le lundi 06 décembre 2010

Paypal lâche le site Wikileaks et ses miroirs

Suite aux multiples critiques et pressions sur Wikileaks, les services informatiques clients du site suspendent un à un leurs contrats. Après Amazon, qui considérait que le portail d'informations de Julian Assange rompait ses conditions de service, Paypal invoque le même argument.

Paypal
Sur son blog officiel, le site Paypal explique : « Paypal vient de restreindre de manière permanente le compte utilisé par Wikileaks à cause d'une violation de notre politique d'utilisation, qui précise que les paiements ne peuvent pas être utilisés pour encourager, promouvoir, faciliter ou instruire les autres dans une activité illégale. Nous avons notifié cette décision au titulaire du compte ».

Après le service d'hébergement d'Amazon et EveryDNS.net, PayPal fait le dos rond. Concernant Amazon, le motif de rupture invoqué pour bouter Wikileaks hors du Cloud était une violation des termes du contrat. Par exemple, l'hébergeur explique qu'un client doit garantir qu'il détient bien la propriété du contenu qu'il publie et que cela ne cause aucun dommage à un personne ou administration...

Pour rappel, Joe Lieberman, sénateur indépendant américain a vivement critiqué la politique de Wikileaks. Il a même proposé des standards afin que les hébergeurs américains ne tombent pas dans la coopération avec de tels sites. Il a alors mis sur la table un projet de loi visant à créer un crime fédéral en cas de « publication d'informations concernant une source de l'Intelligence américaine ».

En France, c'est Eric Besson, le ministre de l'Economie numérique qui a demandé quels moyens il disposait afin d'empêcher l'hébergeur français OVH de collaborer avec Wikileaks. La société a décidé de saisir préventivement le juge des référés. En attendant, le site d'informations révèle les liens des 208 sites miroirs utilisés pour rediriger son contenu. Un moyen de mieux répartir la charge...
Modifié le 12/07/2012 à 10h17
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