Piratés, les robots sexuels pourraient vous assassiner

Les fans de la série Westworld de HBO le savent : si les robots prennent conscience de leur situation, ils pourraient se retourner contre leur créateur. Ils passeraient alors outre une des trois lois de la robotique d'Asimov, qui dit qu'un robot doit, dans sa programmation, avoir pour instruction de ne jamais blesser les humains. Mais lorsque la conscience prend le dessus, cette programmation pourrait n'avoir plus d'impact sur les actions des robots.

C'est, en gros, la crainte d'Elon Musk concernant l'Intelligence Artificielle. Mais la mise en garde du professeur Nick Patterson de l'Université de Deakin en Australie ne concerne pas l'IA. Elle concerne le piratage.

Les robots sexuels : futurs assassins à distance ?


Les robots sexuels sont le futur de l'industrie des sextoys et, surtout, de la prostitution : ils pourraient à la fois être achetés par des particuliers ou être intégrés dans des bordels de nouvelle génération. Ainsi faisant, à terme, les robots sexuels pourraient éliminer le problème de la prostitution illégale et des réseaux clandestins.

Mais avant ça, il faudra les développer : plusieurs entreprises sont sur le créneau et elles espèrent rendre accessibles ces robots sexuels au plus grand nombre dans les années qui viennent. Ces derniers devront être réalistes autant sur le plan de l'apparence qu'au niveau des gestes. Sans avoir pour objectif de faire des robots façon Westworld, ce qui relève de la science-fiction pour l'instant, les androïdes devront être en mesure de tromper l'Homme. Et c'est justement ce côté réaliste qui pourrait les faire devenir des assassins.

Sophia robot androide


Un piratage pour prendre le contrôle du robot sexuel


Selon le professeur Nick Patterson, interrogé par le Daily Star, le piratage des robots pourrait être beaucoup plus simple que le piratage des smartphones. Des propos difficiles à confirmer à l'heure actuelle, mais le risque existe : même en supposant une difficulté identique pour le piratage des robots (sexuels et non) et des smartphones, on remarque bien que les hackers arrivent à leurs fins. Mais le professeur Patterson estime que les robots sexuels seront reliés à une interface, en tout cas les premières versions, et que cette interface, reliée à Internet, permettra le piratage.

Une fois le robot piraté, le hacker en aurait le contrôle : il pourrait donc le transformer en un assassin. Les robots sexuels, à l'apparence humaine, devraient être en mesure de se déplacer comme un humain. Ils pourraient donc être capables de prendre un couteau et de trancher une gorge (ou tout autre type de meurtre qui viendrait à l'esprit du hacker).

Une solution possible serait de créer un OS pour les robots comme il en existe pour les smartphones. Le piratage serait alors rendu bien plus difficile voire impossible si le robot n'est pas relié à Internet.

Modifié le 12/09/2017 à 10h38
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