Comment choisir un nom de domaine ?

Choisir un nom de domaine est une étape importante, à tel point que tous les meilleurs hébergeurs web proposent des outils pour vous aider à vous décider. Si généralement vous ne choisissez pas le nom de la rue dans laquelle vous allez faire construire votre maison, sur la Toile vous avez carte blanche. Enfin, si le nom de domaine n'est pas déjà attribué !

Il n’y a pas vraiment de règle gravée dans le marbre en ce qui concerne le choix d'un nom de domaine. Cependant, il y a tout de même certaines choses à savoir, et parfois même à éviter. Votre décision sera basée sur plusieurs critères que nous allons passer en revue.

Déterminer un projet

Vous souhaitez acheter un nom de domaine ? D'accord, mais pour quel usage ? Souhaitez-vous principalement le destiner à un site Internet ou des e-mails ?

Si le nom de domaine est simplement destiné à créer des adresses e-mail, alors le choix est vite fait : vous pouvez tenter de déposer votre nom de famille suivi d’une extension en .fr, .com, .net ou encore .perso. La famille Dupont enregistrera dupont.com pour des emails de type jean@dupont.com et marie@dupont.com.

La partie web pourra alors être soit occultée, soit répartie en sous-domaines de type https://jean.dupont.comhttps://marie.dupont.co… Ce n’est pas forcément l’idéal pour l’adresse d’un site web, à moins qu’il s’agisse d'un CV ou d'un portfolio en ligne.

Évitez les considérations SEO

Au début des années 2000, les algorithmes des moteurs de recherche n’étaient pas forcément aussi évolués qu’aujourd’hui. Les mots-clés présents au sein des noms de domaine étaient alors pris en compte dans la sémantique analysée pour donner du poids au sein des résultats.

Pour cette raison, beaucoup de sites étaient simplement positionnés sur des requêtes phares de type achetervoitureoccasion.com. Cependant beaucoup d’entre eux se contentaient d’afficher des publicités pour générer des clics. Face à ce phénomène de sites spam, ces types de noms de domaine sont aujourd’hui particulièrement mal perçus par les internautes, et le taux de confiance est plutôt faible.

Surtout, désormais le nom de domaine n’a aucun poids SEO. C’est le contenu et la qualité du site qui compte. Preuve en est, chacun sait qu’amazon.com n’est pas un site dédié au fleuve américain, ni à la forêt ! De même, rien n’indique que google.com est un service de moteur de recherche. La présence d’un mot-clé n’est finalement qu’à titre indicatif pour l’internaute.

Évitez les traits d’union

Le trait d’union est globalement mal perçu dans un nom de domaine. Si en apparence cela permet de faire de courtes URL alternatives sur le papier, dans la réalité il en va autrement. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles le domaine a-b-c-d.fr est encore libre à l’heure où nous écrivons ces lignes.

La communication d’un nom de domaine présentant un trait d’union n’est pas forcément très naturelle, tout simplement parce que qu’elle que soit la langue, ce caractère n’est pas non plus véritablement mis en avant sur un clavier.

En outre, la plupart des accès Internet sont aujourd’hui réalisés sur un smartphone. Selon le cabinet d'analyse BroadbandSearch, ces sept dernières années le trafic mobile a augmenté de 222% et en 2017, le surf mobile a dépassé les accès desktop. Or, qu’il s’agisse d’un iPhone ou d’un terminal Android, le trait d’union est moins accessible et requiert d’activer les caractère spéciaux.

Déterminez l'audience du site Internet

En ce qui concerne l’extension du nom de domaine, le .com est historique et généralement très convoité. Même si le site s’adresse en premier lieu à une audience francophone, le domaine .com est plébiscité en plus du domaine .fr, ne serait-ce que pour créer une redirection quasiment obligatoire tant les habitudes des internautes sont dures à perdre.

Face à la popularité - et à la pénurie ! -  des extensions .com et .net leurs tarifs ont légèrement augmenté, et certaines extensions géographiques ont été rendues populaires comme le .me (Monténégro) ou le .co (Colombie).

L’ICANN a dévoilé les gTDL, ces nouvelles extensions de nom de domaine vendues généralement plus cher mais toutefois peu utilisées tant elles ne sont pas ancrées dans les habitudes. Il s’agit des .app, .shop, .life, .blog… En pratique, ces dernières sont elles aussi bien souvent complémentaires d’un .com.

Qu’il s’agisse de créer des adresses email, un CV en ligne ou tout un réseau de sites articulés via des sous-domaines, la seule règle qui prévaut finalement est celle de la simplicité : pas de trait d’union et, pour l’heure, des extensions classiques ou géographiques.

Modifié le 23/04/2021 à 16h39
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