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// Windows 8 : le test

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Publié par Julien Jay le Vendredi 26 Octobre 2012

Modern UI, un design, un code, un langage !

Metro Design Language Microsoft - 2
En clé de voûte de ce nouveau Windows, on retrouve l'interface Metro, depuis renommée en Modern UI pour des histoires assez peu explicitées de propriété de la marque sur certains marchés. Le lecteur ne nous tiendra pas rigueur de faire référence à Modern UI sous le nom Metro de temps à autre tout au long de ce papier.

Retour sur la genèse… Avec la toute première version de Windows Phone, Microsoft présentait un concept d'interface graphique tactile relativement novateur dont l'une des caractéristiques est la sobriété. Alors que la plupart des concurrents de Microsoft n'avaient de cesse de singer l'iOS d'Apple, la firme de Bill Gates réussissait à surprendre avec une interface réellement singulière dotée de sa propre identité visuelle.

Avec Modern UI le focus est donné au texte et à l'information : c'est ainsi que l'interface est particulièrement dépouillée graphiquement parlant et ce pour mettre en valeur le contenu via une police de caractère facilement identifiable : Segoe. Donner l'importance au texte plutôt qu'aux icônes... voilà un concept avec lequel Microsoft avait déjà joué pour concevoir l'interface de Windows Media Center ou celle du Zune. Avec Metro, pardon Modern UI, l'iconographie est donc relayée au second plan ainsi que les tout petits éléments de l'interface graphique au profit de hubs facilement identifiables, en l'occurrence de gros carrés ou rectangles de couleur.

La navigation offre un défilement latéral alors que le concept des tuiles est évidemment de mise sur PC afin que chaque application, représentée par une tuile dynamique puisse délivrer en continu des notifications/informations. On est ici très loin de la pastille indiquant le nombre de messages d'un iOS/Mac OS X. Les tuiles peuvent ainsi afficher en continu du texte, des images et d'autres éléments en fonction des applications.

Metro Design Language Microsoft


Si Modern UI a d'abord été pensé pour les Smartphones, son adaptation PC a bien entendu été réalisée afin d'être contrôlable à la souris et au clavier, si jamais le terminal est dépourvu d'écran tactile. Au fil des mois et après Windows Phone, Microsoft a rendu Metro omniprésent en le déployant notamment sur sa console de jeux ou plutôt son dispositif de divertissement de salon, comme se plaît à dire Steve Ballmer, la Xbox 360. Avec Windows 8, la boucle est donc bouclée et Modern UI se retrouve au cœur de la stratégie multi-écrans de l'éditeur : Smartphone, PC, tablettes et TV.

Un OS mais deux expériences utilisateur distinctes


Avant d'aller plus loin, il convient dès à présent de vous présenter les deux concepts cohabitant au cœur de Windows 8. Alors que Modern UI est l'interface graphique par défaut de Windows 8, celle qui s'affiche une fois le chargement de l'OS effectué, elle ne remplace pas pour autant le bureau Windows. Celui-ci reste accessible depuis Modern UI, et ce, que l'on soit sur une tablette, un PC ou un ordinateur portable, version Intel ou version ARM. C'est depuis le bureau que l'on retrouvera ses applications traditionnelles à condition bien sûr de disposer d'un système à architecture x86.

Windows 8 RTM - Metro
Windows 8 RTM - Desktop

Deux interfaces : Modern UI, alias Metro, et le bureau


C'est là où Microsoft rencontre peut être la première véritable difficulté dans sa vision du « One size fits all ». Car s'il est clair que Modern UI convient parfaitement aux systèmes mobiles, il y a fort à parier que le bureau reste l'interface de choix pour les utilisateurs de PC. De fait, si l'éditeur propose bien le même système d'exploitation, l'expérience utilisateur sera radicalement différente que l'on soit sur Modern UI ou sur le bureau. Et comme l'on ne peut pas choisir entre l'un ou l'autre, les allers/retours constants entre ces deux mondes pourront taper sur les nerfs de certains.

Windows RT : Wintel mis à mal !


Depuis plus de 25 ans, Microsoft est le partenaire de choix et de référence d'Intel, le fondeur et fabricant des processeurs Pentium ou Core de nos ordinateurs. Par le passé, Microsoft a bien fait quelques infidélités à Intel, mais jamais la firme de Redmond n'était allée aussi loin. Pensez-vous, Windows 8 est intégralement porté sur ARM, sous le nom de Windows RT, et ce dans le but avoué d'apporter Windows à d'autres types de terminaux que le simple PC !

Dans cette optique, Microsoft a travaillé avec trois fabricants de puces ARM : NVIDIA, Qualcomm et Texas Instruments. Le résultat s'appelle WOA ou Windows On ARM, depuis repabtisé en Windows RT, et il s'agit selon Microsoft d'une version qui rejoint la famille Windows au sens large au même titre que Windows Embedded, Windows Phone ou encore Windows Server. La caractéristique première de Windows RT est l'expérience utilisateur identique aux versions x86 et x64 de Windows 8 : qu'il s'agisse de se connecter au système, de lancer une application ou bien d'accéder à la boutique Windows. Et ce n'est pas tout puisque contrairement aux rumeurs de l'automne dernier, le bureau Windows est bel et bien présent au cœur de Windows RT. Toutefois si le bureau est présent, son utilité est limitée à l'accès aux outils classiques de Windows pour la gestion de fichiers, à la suite Office 2013 incluse, ou à la version non Modern UI d'Internet Explorer 10.

Car autant être clair de suite, ce qui constitue l'une des forces historiques de Windows, à savoir la compatibilité logicielle, n'est pas à l'ordre du jour de Windows RT. Il ne sera donc pas possible de faire tourner Office 2010 sur Windows On ARM ni aucune autre application legacy, Microsoft n'ayant prévu aucune couche d'émulation. On se souvient qu'à l'époque de la transition Power PC vers Intel, Apple avait proposé Rosetta, une solution d'émulation permettant aux applications Power PC de s'exécuter sur la version x86 de Mac OS.

Windows 8 ARM - (c) Neowin.net


Cette incompatibilité est d'autant plus regrettable que la seule source d'installation d'applications pour Windows RT est le Windows Store. Ce dernier propose à la fois les applications Modern UI pour architecture ARM et x86/x64. Idem pour les pilotes, qui devront être téléchargés depuis Windows Store ou le duo Microsoft Update/Windows Update. Bref, non seulement vous ne pourrez pas émuler d'applications X86, mais vous ne verrez jamais, par exemple, de versions ARM de LibreOffice ou autres logiciels populaires, proposées au téléchargement.

La surprise, c'est que Windows RT intègre en standard les applications Word, Excel, PowerPoint et OneNote issues d'Office 2013 RT, mais pas Outlook. Il s'agit probablement pour Microsoft de pallier les critiques évidentes de l'absence de rétrocompatibilité de Windows RT avec les logiciels existants. Difficile en effet d'expliquer à Madame Michu, pardon à la Mamie du Cantal, que son Office 2010 est incompatible avec sa tablette ARM sauf bien sûr si on lui livre la toute nouvelle version d'Office avec. Reste à savoir comment les régulateurs apprécieront la chose, car en d'autres temps l'inclusion d'une suite bureautique à un système d'exploitation aurait clairement été perçue comme un abus de position dominante.

D'un point de vue purement technique, Windows RT a bien sûr fait l'objet de nombreux challenges, de la définition de spécifications claires et assez strictes de la part de Microsoft à destination de ses partenaires les fabricants, à la conception d'un nouveau noyau ou Kernel. Ce dernier est qui plus est doté d'un nouveau processus de démarrage devant faire avec les particularismes de l'architecture ARM comme l'impossibilité d'énumérer les périphériques connectés au système dès sa mise en route. Du reste, les petits gars de Redmond ont dû écrire un certain nombre de pilotes génériques pour assurer le fonctionnement de périphériques aussi indispensables que le Bluetooth, la 3G, les imprimantes ou le GPS. Pour ce qui concerne les cœurs graphiques embarqués dans les SOC ARM comme le fameux Tegra de NVIDIA, c'est au concepteur de la puce de prendre en charge le développement du pilote DirectX.

Un mot enfin sur la non-prise en charge de certaines fonctionnalités entreprise acquises de longue date pour Windows. Ainsi la version Windows RT ne peut pas se connecter à un domaine et donc à l'Active Directory. Certains salueront cette initiative, d'autant que l'environnement Windows RT laisse de toute façon bien moins de liberté à l'utilisateur, d'autres trouveront que cela fait tache lorsque l'on prétend que Windows RT fait partie de la grande famille Windows…

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