Gérer ses fichiers sous Mac OS X
La gestion des fichiers sous Mac OS X s'avère globalement accessible et intuitive. Comme sous Windows le principe fondateur est le dossier, sorte de valise, où l'on range ses fichiers. Le copier / coller est ici possible tout comme le glisser / déposer qui permettra rapidement de transférer des fichiers d'un répertoire à l'autre.
Apple a introduit dans la dernière mouture de son système vedette un moteur de gravure intégré. Celui-ci permet de créer des dossiers dont le contenu sera ensuite gravé sur CD ou DVD. Pour créer un dossier à graver rien de plus simple : on effectue tout bonnement un clic droit dans le Finder ou sur le bureau et on sélectionne « Nouveau dossier à graver ».
Dossier à graver : chaud devant !
À la manière de Windows 95 qui intégrait en son temps une visionneuse de fichiers avec QuickView Plus, Mac OS dispose du module Aperçu qui permet d'afficher la plupart des fichiers courants. On apprécie particulièrement le support des PDF qui évite d'installer Acrobat et offre une vitesse d'exécution assez surprenante. En revanche, la gestion des fichiers images n'est pas des plus convaincantes sous Mac. Ainsi, pour profiter d'un aperçu des images plutôt que d'une icône sans saveur, il faut accéder aux options de présentation du dossier pour modifier ce paramètre. Ensuite, si Apple propose une fonction de diaporama que l'on obtient depuis le menu Actions, il faudra au préalable sélectionner toutes les images constituant le dossier.
Comment installer un logiciel ?
Pour un utilisateur Windows confirmé, l'installation d'un logiciel sous Mac OS a généralement quelque chose de mystique, tant la procédure est déroutante de simplicité. Il n'est pas question ici de Setup, de DLL, d'entrées dans la base des registres ou de je ne sais quel service se chargeant au démarrage. Non les applications pour le système d'Apple se présentent généralement sous la forme d'un seul fichier à l'extension DMG. Celui-ci doit être monté, comme un disque externe, ce qui provoque l'apparition d'une icône sur le bureau avec le nom de l'application. Un double-clic ouvre le dossier correspondant et il ne reste plus en règle générale qu'à faire un glisser / déposer de l'icône qu'il contient soit sur le bureau soit dans le dossier Applications du Finder (c'est par exemple le cas de Firefox). En fait l'icône d'un programme sous Mac OS X correspond à un répertoire qui contient les divers fichiers de l'application et ce de manière totalement transparente pour l'utilisateur. Du coup, pour supprimer une application on ne passe pas par un obscur ajout/suppression de programmes mais on envoie son icône à la corbeille, tout simplement !
Notez que certaines applications plus complexes comme les logiciels
Adobe ou Microsoft disposent tout de même d'un programme d'installation qui vous guidera pas à pas dans le processus d'installation.
Installation d'un logiciel sous MacOS X
Quid de l'Internet ?
Comme tout bon système d'exploitation moderne, Mac OS X est fin prêt pour surfer sur Internet. La gestion du WiFi est un modèle du genre, le système détectant automatiquement les réseaux disponibles pour s'y connecter en toute discrétion. Au cas où le réseau serait protégé par une clef WEP par exemple, une boîte de dialogue apparaît instanténément et vous demander de saisir votre mot de passage. Si plusieurs raisons sont disponibles dans le même environnement il vous faudra cliquer sur l'icône sans fil pour sélectionner le réseau auquel vous voulez vous connecter en spécifiant éventullement la norme de sécurité en vigueur (WEP, WEP hexadécimal, WEP ASCII). Une fois connecté à un réseau sans fil, les paramètres de la connexion sont automatiquement sauvegardés. De fait, la prochaine fois que vous arriverez dans le bureau parisien de votre société lyonnaise, il suffira d'ouvrir votre ordinateur Apple pour que celui-ci se connecte instantanément sans même que vous n'ayez à intervenir.
Mac OS X intègre évidemment son propre navigateur Internet, baptisé Safari. Extrêmement sobre dans sa présentation Safari reste relativement puissant et supporte la plupart des technologies à la mode que ce soit le Flash ou le Java. Volontairement dépouillé, Safari gère la navigation par onglets et intègre un bloqueur de fenêtres surgissantes. Curieusement ces deux fonctions sont désactivées par défaut et il faudra alors faire un petit détour par les préférences pour activer ces fonctions de confort. Un rien troublante, la navigation par onglet n'est accompagnée d'aucune icône dédiée comme c'est le cas avec Firefox par exemple. Normal les nouveaux onglets sont créés soit à partir d'un clic droit sur un lien hypertexte, soit d'une habile pression sur les touches Pomme+T. Dans sa dernière mouture, Safari gère les fils RSS et dispose d'un gestionnaire de signets, le nom des favoris sous Mac. Ce dernier est d'ailleurs assez déroutant pour l'utilisateur d'Internet Explorer ou de Firefox, même si au final il est plus puissant. Le gros reproche tient à l'impossibilité d'afficher les favoris sur la tranche gauche de la fenêtre. Non, sur Mac, l'affichage des signets prend obligatoirement toute la fenêtre, quitte à recouvrir les sites que vous consultez. Il vaudra donc mieux créer des raccourcis vers vos sites préférés dans la barre de signets, qui apparaît juste en dessous de la barre d'adresses. La visualisation plein écran des signets permet alors de gérer tous vos signets, de créer des dossiers regroupant ceux du même thème dans la barre de signets et luxe suprême, on ordonne dans les menus ses signets à sa guise. Au passage on notera que les icônes associés aux divers sites web semblent gérées correctement par Safari, à l'inverse d'Internet Explorer et de Firefox... Supportant les protocoles HTTPS et SSL, Safari se veut être un navigateur sécurisé et il est possible de bloquer les applications Java, le JavaScript ou bien les modules externes. Petite astuce, lors de la visite de sites sécurisés, l'icône en forme de cadenas apparaît dans la partie supérieure de la fenêtre, à l'extrémité droite de la barre de titres, et non dans la barre d'état comme sous Internet Explorer.
Safari 2.02, le navigateur baroudeur d'Apple
Après quelques jours d'utilisation on s'habituera vite à Safari, mais hélas ce dernier pose de lourds problèmes de compatibilité avec certains sites. La plupart des développeurs Web ne font en effet que peu de cas des utilisateurs Mac et c'est ainsi qu'un site comme Voyages-SNCF est pratiquement inutilisable sous Safari. On veillera donc à installer sur son Mac un navigateur comme Firefox qui devrait fonctionner dans la plupart des cas. Il est à noter que chaque jour, l'équipe de développement de Safari met en ligne une nouvelle
build de Safari censée apporter des améliorations au niveau de la compatibilité. Ces versions intermédiaires, non supportées par Apple, sont téléchargeables
ici.
Apple livre bien sûr un client email avec Tiger, au look très épuré. Baptisé tout simplement Mail, celui-ci se veut simple d'accès. Il dispose néanmoins de fonctions avancées avec les derniers raffinements que l'on peut attendre d'une application de ce type. On retrouve ainsi une fonction de recherche intégrée et un filtre
AntiSpam. L'application peut gérer plusieurs comptes de courrier électronique, dispose de règles que l'on peut créer pour trier son courrier et peut mémoriser vos signatures. Naturellement, le logiciel est en plus capable de créer et de recevoir des messages au format texte brut ou HTML. Finalement assez similaire à Outlook Express, Apple Mail ne gère en revanche pas les groupes de discussion.
Dans un autre registre, MacOS X intègre l'application iChat. Il s'agit ici d'un logiciel de messagerie instantané, permettant les échanges entre deux personnes soit par clavier interposé, soit par micro interposé, soit enfin par caméra interposée. iChat supporte les comptes .Mac (le service en ligne payant d'Apple), les comptes Jabber ou bien les comptes AIM. Petit souci, depuis une semaine ou deux, les comptes AIM ne sont visiblement plus supportés AOL et Apple étant en bisbille.