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// Test Samsung WB700 : un air de déjà vu...

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Publié par Aurélien Audy le Mercredi 29 Juin 2011

Samsung WB700

On ne présente plus le géant Coréen… Samsung est arrivé sur ce marché des compacts à zoom puissant en janvier 2009, avec le WB500. Il a ensuite enchaîné les WB550, WB600, WB650… et aujourd'hui nous testons le tout dernier joujou du constructeur, le WB700. Une suggestion de nom pour le prochain modèle ?

Samsung WB700

Samsung WB700
Caractéristiques photo
Pixels réels /
Résolution max
14,2 Mpix /
4 320x 3 240 pixels
Capteur - taille CCD - 1/2,33''
Zoom 24 - 432 mm (18 X)
Ouvertures max / stab
f3,2 - f5,8 / Optique
Ecran
3'' / 230 600 pixels
Sensibilités
80 à 3 200 ISO
Obturateur
16 s - 1/2 000 s
Macro
5 cm
Portée du flash
3,6 m maximum
GPS / Format RAW
Non / Non
Stockage
SD/SDHC
+ 23 Mo interne
Connectique Micro HDMI + Port propriétaire
Autonomie annoncée 220 vues (normes Samsung)
Dimensions 105 x 58,9 x 24,9 mm
Poids 222 g
Alimentation Batterie Li-ion 1050 mAh
Caractéristiques vidéo
Qualité max 720p en 30 im/s
Conteneur - codec MP4 (H.264 / AVC)
Son Stéréo
Zoom / AF pendant vidéo Oui / Oui
Vidéo stabilisée Oui, optique


Prise en main et ergonomie du Samsung WB700


Le WB700 reprend peu ou prou le même boîtier que ses prédécesseurs. La façade est en métal, le reste en plastique, mais la finition reste de bonne facture. Les doigts viennent épouser le galbe de la poignée, ce qui confère une prise en main assez agréable. C'est juste un peu dommage que Samsung n'ait pas mis de grip, ni à l'avant ni à l'arrière. Il y a donc une petite perte de standing par rapport au WB500 que nous avions testé il y a deux ans. La molette de réglage du tandem obturateur/diaphragme a d'ailleurs disparu depuis ce premier WB500, il faut désormais utiliser le pavé multidirectionnel en mode manuel.

Samsung WB700 poignée
Samsung WB700 dos

La poignée galbée et le dos de l'appareil, confortables, mais tous deux dépourvus de grip.


En bouton a en revanche fait son apparition, la touche C pour « Custom » qui est donc personnalisable (correction d'exposition, ISO ou balance des blancs). Tandis que la touche Fn est toujours de la partie : elle donne accès à tous les réglages essentiels de l'appareil apparaissant dans un bandeau vertical en transparence. Le sélecteur de mode lui n'a pas changé depuis le WB500, ce qui signifie qu'il y a peu de chance que ce WB700 offre plus de fonctionnalités que ses prédécesseurs…

Samsung WB700 commandes arr
Samsung WB700 menu Fn
Samsung WB700 molette

Les commandes à l'arrière de l'appareil, le menu Fn et le sélecteur de modes


En matière d'écran c'est une certitude : Samsung ne s'est pas foulé. Ce qui est rageant de la part du plus gros constructeur d'écran LCD… Une diagonale de 3 pouces, certes, mais en 230 000 pixels seulement et en dalle TN ! L'affichage n'est du coup ni beau, ni bien visible, dans les angles comme en plein soleil. Et si on cumule angle et soleil, et bien on a l'impression que l'appareil est éteint…

Samsung WB700 angles de vision
Samsung WB700 visibilité

Ca se passe de commentaires…


Reste la question de l'interface. Et là-dessus, Samsung s'en sort bien. Il reprend les nouveaux graphismes introduits avec l'EX1 se lequel nous avions fait une vidéo. Le menu est bien organisé, la navigation fluide et l'approche conviviale. Les effets d'animation seront peut-être de trop pour les puristes, mais tant que ça ne fait pas ramer le menu, ça n'est pas dérangeant. Derniers points sur la connectique et l'autonomie : Samsung continue à utiliser une connectique propriétaire pour la liaison USB et un micro HDMI pour la sortie audio/vidéo HD. L'autonomie quant à elle est annoncée à 220 vues, d'après un protocole Samsung.

Image: 1/7 | Lancer le diaporama
 
 
 

Accès à la correction d'exposition par la touche C

Menu principal 1

Menu principal 2

Menu principal 3

Visionnage des images

Connectique propriétaire et micro HDMI

Emplacement batterie et carte mémoire



Performances du Samsung WB700 : réactivité et objectif


Le WB700 commence très bien sa série de tests, montrant une belle vivacité au démarrage : 1,2 s pour l'écran, 1,75 s jusqu'à la capture de la première photo. Malheureusement, le reste ne suit pas franchement. Le délai entre deux images n'a rien d'exceptionnel, la rafale à 1,1 im/s est même pauvre (à peine plus rapide que sur l'Optio RZ10), la latence au déclenchement atteint la plus haute valeur enregistrée dans ce comparatif… Et l'autofocus réalise une prestation globale moyenne, avec les plus mauvais résultats au grand angle et un temps de mise au point compris entre la seconde et la demi-seconde au télé. Notez par ailleurs que la distance de mise au point est longue au télé, beaucoup plus qu'avec d'autres appareils (environ 3 m ici contre 1,5 m avec le HX9V par exemple), ce qui pénalise son usage en portrait par exemple.

Samsung WB700 graph
Mesures exprimées en secondes : la plus petite est la meilleure


Samsung WB700 objo
Samsung reste fidèle au spécialiste Schneider-Kreuznach pour ses zooms un peu spécifiques. Comme tous les WB qui l'ont précédé, le WB700 conserve un très grand-angle à 24 mm. C'était une performance à l'époque, la focale se démocratise aujourd'hui. Samsung s'est donc arrangé pour allonger la plage à 18X, ce qui amène le téléobjectif à 432 mm ! Les ouvertures maximales sont toutefois maintenues à f3,2 – f5,8. Enfin, la stabilisation optique est toujours de la partie. À 432 mm, on a encore une majorité de photos nettes jusqu'à 1/20e de seconde, en dessous on n'a plus de photos parfaitement nettes, mais encore des résultats acceptables à 1/15e de seconde.

Samsung WB700 zoom

L'optique Schneider-Kreuznach 18X


L'allongement assez conséquent de la plage de focales ne sert pas franchement la qualité. Les Schneider-Kreuznach des anciens WB s'en sortaient mieux, avec davantage de piqué et d'homogénéité. Attention, il n'y a rien de dramatique, seulement que les bords de l'image sont toujours bien diffus (l'homogénéité s'améliore à peine quand on ferme le diaphragme) et que la longue focale affiche une perte de netteté bien visible. Ne dit-on pas que le plus est l'ennemi du bien ? En revanche on note assez peu d'aberrations, et quand on en perçoit, elles sont discrètes. Enfin, les photos affichent une légère déformation à 24 mm, distorsion en barillet qui s'amplifie étonnamment jusqu'à 80 mm puis disparait progressivement sous la forme de coussinet.

Image: 1/22 | Lancer le diaporama
 
 
 

Piqué au centre à 24 mm et f3,2

Piqué au centre à 24 mm et f4,6

Piqué au centre à 24 mm et f7,3

Piqué au centre à 104 mm et f4,4

Piqué au centre à 104 mm et f7

Piqué au centre à 178 mm et f5

Piqué au centre à 178 mm et f7

Piqué au centre à 432 mm et f5,8

Piqué au centre à 432 mm et f7,6

Piqué au bord à 24 mm et f3,2

Piqué au bord à 24 mm et f4,6

Piqué au bord à 24 mm et f7,3

Piqué au bord à 104 mm et f4,4

Piqué au bord à 104 mm et f7

Piqué au bord à 178 mm et f5

Piqué au bord à 178 mm et f7

Piqué au bord à 432 mm et f5,8

Piqué au bord à 432 mm et f7,6

Distorsion à 24 mm

Distorsion à 73 mm

Distorsion à 178 mm

Distorsion à 432 mm



Qualité d'image et hautes sensibilités


Le WB700 est le seul autre appareil de ce comparatif avec l'Optio RZ10 à utiliser un capteur CCD. Le cœur d'imagerie rassemble 14 Mpix, soit 2 Mpix de plus que les anciens WB. Samsung n'a jamais eu très bonne réputation en matière de traitement d'image, est-ce le début d'une nouvelle ère ? Pas encore… À 80 et 100 ISO, le rendu est propre. On perçoit un très léger grain en scrutant les images de près, mais rien de dérangeant. Le hic, c'est qu'à 200 ISO un flou ambiant vient déjà lisser assez manifestement l'image. À 400 ISO, le flou reste, mais le grain s'épaissit. À ce stade, il faudra déjà songer à limiter la taille de la sortie des tirages à du A4 maximum. À 800 ISO, grain et flou prennent un degré supplémentaire, avec notamment une apparition claire de bruit chromatique. La sensibilité de 1 600 ISO vous contraindra clairement à du 10 x 15 cm maximum si vous ne voulez pas que le nuage de pixels parasites soit la seule chose qu'on voit. À 3 200 ISO, les photos sont trop mauvaises pour être exploitées.

Image: 1/14 | Lancer le diaporama
 
 
 

Scène de test : extrait 1 à 80 ISO

Scène de test : extrait 1 à 100 ISO

Scène de test : extrait 1 à 200 ISO

Scène de test : extrait 1 à 400 ISO

Scène de test : extrait 1 à 800 ISO

Scène de test : extrait 1 à 1 600 ISO

Scène de test : extrait 1 à 3 200 ISO

Scène de test : extrait 2 à 80 ISO

Scène de test : extrait 2 à 100 ISO

Scène de test : extrait 2 à 200 ISO

Scène de test : extrait 2 à 400 ISO

Scène de test : extrait 2 à 800 ISO

Scène de test : extrait 2 à 1 600 ISO

Scène de test : extrait 2 à 3 200 ISO



Sortis de toute considération sur les hautes sensibilités, notons que la mesure d'exposition est efficace, tout comme la balance des blancs. Cette dernière est d'ailleurs largement personnalisable, en mesure directe, en Kelvin ou selon un double axe colorimétrique pour tous les préréglages proposés. Samsung offre également la possibilité de jouer sur la netteté, le contraste et la saturation, séparément. Le flash est lui aussi réglable et relativement puissant. Tant mieux, vous en aurez besoin pour pallier les mauvaises performances de la gestion du bruit…

Samsung WB700 réglage balance
Samsung WB700 réglage image
Samsung WB700 réglage flash

Le réglage fin de la balance des blancs, les trois paramètres contraste, netteté et saturation indépendants ainsi que le réglage du flash


Fonctionnalités et vidéo


En dehors des fonctionnalités purement photo (modes P, A, S, M, réglages d'image, de la balance, du flash, bracketing et mise au point manuelle principalement), il ne reste plus grand-chose au WB700. Des modes scène tout ce qu'il y a de plus classique, la double stabilisation optique plus numérique (Dual IS) et une flopée de filtres dits intelligents. Parmi ces derniers, certains sont assez sympathiques, comme le vignettage, les effets vieux film, le point demi-ton ou le noir et blanc à l'ancienne (très contrasté).

Samsung WB700 effet point demi ton
Samsung WB700 effet pellicule

A gauche l'effet point demi-ton, à droite l'effet vieux film


Pas de panoramique du tout ici (même pas en prise de vue image par image…), aucun algorithme de débouchage des ombres, encore moins de HDR… Le WB700 n'a en fait pas évolué depuis le WB500 d'il y a deux ans ! Quid de la vidéo ? Elle non plus n'a pas changé, puisque le WB700 propose toujours du 720p à 30 im/s, encodé en Mpeg-4/AVC à un débit qui n'a jamais dépassé 8,5 Mbps lors de nos tests. C'est peu… Le zoom optique stabilisé est disponible pendant le tournage de séquence, on s'en réjouit, sauf que l'AF a beaucoup plus de mal à suivre. Il n'actualise généralement son point qu'après une variation de focale… Le son capturé en stéréo est encodé en AAC, mais bien compressé : 45,5 Kbps par canal et un échantillonnage sur 32 kHz !





Conclusion

Autant le WB500 constituait à son époque une offensive sérieuse sur le marché des compacts à zoom puissant, autant le WB700 loupe un peu le coche cette fois-ci. Pourquoi ? Parce qu'en dehors de l'allongement, certes conséquent, du zoom, de l'actualisation de l'interface et du gain de résolution, le WB700 est une copie quasi conforme de son ainé de plus de deux ans. Certains points comme l'homogénéité de l'objectif ou l'ergonomie de boîtier ont même un peu perdu avec le temps. L'argument que le WB700 conserve en revanche, c'est son positionnement tarifaire plus agressif que la concurrence. Peut-être ce qui pourra faire pencher la balance. Mais il y a clairement mieux sur le marché.

Les plus

  • Plage focale intéressante
  • Bonne stabilisation optique
  • Touche C perso / touche Fn
  • Démarrage rapide / effets sympas

Les moins

  • Gestion des hautes sensibilités
  • Pas de fonctionnalité innovante
  • Trop peu d'évolution depuis WB500
  • Mode vidéo décevant

Samsung WB700

Compact à zoom puissant

Moyen

  • Qualité d'image
  • Réactivité
  • Ergonomie
  • Fonctionnalités

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