Conclusion
Sur le papier le Dimage Z1 avait l'étoffe d'un champion avec des caractéristiques alléchantes. Optique dix fois, capteur 3.2 Mégapixels, système de visée de type reflex, flash d'appoint puissant, fonctionnement entièrement manuel, constituent autant d'atouts pour un appareil vendu dans les 400 euros TTC. S'ajoutaient à cela une très bonne autonomie, et un design plutôt séduisant si l'on omet une qualité de fabrication un peu trop légère. Hélas, trois fois hélas, le Z1 trébuche sur l'essentiel à savoir la qualité photographique. Ici, il n'est pas question de petits reproches mais de graves défauts qui nuisent véritablement à la qualité des clichés. L'appareil manque de définition et de piqué, il gère assez mal la profondeur de champ, et provoque un certains nombres de flous à cause d'un micrologiciel vraisemblablement mal programmé et d'une optique fort peu lumineuse. S'ajoute à cela des aberrations chromatiques tendant à rendre certaines parties de l'image violette.
Malgré un prix alléchant et des fonctionnalités en pagaille, le Z1 ne brille donc pas par ses aptitudes en terme de qualité photographique, d'autant que pour une poignée d'euros supplémentaires vous pouvez acquérir un modèle équivalent, le Kodak DX6490, qui réalise pour sa part de biens meilleures épreuves. Nous terminerons en exprimant notre déception, cet appareil n'étant à nos yeux pas digne de porter la griffe Minolta tant les photos qu'il produit sont décevantes. Nous nous contenterons d'espérer la publication d'une mise à jour du firmware qui pourra peut-être corriger les cafouillages du mode automatique. Reste que Minolta propose un appareil diablement complet en terme de fonctionnalités qui reste simple d'utilisation et pourra séduire certains utilisateurs grâce notamment à son prix particulièrement attractif et à la rapidité de son système autofocus.