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// Sony RX100 : le Cybershot à grand capteur

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Publié par Aurélien Audy le Vendredi 10 Août 2012

Sony RX100


Il y a de fausses évolutions qui nous lassent et d'autres, bien réelles, qui nous réjouissent. L'adoption de capteurs de plus grande taille sur des appareils compacts fait assurément partie de la deuxième catégorie. C'est une tendance qui semble s'esquisser ici : après les Fujifilm X100 et Canon G1X, place au RX100 de Sony doté d'un CMOS de 1 pouce. Espérons que d'autres suivront ! Cet enthousiasme trahit-il notre appréciation finale ? Il faudra lire ce test pour le savoir…

Sony RX100

Le Sony RX100


Sony RX100
Caractéristiques générales
Boîtier Métal
Pixels - Résolution max 20,2 Mpix - 5 472 x 3 648 pixels
Capteur - taille CMOS Exmor - Format 1" 13,2 x 8,8 mm
Densité de pixels 17,4 Mpix / cm²
Visée Ecran
Monture Non-interchangeable
Objectif Zoom 3,6X, équiv. 28-100 mm, f:1,8 - 4,9
Stabilisation Oui, optique
Ecran 3'' de 1 228 800 pixels
ISO 125 à 6 400 ISO
ISO étendu 80 à 25 600 ISO (superposition d'images en high ISO)
Obturateur 30 s à 1/2 000 s + Bulb
Balance des blancs Auto + 9 modes + manuel (2 500 à 9 900 K) + mesure
Formats de fichiers Jpeg, RAW, RAW + Jpeg
Rafale Jusqu'à 10 im/s (sur 10 vues)
Flash Intégré 17,1 m max (ISO Auto 3200)
Stockage Cartes SD à SDXC (UHS-1) ou Mem. Stick Duo à Pro HG Duo
+ 0 Mo interne
Connectique Micro USB, micro HDMI
Câbles fournis USB, chargeur
Dimensions 101,6 x 58,1 x 35,9 mm
Poids total 240 g
Alimentation - autonomie Batterie NP-BX1 1240 mAh - environ 330 vues
Logiciels PlayMemories Home
Caractéristiques vidéo
Qualité maximum 1 920 x 1 080p à 50 im/s (ou 1 440 x 1080p à 25 im/s)
Conteneur - codec MTS - AVCHD (ou MP4 - H.264)
Son Stéréo
AF pendant vidéo Oui
Vidéo stabilisée Oui
Prix A partir de 517,00 €


Prise en main et ergonomie retour au sommaire


Sony RX100 face concurrents
De bas en haut, les RX100, G1X et X100,
avec échelle en millimètres
Qui dit appareil expert dit construction soignée et design sérieux. Le RX100 apparaît en effet très sobre : boîtier en métal parallélépipédique avec bords arrondis, sommet plat comme une limande et gros fût d'objectif. Le diamètre de la bague crantée dépasse même légèrement la hauteur de l'appareil, ce qui pose d'ailleurs problème lorsque celui-ci est monté sur un trépied : la base de fixation frotte contre la bague, qui devient ainsi difficile voire impossible à actionner…

Le RX100 ressemble énormément à l'hybride Nikon 1 J1, en à peine plus ramassé. Il souffre donc du même souci de prise en main, la poignée étant inexistante et la surface de préhension totalement lisse. Le grip de pouce ne suffit pas à stabiliser l'appareil tenu à une main. Lorsqu'on emploie sa deuxième main, les choses s'arrangent puisque les doigts peuvent agripper le fût de l'objectif.

On reste donc loin du confort des Fujifilm X100 et Canon G1X, les deux principaux concurrents en compact à grand capteur. Mais en termes de compacité, le RX100 bat ses rivaux à plate couture, et vient plutôt se mesurer aux Panasonic LX7 et Canon S100, dotés de capteurs plus petits. Sony a réalisé une sacrée performance de miniaturisation, que les amateurs de sessions « appareil en poche » apprécieront !


Sony RX100 frottement bague trépied
Sony RX100 poign?e
Sony RX100 en main2

La bague, qui frotte voire bloque sur la plaque de fixation du trépied. L'absence de poignée et la tenue relativement instable à une main qui en découle


Sony RX100 s?lecteur de modes
En revanche, les adeptes des molettes de réglages vont eux ronger leur frein. Le peu d'espace disponible sur le boîtier n'a pas permis à Sony de loger plus de commandes que sur son HX20V par exemple. Le RX100 s'utilise donc plus comme un point and shoot haut de gamme qu'un véritable compact expert. À quelques détails près tout de même. D'abord, comme avec ses NEX 3 et 5, Sony a pallié le manque de commandes physiques par une extrême souplesse de personnalisation des touches existantes. Le bouton Fn et les touches centrale, gauche et droite peuvent ainsi être entièrement reprogrammés. Mais les possibilités d'affectation de fonctions sont telles qu'il y a presque de quoi s'y perdre. Et selon les arrangements que l'on réalise, des fonctions seront relayées à la touche Fn voire au menu... Certains choix peuvent ainsi s'avérer frustrants. Exemple : si l'on attribue à la touche centrale la fonction d'AE Lock et qu'on est en mesure d'AF Spot flexible, on ne peut plus déplacer son collimateur sans devoir repasser par le menu. Ou alors il faut affecter la fonction Zone d'autofocus à une autre touche, aux dépens d'une autre fonction...

Sony RX100 commandes
Sony RX100 menu4
Sony RX100 menu5

Les commandes, en même nombre que sur un HX20V, et la personnalisation des touches Fn et centrale


La bague crantée est également personnalisable, un bon point. Il faudra alors jouer entre bague et roue au dos pour faire varier ses réglages, en fonction des modes sélectionnés, et bien sûr des affectations qu'on lui a données. Deux reproches à formuler tout de même : d'une la bague est moyennement précise. Crantée à l'extérieur, mais tournant de façon lisse et infinie (pas de butée), la bague souffre d'une petite latence entre la rotation et la modification effective à l'écran. De deux, le sens de rotation identique entre la bague et la bague virtuelle de l'interface n'est pas forcément des plus intuitifs. On a tendance à vouloir tourner la bague à gauche pour passer sur la valeur à gauche à l'écran, alors que c'est le contraire... Et le sens de rotation n'est pas modifiable.

Sony RX100 bague
Sony RX100 menu29

La bague, crantée à l'extérieur, mais tournant de façon fluide, et la bague virtuelle à l'écran. Sur cet exemple, pour fermer le diaphragme, il faut tourner la bague à droite. C'est logique, mais pas instinctif...


En revanche, Sony mettra tout le monde d'accord en matière d'écran. Le RX100 adopte en effet un LCD de 3 pouces de type RGBW (rouge, vert, bleu, blanc). Quatre sous pixels par pixel (au lieu de trois habituellement), pour une définition de 640 x 480, qui permet au constructeur d'annoncer 1 228 800 pixels (640 x 480 x 4) ! Une technologie qui permet d'améliorer la luminance (les sous pixels blancs n'étant pas filtrés) donc le contraste, tout en réduisant la consommation électrique de l'écran. Le résultat est effectivement là, avec un superbe écran, très contrasté, à la colorimétrie réaliste, et qui reste bien visible même par beau temps (sous réserve d'activer le mode « Temps ensoleillé » dans le menu).

SonyRX100 ?cran RGBW
Sony RX100 ?cran visi

La matrice RGBW en gros plan, l'écran lumineux et encore visible par forte luminosité ambiante


Sony RX100 flash2
Le RX100 embarque un flash pop-up que Sony annonce généreusement capable de couvrir 17,1 m... en ISO Auto. Sachant que par défaut le réglage ISO Auto monte jusqu'à 3 200 ISO et que le RX100 ouvre à f:1,8, on comprend mieux comment Sony parvient à ce résultat. Ramené à 100 ISO sans toucher aux autres paramètres, la couverture théorique du flash est plutôt de l'ordre de 3 m... Dans la pratique, on parvient à éclairer convenablement une scène sombre jusqu'à 5 m, au grand angle, à pleine ouverture et 100 ISO. Notez que la puissance est réglable. Mais la structure du bras du flash pop-up ne nous apparaît pas très solide... Et point de griffe porte-flash.

Côté connectique, le RX100 intègre micro USB et micro HDMI. L'appareil est alimenté par la batterie NP-BX1 de 1 240 mAh. Cette dernière est supposée assurer une autonomie de 330 vues environ, nos phases de test ont confirmé ces dires, avec même 359 vues sur une charge complète !

Sony RX100 connectique
Sony RX100 dessous
Sony RX100 batterie

La connectique micro USB, le dessous de l'appareil avec la connectique micro HDMI et l'emplacement carte mémoire + batterie


Quid des menus ?

Pas de surprise de ce côté-là, ce sont les mêmes menus que sur les reflex SLT de la marque : propres, bien agencés, et lisibles. On se déplace latéralement d'une page à une autre (16 en tout, réparties dans 7 catégories) sans jamais avoir à effectuer de défilements verticaux : tout tient à l'écran dans chaque page. C'est complet sans être surchargé, et quand il y a un doute, la touche « ? » donne des explications complémentaires. L'utilisateur appréciera les différents modes d'affichage de l'écran (touche « Disp »), les niveaux électroniques ou encore la touche « pivot » (partagée avec la touche Fn) qui permet de faire basculer ses images lors des 2 s de visualisation automatique (par défaut).

Image: 1/23 | Lancer le diaporama
 
 
 

Ecran de visée avec informations ouverture / vitesse

Ecran de visée avec toutes les informations des réglages d'image
Niveaux électroniques

Réglage des ISO

Réglage HDR / DRO (optimisation de la dynamique)

Réglage de la mise au point

Première page de menu

Deuxième page de menu

Troisème page de menu

Quatrième page de menu

Cinquième page de menu

Sixième page de menu

Septième page de menu

Huitième page de menu

Neuvième page de menu

Dizième page de menu

Onzième page de menu

Douzième page de menu

Treizième page de menu

Quatorzième page de menu

Quinzième page de menu

Seizième page de menu

Personnalisation de la touche Fn



Performances : réactivité et objectif retour au sommaire


Dans le haut du pavé des compacts

Le RX100 ne démarre pas plus vite que cela : 2,2 s jusqu'au premier déclenchement. Il faut dire qu'il a une optique assez conséquente à déployer. En revanche, les autres chronomètres obtenus placent ce Cybershot expert dans le haut du pavé. Latence au déclenchement de 0,05 s, autofocus au grand angle inférieur à 0,2 s dans le meilleur des cas (l'AF est aidé par une pré-mise au point permanente) et 0,3 s au télé, délai entre deux images de 0,6 s pouvant tomber à 0,15 s si on exécute une sorte de double clic sur le déclencheur. Bref, le RX100 est vif à souhait !

Sans oublier de la rafale, qui grimpe à 10 im/s sur 10 vues et n'immobilise que la visualisation des images (environ 6,5 s), pas la prise de vue ! La rafale peut être capturée sur un nombre de vues plus conséquent, mais la cadence tombe alors à 2,3 im/s sur 29 vues en Jpeg et 1,8 im/s sur 9 vues en RAW + Jpeg.

Sony RX100 timings
N Mesures exprimées en secondes : la plus petite est la meilleure


Du Zeiss à f:1,8

Sony RX100 zeiss
Sony n'a pas voulu faire les choses à moitié et a donc équipé son compact d'un zoom signé Carl Zeiss, Vario-Sonnar (comprenez lumineux) T* (doté du traitement anti-reflet maison). Comme l'appareil est compact, mais le capteur relativement grand, Sony n'a pas pu aller au-delà du facteur de zoom 3,6 X, couvrant la plage de focales 28-100 mm. Lumineux, il l'est, mais qu'au grand-angle. Le zoom passe en effet d'un très confortable f:1,8 à une ouverture quelconque de f:4,9 à 100 mm. Dommage ! Le 28-122 mm f:2,0-2,8 du Fujifilm X10, avec un capteur certes légèrement plus petit, apparaît néanmoins plus ambitieux. Soit. Mais que donne ce Zeiss sur le terrain ?

Le centre de l'optique reste toujours très piqué, à toutes les ouvertures et focales, avec une légère baisse de netteté à f:11 liée au phénomène de diffraction. Assez impressionnant ! Pour ce qui est des bords en revanche, le constat sera plus mitigé. Au grand-angle, l'image est un peu molle de f:1,8 à f:4 pour redevenir nette au-delà. À 50 mm, le piqué des bords chute très nettement et ce, jusqu'à f:8 où il devient alors moyen. À 100 mm, le RX100 retrouve davantage d'homogénéité dès la pleine ouverture (f:4,9).

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Par ailleurs, si la distorsion est bien gérée à toutes les focales (probablement un traitement logiciel interne...), les aberrations (franges violettes au grand-angle à f:1,8) et le vignettage (partout jusqu'à f:8) demeurent coriaces, jamais fondamentalement gênants, mais bien là. Et la distance de mise au point minimum est globalement longue : 5 cm au grand-angle (c'est normal pour une focale réelle de 10,4 mm), environ 43 cm à la focale moyenne (là c'est très long !) et 50 cm au télé-objectif (c'est encore très long). Avec un grossissement de 0,17 X dans le meilleur des cas, n'espérez pas faire de la macro ! Terminons sur une note positive en constatant que la stabilisation optique SteadyShot accomplit le remarquable travail dont on la sait capable, sans surprise.

Sony RX100 disto 28mm
Sony RX100 disto 53mm
Sony RX100 disto 100mm

Distorsion à 28 mm, 53 mm et 100 mm


Sony RX100 aberrations
Sony RX100 aberrations extrait

Exemple d'aberrations obtenues à f:1,8


Qualité d'image et hautes sensibilités retour au sommaire


Le RX100 adopte un capteur CMOS Exmor (non rétro-exposé) de 1 pouce, mesurant 13,2 x 8,8 mm. Avec une aire de 116,16 mm², le capteur est :
  • plus de 4 fois plus vaste que les habituels capteurs de compact de type 1 / 2,3'' (28,07 mm²) ;
  • encore 2,8 fois plus grand que les capteurs 1/1,7'' des compacts experts (type Canon S100, Panasonic LX7...) ;
  • toujours 2 fois plus grand que les capteurs 2/3'' (Fujifilm X10 et X-S1).

Une surface photosensible conséquente pour un compact que Sony s'est empressé de gaver de pixels, à hauteur de 20,2 MPix ! La densité de pixels atteint donc 17,4 MPix / cm², une valeur élevée au regard des :
  • 8,7 MPix / cm² des Nikon 1 (capteur de même taille, mais avec 10,1 MPix) ;
  • 5,5 MPix / cm² du Canon G1X (capteur 1,5'' avec 14,3 MPix) ;
  • 3,3 MPix / cm² du Fujifilm X100 (capteur APS-C avec 12,3 MPix).

Sony RX100_illustration1
Faut-il craindre pour les résultats ? La réponse est globalement non. En effet, le RX100 ne produit aucun bruit palpable jusqu'à 400 ISO. Notez au passage que les valeurs 80 et 100 ISO sont des sensibilités étendues et qu'à ce titre, elles réduisent sensiblement la dynamique du capteur. Il vaudra donc mieux, à chaque fois que c'est possible (vitesse d'obturation max de 1 / 2 000 s et pas de filtre ND), démarrer à 125 ISO, le premier palier natif de sensibilité. À 800 ISO, on perçoit un tout début d'altération du signal : les détails les plus fins se brouillent, mais c'est très léger et les clichés sont encore parfaitement exploitables.

Ce n'est qu'à 1 600 ISO que le traitement du signal commence véritablement à grignoter sur l'utile. Les images perdent en finesse et en lisibilité comparées à celles produites à 800 ISO. Cependant, la résolution est si généreuse qu'il reste encore moult détails présents. 3 200 ISO confirme cette tendance et accentue donc la dégradation : les lettres blanches sur noires du processeur encore lisibles précédemment ne le sont plus, ou très difficilement, le lissage opérant son travail. La matière reste encore suffisamment présente pour faire des tirages A4 sans s'inquiéter. À 6 400 ISO en revanche, le RX100 accuse le coup. Il faudra descendre à du 10 x 15 cm pour préserver des sorties de qualité.

Notez que nous n'avons pas pu voir ce que donnaient les fichiers RAW, le modèle d'appareil n'étant pas encore pris en charge par Adobe Camera RAW et Sony ne nous ayant pas transmis les CD d'installation des logiciels (par ailleurs non disponibles au téléchargement). Mais le boîtier propose lui trois niveaux de réduction du bruit. Par défaut réglé sur « normal », le traitement produit des images plus détaillées en « faible ».

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Une belle performance en définitive, le RX100 surpassant très nettement toute la concurrence des compacts standards (de loin), mais aussi des autres compacts experts et même du Nikon 1 J1, malgré une densité de pixels beaucoup plus forte. Le RX100 offre les avantages de la haute résolution sans les inconvénients, en termes de qualité d'image du moins. Qu'est-ce ça aurait donné avec seulement 12 MPix ? Nous ne le saurons malheureusement jamais...

Sony RX100 versus HX20V à 3200 ISO

Extrait à 100 % du Sony RX100 versus le Sony HX20V à 3 200 ISO

Sony RX100 versus Nikon 1 J1 à 1600 ISO

Extrait à 100 % du Sony RX100 (ramené à 10 MPix) versus le Nikon 1 J1 à 1 600 ISO


Sony propose toujours les modes scène Crépuscule sans trépied et Anti flou de mouvement, réalisant un assemblage de vues prises en rafale. Le résultat est effectivement plus propre, notamment en mode crépuscule. Mais l'anti flou de mouvement permet d'atteindre des vitesses d'obturation plus élevées, évitant comme son nom l'indique, des flous de mouvement que le mode crépuscule ne parvient pas toujours à prévenir. Le RX100 ajoute également un mode Sensibilités élevées, où l'appareil pourra monter jusqu'à 25 600 ISO en pleine résolution, via un assemblage de vues (même procédé Extra High Sensivity que sur le HX20V). Mais nous n'avons jamais pu rassembler les conditions nécessaires pour le faire monter au-delà de 6 400 ISO. À moins de prendre des photos enfermés dans un placard...

Sony RX100 extrait de nuit à 6 400 ISO
Sony RX100 extrait de nuit mode anti flou à 6 400 ISO
Sony RX100 extrait de nuit mode crépuscule à 800 ISO

Extraits de nuit à 100 % : en priorité ouverture à 6 400 ISO, en mode anti flou de mouvement à 6 400 ISO et en mode crépuscule à 800 ISO. Les trois photos ont été prises sur trépied pour juger uniquement la qualité d'image


Sony RX100 extrait de nuit à 6 400 ISO_75 mm
Sony RX100 extrait de nuit mode anti flou à 6 400 ISO_75mm
Sony RX100 extrait de nuit mode crépuscule à 1000 ISO_75 mm

Extraits de nuit à 100 % : cette fois les photos sont prises à focale 75 mm (ouverture f:4) à mains levées, pour juger également de la netteté des résultats. D'abord en priorité ouverture à 6 400 ISO, puis en mode anti flou de mouvement à 6 400 ISO et en mode crépuscule à 1 000 ISO. Les deux premières prises à 1/50 s sont à peu près nettes, la troisième à 1/10 s est floue.


Mais encore ?


Tout fonctionne très bien : la mesure d'exposition est juste, à légère tendance conservatrice (sous-ex), la colorimétrie fidèle, la balance des blancs automatique efficace dans la plupart des situations. Le rendu est un peu jaune sous éclairage artificiel chaud, mais le biais se corrige aisément en reprenant la main sur la balance. Contraste, netteté et saturation peuvent être réglés indépendamment sur 7 niveaux, et ce, pour tous les modes créatifs proposés (standard, éclatant, portrait... mais pas de sépia).

Sony RX100 menu26
Au rang des grands motifs de réjouissance, nous signalerons la présence des fonctions HDR (High Dynamic Range) et DRO (Dynamic Range Optimization). La première réalise un assemblage de trois vues prises avec des expositions différentes pour donner une image à haute dynamique (avec plus de détails à la fois dans les zones claires et celles foncées). La seconde effectue un traitement logiciel sur une seule vue pour tenter d'obtenir le même résultat. La HDR est plus efficace et qualitative, mais peut générer des flous si le sujet bouge entre les trois prises de vue. Le traitement DRO donne des résultats plus aléatoires, mais évite l'écueil des flous. Bon point : les deux fonctions sont réglables sur plusieurs niveaux (6 EV pour la HDR et 5 degrés pour la DRO). Et la HDR conserve en plus la photo exposée normalement. Exactement comme sur les NEX ! On notera simplement que la HDR, si elle est trop poussée, a tendance à faire virer les gris au jaunâtre (voir exemple en dessous).

Sony RX100 HDR off max 2

Un exemple avec d'abord l'image normale puis la HDR poussée au maximum


Sony RX100 DRO1 et 5

Un autre exemple avec DRO réglé sur niveau 1 puis 5 : le traitement récupère de la matière dans les zones sombres sans brûler les zones claires


Fonctionnalités et vidéo retour au sommaire


Les fonctionnalités


Outre les modes scène habituels, dont ceux déjà évoqués plus haut (anti flou, etc.), on retrouve bien évidemment une panoramique à mains levées toujours aussi bluffante (12 416 x 1 856 ou 5 536 x 2 160 pixels), deux modes de bracketing (expo et balance des blancs) et les nombreux effets photo (Toy Camera, couleur pop, postérisation, rétro, couleur partielle, flou artistique, peinture HDR, miniature...).

Sony RX100 panoramique
Panoramique hauteur


Étrangement, la photo 3D s'est vue évincer du cahier des charges (aveu de faiblesse de la part de Sony ?). Tout comme le mode portrait avec flou d'arrière plan, puisqu'ici c'est avec la plus faible profondeur de champ offerte par le capteur de 1'' que l'appareil produit naturellement du bokeh. Et même à 28 mm, on parvient à créer du flou d'arrière plan grâce à l'ouverture conséquente de f:1,8. C'est ce qui se fait de mieux en la matière pour un compact (sauf Canon G1X et Fujifilm X100 qui disposent de capteurs plus grands) !

Sony RX100_bokeh


Et la vidéo ?


Comme prévu sur un compact Sony de cette trempe, le RX100 filme en 1 920 x 1 080 à 50 im/s, en progressif, et de surcroît avec un débit d'encodage maximum musclé de 28 Mbps ! Pour accéder à ce niveau de qualité, il faut capturer en AVCHD, codec qui encapsule les séquences dans le conteneur MTS. Un deuxième format plus digeste est proposé, le H.264/AVC, encapsulé en MP4. Mais il faut alors « se contenter » d'une vidéo en 1 440 x 1 080 p à 25 im/s, avec un débit de 12 Mbps. La qualité en AVCHD est toujours aussi étonnante : superbe propreté, grande fluidité, belle stabilité. Pendant le tournage de séquence, l'action du zoom est ralentie pour produire des transitions plus douces et éviter de perdre la mise au point. Celle-ci se montre précise, mais elle souffre comme en photo d'une distance minimum de focus assez longue dès qu'on sort du grand angle. Notez par ailleurs que le RX100 peut capturer des images en 17 MPix pendant qu'il filme. La capture de l'audio, en AAC à 256 Kbps avec un taux d'échantillonnage de 48 kHz, est particulièrement réussie. Seul bémol : l'absence totale de réglage manuel, même en mode M, l'appareil reprenant la main dès que l'enregistrement est lancé.

Sony RX100 : test AF

Télécharger cette vidéo en pleine résolution


Sony RX100 : train

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Télécharger cette vidéo en pleine résolution

Conclusion retour au sommaire


Sony RX100_illustration2
Sony a désormais acquis un statut de poids lourd de la photo, c'est indiscutable. Et s'il en était besoin, ce RX100 le prouve encore une fois. Le point fort déterminant de l'appareil, c'est la qualité d'image qu'il délivre. Sony maîtrise très bien son sujet, et il faut dire qu'être un des principaux fabricants de capteurs photo dans le monde, ça aide. Le CMOS Exmor de 1 pouce fait une différence fondamentale avec les CMOS de 1/2,3 pouce qui équipent la plupart des compacts du marché : meilleure gestion des hautes sensibilités, meilleure dynamique, profondeur de champ plus courte. Et le constat reste similaire (à peine plus nuancé) avec les capteurs de 1/1,7 pouce et 2/3 pouce des autres compacts experts. Parallèlement, ce format 1 pouce permet à Sony de rester dans des dimensions beaucoup plus ramassées qu'avec le 1,5 pouce du Canon G1X et l'APS-C du Fujifilm X100. Cela, tout en proposant un zoom de bonne qualité, relativement ample et lumineux au grand-angle. Est-ce dès lors l'appareil ultime ? Oui et non...

Sony RX100 en main
Le gain important de compacité se fait en partie au détriment de l'ergonomie, pas mauvaise du tout, mais plus typée point and shoot qu'expert. Étant dans l'impossibilité de proposer davantage de commandes physiques dans un si petit boîtier, Sony a répondu à la question de l'ergonomie en permettant une grande souplesse de personnalisation des touches existantes. C'est mieux que rien, mais pas aussi pratique que des vraies commandes. En outre, cette solution contraint à faire des choix d'affectation, qui vont améliorer l'accessibilité de certaines fonctions aux dépens d'autres. Il y a une bague de zoom me direz-vous. Oui, mais celle-ci est également perfectible : manque de précision, petite latence et gêne sur trépied. Et il manque une poignée ou quelque chose qui en fasse office. L'optique, globalement très satisfaisante, a aussi ses tares : aberrations chromatiques à f:1,8, vignettage en dessous de f:8 et perte de piqué sur les bords à 50 mm. Enfin son prix, plus de 600 €, risque de calmer les ardeurs d'acheteurs potentiels.

Maintenant, le RX100 n'en reste pas un moins un appareil qualitatif, rapide, fiable, discret, doué en vidéo et riche en fonctionnalités. Le meilleur compromis compacité / qualité à l'heure actuelle ! Ne serait-ce que pour cette belle initiative de Sony, le RX100 mérite sa note, excellent. Simplement, les personnes intéressées seront prévenues : toute bonne chose a ses limites...

Les plus

  • Qualité d'image / hautes sensibilités
  • Ouverture f:1,8 (GA) / piqué au centre
  • Réactivité / compact (pour un CGC)
  • Superbe écran / discrétion / vidéo

Les moins

  • Tenue / ergonomie perfectible
  • Bague qui frotte sur base trépied
  • Quelques défauts d'optique
  • Màp mini longue / prix !

Sony Cybershot RX100

Compact à grand capteur (CGC)

Excellent

  • Qualité d'image
  • Réactivité
  • Ergonomie
  • Fonctionnalités




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Image: 1/16 | Lancer le diaporama
 
 
 

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