Pioneer BDR-101A
Tout premier graveur Blu-ray à sortir des usines de Pioneer, le BDR-101A se destine à nos chers PC. Se présentant au format 5,25 pouces, comme tous les graveurs actuels, le dernier né de la firme nippone dispose d'une interface IDE. Avec une façade grise ressemblant à s'y méprendre à celles des graveurs DVD de la marque, le BDR-101A mesure une vingtaine de centimètres sur la longueur et semble donc particulièrement imposant face aux derniers graveurs dont les dimensions s'établissent plutôt autour des 17 centimètres. La façade héberge le minimum vital avec une diode, une fente de ventilation, un bouton d'éjection maintenant arrondi sans oublier le dispositif d'éjection d'urgence et le logo Blu-ray qui orne le tiroir. La connectique arrière est simplifiée avec, outre le connecteur IDE, un connecteur Molex, un cavalier de configuration (maître, esclave) et une sortie audio.
En ce qui concerne les caractéristiques techniques, le BDR-101A s'appuie sur un chipset maison, en l'occurrence le PD5912A ici épaulé par 8 Mo de mémoire cache. Précisons à ce sujet que si Pioneer dote son graveur de 8 Mo, cette quantité est uniquement réservée aux disques Blu-ray. Lors de la gravure des DVD, le BDR-101A n'offre que 2 Mo de mémoire tampon curieusement reconnus par Nero à hauteur de 1,6 Mo. En désossant la bête on s'aperçoit qui plus est que son circuit électronique affiche une taille impressionante, qui fait contraste avec les PCB des graveurs DVD habituels. Question mécanique, la tête de lecture du BDR-101A dispose d'une seule lentille laser capable de lire et d'écrire à la fois sur les DVD et sur les disques Blu-ray. Les autres parties mécaniques du BDR-101A sont grandement héritées des graveurs DVD de Pioneer avec un moteur à basse consommation ou encore un système dit Ultra-DRA qui vise à minimiser les vibrations.
Incarnant la première génération des graveurs Blu-ray, le BDR-101A affiche des capacités un rien limitées, le graveur faisant complètement l'impasse sur les CD-ROM que ce soit en lecture ou en écriture ! Il demeure toutefois compatible avec les DVD en lecture et en écriture, mais ses vitesses sont loin d'égaler celles des ténors du genre. Pioneer annonce en effet une vitesse de 8x en écriture pour les DVD-R et DVD+R, contre 4x pour les DVD-RW et DVD+RW. Les DVD double couche sont gérés, mais il faudra se contenter de 2,4x en écriture pour les DVD+R et 2x pour les DVD-R. Côté vitesse de lecture, Pionner se borne à offrir du 8x pour les DVD-ROM, ce qui est un rien réducteur. Naturellement les premiers acheteurs du BDR-101A ne seront vraisemblablement pas sensibles aux limitations en ce qui concerne la partie DVD, les vitesses Blu-ray les intéresseront avant-tout. En la matière, Pioneer propose une vitesse d'écriture de 2x pour les BD-R et BD-RE, alors que les BD-ROM, BD-R et BD-RE seront lus à la même vitesse. Pas de quoi donc s'enthousiasmer outre mesure.
Terminons en évoquant la problématique des protections. Il faut en effet préciser que le BDR-101A est doté de l'AACS, la technologie de protection du contenu vidéo qui vise à empécher toute copie. Celle-ci offre deux niveaux d'authentification. Non seulement le logiciel de lecture vérifie le statut AACS du disque, mais le disque vérifie à son tour le statut AACS du logiciel : une fois les deux statuts confirmés, la lecture vidéo peut démarrer. Le BDR-101A intègre également le standard MMC, qui fait partie des spécifications AACS et qui permet de réaliser des copies numériques des disques BD-ROM pour les visionner sur un Media Center, les diffuser sur le réseau de votre maison ou encore les transférer vers un lecteur portable. Et comme si tout cela ne suffisait pas, le graveur prend en charge le BD+, une fonction qui permet de mettre à jour la protection AACS au cas où celle-ci viendrait à être cassée, et ce, en diffusant une mise à jour silencieuse sur les nouveaux disques.
Circuit électronique du BDR-101A : il y a du monde !