Cozmo, un robot pour faire aimer les robots

De la taille d'une petite voiture d'enfant, mais embarquant une intelligence artificielle, Cozmo et ses grands yeux bleus ont pour but de devenir un compagnon de jeu ou une machine de compagnie. Son créateur espère grâce à lui familiariser un grand public encore majoritairement réticent à la présence des robots intelligents...

Plus qu'un jouet, un personnage


Avec ses chenilles, sa pelle, sa tête mobile et ses yeux très expressifs, on croirait Cozmo né du croisement de Wall-E et de Cars. Développé par la startup américaine Anki, ce petit robot intelligent au design enfantin s'est vu confier une grande mission : devenir l'ambassadeur des robots dont on annonce régulièrement l'arrivée prochaine dans tous les pans de la société.

Cozmo n'est en réalité pas un simple jouet ; ses créateurs l'ont conçu comme un personnage à part entière, doté d'une personnalité, avec ses humeurs et ses envies. Toute son expressivité passe dans ses yeux, qui ont fait l'objet d'un travail considérable de design afin qu'un lien émotionnel se crée avec son propriétaire. La vidéo ci-dessous permet d'apprécier sa large palette d'émotions, du rire à l'étonnement, en passant par la curiosité et même la colère !



Ambassadeur des robots ?


Cozmo passe l'essentiel de son temps à jouer avec le trio de cubes livré avec lui. Doté d'une caméra intégrée, il analyse son environnement pour se déplacer, sait se remettre sur ses chenilles sans recevoir d'aide. L'IA embarquée dans son OS est même capable de reconnaître des personnes en fixant leur regard.

Sorti aux Etats-Unis à l'automne dernier, Cozmo arrive en France au mois de septembre. Il sera vendu au prix abordable de 229 euros. Anki a mis trois ans pour le développer, avec comme parti pris d'éviter absolument un design humanoïde qui suscite souvent le malaise, voire le rejet du public. « Ce côté mignon et attachant est probablement une des clés pour permettre à la robotique et à l'intelligence artificielle de se faire une place dans les foyers », commente Boris Sofman, le patron d'Anki.


Modifié le 07/06/2017 à 12h32
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