Quels modèles tirent leur épingle du jeu ?
Les avantages qu'il y a à acheter un bridge se résument principalement, comme nous l'avons dit en introduction, à bénéficier d'un appareil polyvalent et performant tout en gardant son autonomie à l'égard d'une marque. Comment chacun des cinq modèles regroupés dans ce comparatif tire-t-il leur épingle du jeu ?
Le FujiFilm S5700, malgré des limitations bien réelles (pas de stabilisation, un objectif qui débute à 38 mm seulement), est en quelque sorte la bonne surprise de ce comparatif. Bon marché et modeste dans ses prétentions (il reste à l'écart des courses aux Isos et aux pixels), il arrive à compenser l'absence de stabilisation par des modes astucieux qui remplissent le même but, à savoir nous permettre de photographier à main levée en basse lumière. Certes le résultat est moins propre que dans le cas d'une stabilisation optique, mais ces modes ont le mérite d'être facilement accessibles et suffisamment pertinents pour que les débutants y fassent appel. Cette voie (faciliter la prise de vue en situations limites au moyen de modes, c'est-à-dire de « concentrés » de réglages) est également celle adoptée par Panasonic avec le mode « Iso Intelligent » du FZ8, simple et efficace. Ce choix de fonctionnement rend ces deux appareils attractifs tant pour les débutants (qui pourront les utiliser les yeux fermés pour simplifier la prise de vue) que pour les utilisateurs avertis (qui en comprenant le principe et les limites de ces modes pourront les exploiter à bon escient). Le Sony DSC-H7 figure également parmi les heureuses découvertes. Simple d'utilisation comme le S5700, il offre de bonnes performances, tant au niveau de l'acquisition d'images avec une mise au point rapide et un mode rafale élevé, qu'au niveau de la plage focale, ce bridge embarquant un impressionnant zoom 15 x que l'on pourrait presque qualifier de grand angle dans la mesure où il débute à 31 mm.
Délibérément simple (le Kodak Z710) ou trop expert (l'Olympus SP-550 UZ), les deux autres bridges de notre comparatif passent à côté de cette frange d'utilisateurs « mi-amateurs / mi-avertis », qui représente pourtant une bonne partie du public des bridges. En se « spécialisant » ainsi, ils oublient presque de se démarquer des catégories voisines d'appareils, le Kodak Z710 pouvant passer pour un gros compact avancé (plusieurs modèles tels que les
TZ2 et TZ3 de Panasonic offrent aujourd'hui un zoom 10 x), tandis que le SP-550 UZ va voir trop près du côté des reflex (en terme de prix notamment) pour ne pas avoir à subir la comparaison. Bien construit et effectivement polyvalent, le SP-550 UZ nous fait pourtant prendre conscience de l'un des problèmes majeurs des bridges, qui est d'être peu évolutifs. Certes un peu plus onéreux que cet appareil, un reflex entrée de gamme pourra accueillir de nombreux objectifs spécialisés (permettant notamment de mieux travailler sur la profondeur de champ) ainsi que des accessoires de type flash externe, sans compter qu'il délivrera des images plus propres (ne dépassez pas les 400 Iso avec le SP-550 UZ) et à une cadence plus soutenue. Avant d'acquérir le SP-550 UZ, posez-vous donc la question de vos besoins et de leur évolution sur les mois et les années à venir, tant il est vrai que le nivellement des prix entre bridges avancés et reflex entrée de gamme amène de plus en plus à douter de la pertinence des premiers.
L'un de ces compacts vous intéresse ? Retrouvez-le dans le Comparateur de Prix :
Comparer les prix du Kodak EasyShare Z710
Comparer les prix du FujiFilm FinePix S5700
Comparer les prix du Panasonic Lumix DMC-FZ8
Comparer les prix du Olympus SP-550 UZ
Comparer les prix du Sony Cyber-Shot DSC-H7