Le Hololens rendra plus sûre la chirurgie du dos

Destiné principalement au marché des professionnels, le casque de réalité augmentée de Microsoft s'enrichit d'une nouvelle application dans le domaine de la chirurgie du dos. La société Scopis, spécialiste des applications de VR dans le domaine médical, promet des opérations de la colonne vertébrale plus sûres, plus rapides et plus précises.

Des déclinaisons sont d'ores et déjà envisagées dans les domaines de la neurochirurgie et de la chirurgie digestive.

Des moniteurs virtuels dans le champ de vision


Un casque Microsoft Hololens sur les yeux, le chirurgien se penche sur son patient. Celui-ci profondément endormi, doit se faire poser des implants sur des disques vertébraux. D'un simple geste de la main, le chirurgien ouvre dans son champ de vision un moniteur virtuel, qui lui offre instantanément une modélisation en 3D de la zone d'intervention. Voici résumée la démonstration plutôt impressionnante des performances offertes par la plateforme de navigation holographique développée par l'Allemand Scopis.

Dans la vidéo ci-dessous, on constate que le travail du chirurgien est considérablement facilité : la 3D augmente la précision du geste, permet au chirurgien d'être guidé en temps réel par l'imagerie sans quitter des yeux son patient. La durée d'intervention est considérablement réduite.



scopis hololens


Un Hololens lui-même augmenté


L'industrie, l'armée et la médecine ont recours depuis longtemps à l'imagerie 3D. Mais le développement des casques de réalité augmentée, aussi perfectibles soient-ils, offre des perspectives nouvelles au corps médical. Dans la vidéo, on constate tout de même que Scopis ne fonde pas toute sa technologie sur les détecteurs de mouvement de l'Hololens : le tour de tête est bardé de capteurs, qui accroissent sensiblement la précision du casque.

Scopis revendique d'avoir convaincu plus de 10 000 chirurgiens dans le monde d'exploiter ses applications en réalité augmentée dans plus de 50 pays. La compagnie imagine déjà des déclinaisons possibles de la réalité augmentée dans d'autres spécialités, comme la neurochirurgie. L'environnement virtuel permettra par exemple d'améliorer la localisation d'une tumeur cérébrale.




Modifié le 12/05/2017 à 13h44
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