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Les clés pour bien choisir son caméscope numérique

Les clés pour bien choisir son caméscope numérique

Publiée par Anne le Vendredi 10 Août 2007

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Le caméscope, point à point

Les fiches techniques sont des documents qui paraitront ardus aux profanes. Pour les aider à les décoder, nous nous sommes intéressés aux principales caractéristiques des caméscopes, laissant de côté les fonctions secondaires du type mode cinéma ou mode nuit, enregistrement de photos, effets spéciaux, fonctions de montage embarquées, etc. Pour ce qui est des connecteurs, nous leur avons consacré une partie spécifique accessible depuis cette page.

L'objectif

L'objectif fait partie des caractéristiques essentielles d'un caméscope, dans la mesure où il détermine une bonne partie de la qualité d'image. A quoi faire attention lorsque l'on regarde une fiche technique ou que l'on est devant un rayon ? Nous vous conseillons de vous intéresser principalement aux points suivants :
  • La présence d'une bague de zoom manuelle qui permettra un cadrage plus précis, plus rapide et surtout plus silencieux que dans le cas d'un zoom motorisé. Notez toutefois que cette bague n'est pas des plus faciles à doser lorsqu'il s'agit de gérer en même temps les déplacements de la caméra et ceux de l'objectif. Elle servira donc surtout lors de zooms et de dézooms très rapides.
  • La possibilité d'ajouter des compléments optiques de type convertisseur téléobjectif ou grand-angle.
  • La présence d'une position grand-angle, seule à même d'offrir le recul indispensable pour filmer en intérieur et plus généralement dans les espaces confinés.
  • Les ouvertures de l'objectif, sachant que plus l'objectif est lumineux (ce qu'expriment des valeurs de type f/2 ou f/1,8…) et plus il permet de disposer d'une faible profondeur de champ.
  • Le rapport de zoom, qui est exprimé de la façon suivante : 10 x (ex. : un 34 – 340 mm), 30 x, etc. Attention, les objectifs dont la portée est la plus grande ne sont pas forcément les plus intéressants, et ce en raison d'un inconvénient simple à comprendre qui est plus un objectif est puissant et plus il est sensible aux vibrations. En effet, comment obtenir une image stable au bout de zoom avec un caméscope équipé d'un objectif 30 x lorsque l'opération est déjà délicate avec un « simple » 10 x ? A moins de recourir en permanence à un trépied ou à un monopode, vous n'obtiendrez avec ce type d'appareil utilisé en position téléobjectif que des images empreintes de saccades. Par ailleurs, plutôt que de regarder le rapport de zoom, intéressez-vous à la plage focale réelle. Alors que des zooms de type 20 - 200 mm et 40 - 400 mm offrent un même rapport de 10 x, le premier est plus intéressant pour ce qui est du recul. A titre indicatif, cherchez les modèles qui vous permettent d'avoir au moins un équivalent 35 mm.

Le point sur les caméscopes numériques - zoom

Ne vous focalisez pas sur le rapport de zoom (10 x, 20 x...). Soyez plutôt attentif à la plage focale (exprimée en équivalent 35 mm ou 24 x 36) couverte et privilégiez les appareils qui disposent d'un objectif équivalent au moins à un 35 mm


Enfin, en ce qui concerne le zoom numérique, gardez à l'esprit qu'il ne s'agit que d'un pis-aller qui produira des images peu qualitatives, soit parce qu'il inventera les pixels manquants (interpolation), soit parce qu'il recadrera dans l'image pour simuler un grossissement, ce qui a pour effet de réduire la résolution de l'image.

Le capteur

Le capteur fait partie - avec l'objectif et le processeur -, des principaux éléments qui déterminent la qualité de l'image. La taille d'un capteur (à condition de la rapporter au nombre de pixels), a une incidence sur la qualité d'image. Les capteurs de type 1/3 sont donc plus intéressants – mais aussi plus rares et plus chers - que les 1/4 ou 1/6. Il faut par ailleurs nuancer l'importance du nombre de pixels contenus par le capteur, et ce d'autant plus que la tendance est à la surenchère (« Plus il y en a, mieux c'est »). Si l'on se base sur le format DV qui fait 720 x 576 pixels, seuls 414 720 pixels (c'est-à-dire 720 x 576 pixels) sont utiles pour ce qui est de la vidéo. Les pixels excédentaires sont dont inutiles, à moins d'être utilisés en mode photo pour enregistrer des clichés de 1, 2 millions de pixels ou plus en fonction des modèles. Ils peuvent enfin être utilisés par le stabilisateur numérique ou encore pour enregistrer des images au format 16:9.

Le point sur les caméscopes numériques - capteur

Pour produire une image vidéo de type DV, il suffit de 414 720 pixels. Les caméscopes qui annoncent des résolutions de type 2, 3 millions et plus n'auront donc d'intérêt qu'en mode photo…


On note par ailleurs qu'il existe plusieurs types de capteurs. Ceux de type Tri-CCD sont, comme leur nom le laisse entendre, composés de trois capteurs chargés chacun de gérer une seule des trois couleurs RVB (rouge, vert et bleu). Ce fonctionnement (trois couleurs gérées par trois capteurs différents) permet d'obtenir une meilleure colorimétrie que de dans le cas d'un CCD ou CMOS classiques qui gèrent toutes les couleurs. Ces capteurs Tri-CCD présentent toutefois un inconvénient de taille, à savoir un prix plus élevé que celui des mono-capteurs.

La sensibilité

La sensibilité désigne la réceptivité à la lumière ambiante. Plus un appareil (ou un capteur, ou une pellicule) est sensible, et plus il sera à même d'enregistrer proprement des images en basse lumière. La question de la sensibilité - exprimée en termes de lux et de décibels lorsqu'il s'agit de vidéo -, se pose donc dès lors que l'on a à filmer en faible luminosité.

Dès lors que le manque de luminosité ambiante ne peut plus être compensé de façon mécanique habituelle, c'est-à-dire en ouvrant le diaphragme et en ralentissant la vitesse, l'appareil s'adapte en faisant du gain (exprimée en dB pour décibels). Le signal est alors tiré vers le haut de façon à atteindre des valeurs de l'ordre de 3, 6 ou 9 décibels, les appareils étant à l'inverse capables d'adopter des valeurs négatives en cas de luminosité excessive.

Les stabilisateurs

En photo comme en vidéo, l'ennemi c'est le tremblement ! Tenu le plus souvent à main levée, le caméscope répercute immanquablement sur la vidéo les mouvements parasites qui lui sont infligés par celui qui le tient. S'ensuivent donc des saccades qui retirent tout ou partie de sa lisibilité à l'image.

Les stabilisateurs – quel que soit leur principe -, ont pour fonction d'atténuer l'impact de ces tremblements sur l'appareil, qui se ressentent particulièrement en bout de zoom. Les stabilisateurs sont de deux types - optique et numérique -, les premiers étant réputés plus efficaces.

Guide caméscope - bougé

Les stabilisateurs permettent de réduire le flou occassionné par les prises de vue à main levée en bout de zoom


Dans le cas d'un dispositif optique, la stabilisation se fait au moyen de gyrocapteurs qui détectent les mouvements parasites et les compensent par un mouvement inverse de la partie optique. Les stabilisateurs numériques ne sont en revanche pas directement soumis aux déplacements de l'objectif : ils se calent sur les mouvements de l'image, et non ceux du caméscope. Pour compenser les mouvements parasites, ils exploitent une partie des pixels excédentaires par rapport aux besoins proprement vidéo (c'est-à-dire tout ce qui dépasse les 414 720 pixels correspondant à la résolution 720 x 576 pixels du DV). Moins qualitatifs dans la mesure où ils ne parviennent pas réellement à figer le mouvement comme le font leurs homologues optiques, les stabilisateurs numériques ont comme autre inconvénient d'empêcher l'activation du mode 16:9 ou de décaler la plage focale vers une position plus orientée téléobjectif.

Les modes et réglages avancés

Certains modèles, toutefois plutôt rares en entrée et milieu de gamme, permettent de s'affranchir des automatismes. Alors que le mode automatique (et ses déclinaisons de type mode scène : nuit, feu d'artifice, sport…) est pertinent dans la plupart des situations, d'autres conditions moins ordinaires obligent à reprendre le contrôle des réglages.

Le point sur les caméscopes numériques -  réglages avancés

Le réglage de Balance des blancs permet de corriger les dominantes de température de couleur qui surviennent dans certaines situations (éclairage électrique, ombre, fort soleil...)


Voici les principaux réglages que l'on appréciera de pouvoir débrayer :
  • Vitesse et diaphragme : même si l'exposition est un sujet moins délicat en vidéo qu'en photo, il reste important de pouvoir débrayer les automatismes de vitesse et de diaphragme de façon à gérer les contre-jours, les prises de vue en conditions de forte luminosité sur neige ou sable, la profondeur de champ…
  • Balance des blancs : utile pour corriger les dominantes de température de couleur (ex. : le rendu jaune – orange des éclairages électriques).
  • Mise au point : utile pour faire la netteté de façon précise, en particulier sur des sujets décentrés, mais également pour s'affranchir du délai de mise au point autofocus. Notez toutefois qu'en l'absence de bague manuelle sur l'objectif, vous devrez utiliser des commandes peu ergonomiques, de type joystick, touche + / -, etc. qui obligent à tâtonner et à multiplier les manipulations. Dans ce genre de cas, le débrayage n'est plus synonyme de confort et de précision, au point que l'on serait tenté de dire qu'il vaut mieux oublier cette commande lorsque le caméscope est dépourvu de bague manuelle.

L'écran et le viseur

Guide caméscope - viseur
L'écran et le viseur sont déterminés par trois caractéristiques : la couleur, les dimensions et la résolution. Rares sont aujourd'hui les viseurs noir et blanc, il n'est donc pas utile de s'étendre sur ce point. Pour ce qui est des dimensions, on peut indiquer qu'un écran de 2,5 pouces correspond au standard du moment. Reste la question de la résolution (exprimée en pixels), qui détermine la précision de l'écran et du viseur électronique. A dimensions égales, un écran de 123 000 pixels sera préférable à un écran de 112 000 pixels.

Les écrans orientables qui équipent aujourd'hui les caméscopes ont l'avantage de permettre des cadrages atypiques, tels qu'au-dessus de têtes ou au ras du sol. Leur principal inconvénient est lié à la perte de lisibilité occasionnée par les éclairages trop forts (plein soleil) ou trop directs. Quant aux viseurs, certains appareils font simplement l'impasse dessus, obligeant à cadrer exclusivement au moyen de l'écran. Souvent considéré comme optionnel, le viseur est toutefois précieux en conditions de forte luminosité (il vient alors efficacement prendre le relai de l'écran) et lorsqu'il s'agit de réduire la consommation d'énergie. Pour une meilleure qualité de visée, préférez ceux équipés d'un correcteur dioptrique qui permettront d'ajuster le rendu à sa vue.

Malgré le confort qu'apporte un bon écran, il faut relativiser l'importance de cet accessoire dédié au cadrage et à la prévisualisation, le plus important étant ce qui est sur la bande ! A ce sujet, notez que les écrans et les viseurs ne couvrent généralement pas la totalité du champ, mais plutôt de 95 à 98 % de l'image. D'où des surprises qui peuvent s'ensuivre lors du visionnage, comme une perche micro invisible lors du tournage et qui apparait ensuite en marge de l'image. Ce problème de champ peut être compensé par les téléviseurs qui disposent d'une zone de sécurité qui masque cette petite partie de l'image invisible lors de la prise de vue.

Les dimensions

Alors que la tendance est comme un peu partout à la miniaturisation, il convient de faire remarquer que la compacité d'un caméscope ne présente pas que des avantages. En effet, un modèle plus lourd et plus large permettra une meilleure prise en mains (synonyme de meilleure stabilité), et offrira des touches plus larges en nombre plus important ce qui facilitera les manipulations et les réglages.

Les modèles très compacts ont toutefois l'avantage de pouvoir se glisser facilement dans un sac et d'être ainsi plus facilement disponibles. Les seuls que l'on sera vraiment tentés de déconseiller sont ceux de type mini-verticaux que l'on tient dans son poing, trop petits, trop instables et souvent assez fragiles.

Caméscope - JVC

Les caméscopes très compacts, et plus particulièrement les caméscopes verticaux, peuvent manquer de stabilité


La batterie

L'autonomie reste le point faible des caméscopes grand public, qui ne permettent guère de filmer plus de trois quarts d'heure. Pour augmenter la durée des Batteries, il est recommandé d'utiliser le viseur plutôt que l'écran, plus gourmand en énergie. Dans la plupart des cas, la batterie d'origine peut être remplacée par un modèle plus endurant proposé en option, qui présente toutefois l'inconvénient d'être un peu plus lourd et plus volumineux. D'une façon plus générale, on retiendra qu'une seconde batterie est un achat presque indispensable, et que pour faire vraiment bonne mesure il convient d'acquérir un chargeur externe qui permettra de recharger la seconde batterie pendant l'utilisation de l'appareil.

Le point sur les caméscopes numériques -batterie
Le point sur les caméscopes numériques -batterie

Une batterie Lithium Ion de 2 460 mAH (premier visuel) qui remplacera la batterie 680 mAH d'origine


L'emplacement de la batterie peut enfin être un élément à considérer, sachant que sur certains modèles il faudra retirer la batterie pour accéder à certaines prises, ou encore que la batterie ne pourra être retirée lorsque l'appareil est monté sur un pied.

Les accessoires et équipements supplémentaires

Alors que certains caméscopes acceptent des compléments optiques (de type convertisseur grand-angle et téléobjectif) ainsi que des accessoires de type micro ou torche grâce à leur griffe porte-flash, d'autres sont bien moins évolutifs. Il est donc difficile de faire une liste d'accessoires qui conviendra à tous les modèles !

D'une façon générale, on ne retiendra que deux types d'accessoires quasi indispensables :
  • La batterie supplémentaire qui remplacera celle d'origine dont l'autonomie ne dépasse en règle générale guère les 45 minutes.
  • Un monopode ou un trépied pour limiter les tremblements et les sensations d'à-coups, le premier permettant de réaliser plus facilement des plans fixes, l'autre étant adapté aux déplacements panoramiques. Notez que certains modèles de trépieds à bol permettent d'obtenir des mouvements fluides précieux pour effectuer des panoramiques et des effets d'accéléré, mais qu'ils ne sont pas faciles à maitriser, à plus forte raison avec un caméscope léger.
  • Une cassette nettoyante (dans le cas des caméscopes à bandes) pour l'entretien des têtes de lecture.
Le point sur les caméscopes numériques - trépied

Le trépied à bol permet d'enregistrer des mouvements fluides


D'autres accessoires, dont l'utilité sera laissée à l'appréciation de chacun :
  • Une carte mémoire pour l'enregistrement des photos si l'envie vous prend de photographier avec un caméscope. Référez-vous au manuel de l'appareil pour connaître le type de carte compatible.
  • Un micro qui permettra une meilleure capture du son que celle permise par les micros d'ambiance omnidirectionnels qui équipent les modèles amateurs. Attention toutefois aux prix qui peuvent paraître déraisonnables lorsqu'on les rapporte à celui de l'appareil, sachant qu'un bon micro va chercher dans les 500 euros...
  • Une torche qui assurera un éclairage d'appoint en conditions de faible luminosité. Il convient toutefois de relativiser leur intérêt dans la mesure où elles ont une portée réduite et où elles occasionnent un surplus de consommation d'énergie.
  • Un chargeur externe pour pouvoir utiliser le caméscope pendant que l'on recharge la seconde batterie.

 
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