// Comparatif cadre photo numérique : 6 modèles en test
Publié par Anne Baudry le Vendredi 20 Juin 2008
Sommaire
Kodak EasyShare M1020
Le M1020 est le plus haut de gamme d'une série de trois cadres annoncés au printemps dernier. C'est en effet celui qui profite de l'écran le plus large : 10 pouces, soit 25,9 cm de diagonale. Le M1020 vient étoffer une gamme déjà assez étendue qui comprend trois catégories de cadres :- sans fil : compatible Wi-Fi (et non capable de fonctionner sur batterie) ;
- multimédia : vidéos et MP3 acceptés (il s'agit de la gamme à laquelle appartient le M120) ;
- photo : visualisation d'images fixes uniquement.
Tour d'horizon et prise en mains
Le M1020 est livré avec deux bordures décoratives argent et rouge, à ne pas confondre avec des façades interchangeables. Il ne s'agit en effet ici que d'un revêtement en papier autocollant, facilement réutilisable à condition de le recoller sur un support anti-adhésif lorsqu'il est inutilisé. Par défaut, le M1020 dispose donc d'un cadre en plastique blanc nacré (ou plutôt gris perle ? Difficile de qualifier précisément ce coloris) dont seule la partie extérieure sera recouverte par la façade décorative, l'intérieur de la bordure restant libre pour préserver l'accès aux commandes tactiles (on y revient très bientôt), ainsi que le montre notre photo. Ceux qui souhaitent une façade plus qualitative pourront en trouver une « 3D » dans la boutique Kodak.En-dehors des fonctions multimédia sur lesquelles nous reviendrons plus en détail ensuite, le M1020 se signale par sa bordure tactile qui permet de modifier les réglages directement depuis le cadre, c'est-à-dire sans recours à une télécommande ou à un panneau de contrôle situé à l'arrière. Pour afficher les menus sur l'écran, il vous faudra presser l'une ou l'autre des deux zones tactiles, l'interface disparaissant d'elle-même au bout d'une dizaine de secondes d'inactivité ou instantanément si vous sélectionnez la commande Quitter. A l'usage, cette bordure tactile comporte son lot d'avantages et d'inconvénients : elle est convaincante en ceci qu'elle évite l'apparition de traces de doigts sur l'écran, mais avant de prendre le pli, il faudra passer par bien des essais et erreurs pour comprendre que c'est elle et non l'écran qui est tactile. Et lorsque vous aurez intégré l'astuce, ce sont assurément vos hôtes de passage qui feront l'erreur à leur tour.
C'est la bordure qui est tactile, et non l'écran comme l'on a tendance à le penser dans les premiers moments d'utilisation
La question suivante consistera à se demander si cette interface tactile qui permet de préserver la surface du cadre des salissures est également intuitive. Pas tant que cela ! Une fois que vous avez sélectionné un menu (ici « Options d'affichage » par exemple), comment faire par exemple pour modifier les transitions ainsi que nous y invite le cadre ? Malgré la phrase d'aide qui figure en bas de l'écran - « Glisser pour déplacer la surbrillance » -, la marche à suivre ne semblera pas évidente à tous. Pour vous déplacer dans les menus, il vous faudra glisser votre doigt sur la rangée de diodes : de la gauche vers la droite pour descendre et de la droite vers la gauche pour monter. Là encore, il s'agit d'un pli à prendre, la validation se faisant ensuite au moyen de la commande « OK » située sur le flanc droit du cadre. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, il y aura des ratés, des cas où l'on cliquera plusieurs fois sans effet, d'autres où l'on sera obligé de procéder par va-et-vient parce que l'on n'arrive pas à se caler d'entrée de jeu sur l'option souhaitée. Le tactile, c'est bien, mais malheureusement pas toujours aussi fiable ou réactif qu'on le souhaiterait.
Pour vous déplacer dans les menus, il vous faudra faire glisser votre doigt sur la rangée de diodes : de la gauche vers la droite pour descendre et de la droite vers la gauche pour monter.
On notera pour finir que le basculement en mode portrait se fait avec une grande facilité, en tournant le pied dans son axe d'un quart de tour dans le sens des aiguilles d'une montre.
Ce qu'il y a dans la boite
Le M1020 est livré avec :- un cordon d'alimentation secteur ;
- un guide d'utilisation ;
- le logiciel Kodak EasyShare édition cadre numérique ;
- deux bordures décoratives.
Quid de la connectique ?
Plutôt qu'un seul lecteur multicarte, le M1020 en embarque deux : l'un dédié aux CompactFlash, l'autre capable d'accueillir des cartes aux formats SD, MMC, xD et MS. Les utilisateurs de ce cadre pourront également bien évidemment faire le choix de stocker les images dans la mémoire interne de 128 Mo qui accueillera une quarantaine d'images de 10 millions de pixels à pleine résolution, et bien plus dès lors que les images auront été redimensionnées pour correspondre aux exigences de l'affichage Web (une largeur de 800 pixels suffit).Petit détail qui témoigne ensuite de la qualité de finition du cadre : la présence de deux lamelles de feutrine qui protègent les logements de cartes du dépôt de poussières. La connectique est pour le reste constituée d'un interrupteur, d'une commande de volume, de ports USB et mini-USB (on s'en servira pour relier le cadre à un ordinateur ou à une imprimante), d'entrées et sorties audio et enfin d'une prise pour l'alimentation secteur dans la mesure où le M1020, à l'instar de la majorité de ses congénères, ne fonctionne pas sur batterie.
Du côté de l'affichage
Les options d'affichage sont assez nombreuses comme en témoignent les captures ci-dessous.L'option qui retient notre attention ici elle celle intitulée « Ajusté ou Plein écran ». Dans le premier cas, l'image est affichée en entier, des barres noires venant combler les vides. Dans le cas du plein écran, les images sont étirées de façon occuper tout l'espace, ce qui a pour conséquence de tronquer l'ensemble des photos et en tout premier lieu celles au ratio 4:3 qui est malheureusement le plus répandu chez les utilisateurs de compacts.
Rendu de photos 16:9 en mode Ajusté et Plein écran.
Le ratio du cadre n'est pas homothétique avec celui des formats d'images courants, d'où la présence de bordures noires résiduelles, même dans le cas d'images « panoramiques ».
Qu'il qu'en soit de ces précisions, il faut savoir que les bordures noires sont une fatalité, à moins de programmer un diaporama fait uniquement de photos au ratio 16:9 et uniquement orientées au format paysage (ou au format portrait si le cadre est positionné à la verticale). Et encore, de fines bordures résiduelles seront visibles, le ratio du cadre étant de 1,6 (800 x 480 pixels) ce qui n'est homothétique avec aucun des formats d'images courants (4:3 correspond à un ratio 1,3, les images en 3:2 à un ratio 1,5 et celle de type 16:9 à un ratio 1,77).
Le niveau de détail est correct, mais il faudra éviter les images d'une résolution inférieure à celle pour cadre (pour rappel 800 x 480 pixels) sous peine de voir apparaitre du crénelage sur les pourtours et des cassures dans les dégradés de couleurs. On note ensuite que la lisibilité angulaire est plutôt convaincante, la perte de contraste et de luminosité était vraiment faible lorsque l'on regarde le cadre autrement que de face.
Les fonctions mutimédia
La partie musicale (format MP3) n'est pas laissée au hasard comme en témoigne la présence de plusieurs options spécifiques :- lecture automatique (la musique doit être sous le même emplacement que les fichiers photo) ;
- dans le cas d'un diaporama qui inclut une vidéo, l'alternative Lire la musique / Lire la bande sonore de la vidéo ;
- sélection de la musique dans un emplacement donné : mémoire interne ou carte mémoire.
Les transitions
Les transitions proposées par le M1020 sont au nombre de sept, ce qui ne suffit pas pour donner une vraie impression de variété dans l'affichage. Les voici :- zoom et effet panoramique ;
- transition horizontale ;
- nettoyage diagonal ;
- transition porte ouverte / fermée ;
- transition stores / lignes ;
- fondu ;
- agrandir.
Conclusion
Le M1020 est un cadre atypique dont l'originalité ne saute toutefois pas eux yeux. Il faut non seulement dépasser les apparences mais également aller jusqu'à toucher le cadre pour découvrir sa particularité, à savoir sa bordure tactile. Au lieu d'opter classiquement pour une télécommande ou pour un panneau de commandes intégré, Kodak a fait le choix de permettre le pilotage directement depuis la surface du cadre : et quand nous parlons de la surface, nous entendons la bordure et non l'écran lui-même. C'est en effet une des particularités de la solution retenue par Kodak qui constitue à la fois sa force et sa faiblesse : sa force parce que l'on évite ainsi les traces de doigts sur l'écran, sa faiblesse parce qu'il faut beaucoup de temps pour s'habituer à pianoter sur la bordure en lieu et place de l'écran et parce que certaines opérations (on pense en particulier au fait de monter / descendre dans les menus) sont loin d'être aisées. Intéressante, la solution choisie par Kodak ne convaincra toutefois à notre avis que les inconditionnels du tactile, les autres trouvant plus commode de manier une télécommande. Cette spécificité mise de côté, le M1020 se présente comme un cadre bien construit et solide. Les bordures en papier adhésif fournies avec le cadre dénotent toutefois avec cette bonne impression d'ensemble. Pour le prix (environ 200 euros), on aurait préféré de solides bordures amovibles telles que celles fournies avec le modèle HP df750a2. Reste à revenir sur l'affichage, convaincant pour ce qui est du rendu des couleurs et de la luminosité. Tout au plus regretterons-nous les dimensions panoramiques de l'écran et la présence de bordures résiduelles autour des images : lorsque l'on opte pour un écran dont le format correspond aux normes vidéo, n'est-ce pas inévitable ?Les plus
- Livré avec 2 bordures décoratives…
- Dimensions de l'écran / Musique et vidéo
- Interface tactile …
Les moins
- … qui manque parfois de réactivité
- Bordures en papier
Kodak EasyShare M1020
Cadre photo numérique
Bon
-
Construction
-
Diaporama
-
Fonctions























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