Bientôt un mode "voiture" sur les téléphones ?

Le mode "avion" existe depuis très longtemps mais il n'empêche pas, cependant, le fonctionnement du téléphone, il coupe simplement les communications, qui ont longtemps été soupçonnées de pouvoir perturber les commandes électriques de vol. Cette interdiction est progressivement levée, partout dans le monde. Mais voilà maintenant qu'un mode « voiture » pourrait prochainement apparaître sur nos téléphones.

Un mode voiture pour ne pas gêner les conducteurs ?


Somme toute, rien que de très logique. Rédiger un texto en conduisant est réputé multiplier le risque d'accident par... 23 ! C'est pour cette raison que l'autorité américaine des transports routiers (NHTSA) aimerait obtenir des constructeurs de smartphones qu'ils inventent un mode « voiture ».

Ce mode, (qui pourrait se déclencher automatiquement grâce aux capteurs de mouvements intégrés), forcerait tout d'abord l'appairage avec le système audio du véhicule, ou l'ordinateur de bord, même sans Apple CarPlay ou Android Auto.

Hausse de l'utilisation du téléphone au volant
Le risque d'accident sur la route est multiplié par 23 lorsqu'on rédige un sms en conduisant

Pas de réponses possibles aux SMS en conduisant


Ensuite, il limiterait les fonctions du téléphone au minimum utile à bord : les applications de navigation seraient ainsi autorisées, ainsi que le téléphone. En revanche, si les SMS pourraient continuer à s'afficher, les fonctions de réponse seraient limitées à leur strict minimum, en n'affichant pas le clavier ! Seule une réponse vocale serait possible.

De même, le téléphone ainsi placé en mode avion ne pourrait pas afficher de vidéos, ni non plus permettre le défilement dans des pages web, tant que le véhicule serait en mouvement.

On peut évidemment imaginer que le téléphone, comme dans Waze, alerte l'utilisateur, et lui demande expressément si celui qui interagit est passager ou conducteur. Mais la recommandation de l'autorité des transports américaine va plus loin, puisqu'elle suggère de limiter de manière drastique le nombre d'applications utilisables quand le smartphone détecte du mouvement.


Mais tout cela pour l'instant, n'en est qu'au stade des recommandations, pas des exigences... Pour rappel, dans un accident sur quatre, au moins l'un des conducteurs impliqués utilisait ou avait utilisé son smartphone dans les instants qui ont précédé le drame.

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Modifié le 28/11/2016 à 19h06
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