein soleil, ainsi qu'une calibration particulière supposée apporter en réalisme (d'où la fameuse notion marketing de « Optic AMOLED »). Le constructeur pré-appose un film de protection d'écran par défaut.

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La dalle qui occupe 73,8 % de la façade du téléphone est particulièrement bien intégrée. Et qui dit dalle AMOLED, dit contraste infini, couleurs saturées, bons angles de vision et consommation inférieure au LCD. La pratique confirme cette théorie puisque notre sonde mesure un point blanc à 472 cd/m² pour un noir à 0 cd/m². En jouant avec le réglage de l'équilibre des blancs, on sort soit à 6 830 K soit à 6 362 K, mais rien entre les deux. On reste toutefois proche de la valeur ciblée, 6 500 K. En revanche - et n'en déplaise à OnePlus - la colorimétrie présente encore une saturation exagérée : les corrections de gamma ne sautent pas aux yeux, on aurait préféré un véritable profil d'affichage plus naturel, comme le fait par exemple Samsung avec son mode photo sur ses terminaux en écran AMOLED.

Et il n'y a pas non plus de mode sRGB caché dans les options pour les développeurs, comme sur le Nexus 6P par exemple. En résumé, l'affichage est lisible et flatteur mais il manque de neutralité sur le plan de la saturation.

Quid de la section audio ? Elle est à peu de chose près identique à celle du OnePlus 2, ce qui constitue une réelle qualité. Le haut-parleur délivre un son à peine plus rond et naturel, la prise jack a toujours autant de jus. Parfait ! Reste un point important à évoquer, la recharge rapide Dash, 2-en-1 (pardon, mais impossible de résister...). La technologie proposée par OnePlus s'appuie sur le chargeur, et non pas le Quick Charge assuré en interne par le SoC Qualcomm. Elle permet une recharge effectivement très rapide (60 % de batterie en 30 minutes à peu près) et sans la moindre chauffe du terminal. Nous y reviendrons dans la partie consacrée aux performances et à l'autonomie.

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Vous pouvez vous procurer le OnePlus 3 directement sur le site du constructeur.
Modifié le 01/12/2016 à 15h14
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