Bâtiments 3D : la planète prend du relief
Evidemment, l'intérêt de Google Earth par rapport à l'application web
Google Maps est son côté spectaculaire. Malgré les années qui passent, c'est indéniable : on passe toujours autant de temps à s'amuser à tourner autour du globe, sauter d'un point à l'autre en un clic, d'autant plus que les dernières versions du logiciel, et notamment la 4.3, incluent quelques nouveautés qui relancent encore l'émerveillement que l'on peut ressentir à l'utilisation du logiciel.
Tout d'abord, les bâtiments 3D sont désormais beaucoup plus fournis. Si les versions précédentes permettaient déjà la prise en charge de bâtiments complexes, ils n'étaient disponibles que sous la forme de contenus additionnels à télécharger. Il fallait donc passer par des fichiers supplémentaires pour ajouter une vraie Tour Eiffel ou un Colisée aux vues certes détaillées mais désespérément plates de Google Earth.
Les récentes mises à jour ont vu le nombre de bâtiments 3D et texturés augmenter considérablement. Ceux-ci concernent toujours majoritairement les Etats Unis. Il suffit de se rendre à New York pour constater les progrès réalisés : de nombreux immeubles, comme l'Empire State Building, sont désormais affichés dans toute leur splendeur texturée, et les ponts de la ville, comme le Pont de Brooklyn, sont également modélisés. Attention cependant : ces derniers sont susceptibles de mettre à genoux votre carte graphique si elle est trop modeste : sur notre configuration de test, tout de même un Core 2 Duo équipée d'une ATI Radeon 2600, la vue devient à la limite de l'utilisable dès que l'on s'approche d'un pont.

La communauté Google Earth étant très active, on trouve tout de même quelques modélisations intéressantes dans nos contrées. Si Paris ne dispose toujours pas d'une vue 3D « complète », plusieurs monuments, à commencer par les plus célèbres (Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Panthéon…) sont modélisés, ainsi que certains quartiers comme la Défense. De même, à Lyon, on sera agréablement surpris de voir fleurir quelques modèles, pas toujours très bien réalisés, mais qu'on imagine être améliorés par la suite. La tour Crédit Lyonnais de la Part Dieu, l'Opéra, le quartier du Vieux Lyon ou encore la Basilique de Fourvière sont ainsi visibles, même si cette dernière souffre de quelques problèmes d'équilibre…
Au rang des petites améliorations pour le plaisir des yeux, Google Earth gère désormais le soleil. Cette fonctionnalité n'a rien de bien nouveau :
NASA World Wind la propose pour sa part déjà depuis sa dernière version. Néanmoins, associée à la précision des images proposées par Google, l'effet peut devenir intéressant. Pour régler la position du soleil, il faut d'abord l'activer en cliquant sur l'icône de la barre d'outils.
Une réglette s'affiche alors et permet de contrôler le temps aussi facilement que le volume de votre ordinateur. Vous pouvez également appuyer sur le bouton lecture pour « lancer » le soleil en vitesse accélérée afin de simuler un lever ou un coucher. La vitesse est réglable en cliquant sur la petite horloge à côté de la réglette : la fenêtre permet de régler plusieurs options telles que l'heure locale et la vitesse, mais également de répéter ou non le cycle, ou de l'inverser lorsqu'il est arrivé à son terme.
Street View : la vue panoramique investit Google Earth
Initialement réservée au service Google Maps, la vue Street View est désormais intégrée à Google Earth. Le fonctionnement décrit précédemment est semblable mais l'intégration de la fonctionnalité est sensiblement différente. En activant Street View dans la liste des contenus (panneau Infos Pratiques), les endroits couverts par la fonctionnalité apparaissent sous forme d'appareils photo. En zoomant jusqu'à un niveau de détail maximum, on s'aperçoit que le logiciel affiche des aperçus sous forme de panorama des photographies « en situation ». Un clic sur cet aperçu et on « entre » dans la photo, cette fois ci dans un plein écran plus généreux que celui proposé par Google Maps.
Une vue d'ensemble de la photographie permet de naviguer dans celle-ci ou de zoomer en avant ou en arrière. En revanche, la seule manière de se « déplacer » vers la vue Street View suivante est de passer par un double clic sur les appareils photo qui jonchent le chemin. On ne retrouve pas les flèches assez pratiques de la version Maps de la fonctionnalité.