// Test Sony Cybershot HX9V : la nouvelle référence !
Publié par Aurélien Audy le Mercredi 29 Juin 2011
Sony Cybershot HX9V
Sony est un de ceux qui est arrivé le plus tard sur ce créneau aujourd'hui porteur des compacts à optique puissante. Il y a avait bien eu le H3 en 2007, mais l'appareil en zoom 10X ne démarrait qu'à 38 mm. Il faudra attendre le HX5V début 2010 pour avoir à la fois l'amplitude et le grand angle. C'est aujourd'hui son successeur, le HX9V, que nous testons.| Sony Cybershot HX9V |
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| Caractéristiques photo | |
| Pixels réels / Résolution max |
16,2 Mpix / 4 608 x 3 456 pixels |
| Capteur - taille | CMOS rétro-exposé - 1/2,3'' |
| Zoom | 24 - 384 mm (16 X) |
| Ouvertures max / stab |
f3,3 - f5,9 / mécanique |
| Ecran |
3'' / 921 600 pixels |
| Sensibilités |
100 à 3 200 ISO |
| Obturateur |
30 s - 1/1 600 s |
| Macro |
5 cm |
| Portée du flash |
5,6 m maximum |
| GPS / Format RAW |
Oui / Non |
| Stockage |
SD/SDHC/SDXC/MS à MS PRO-HG Duo + 19 Mo interne |
| Connectique | Mini HDMI + Port propriétaire |
| Autonomie annoncée | 410 photos (CIPA) |
| Dimensions | 104,8 x 59 x 33,9 mm |
| Poids | 244 g |
| Alimentation | Batterie Li-ion 960 mAh |
| Caractéristiques vidéo | |
| Qualité max | 1080p en 50 im/s |
| Conteneur - codec | AVI (MP4) ou MTS (AVCHD) |
| Son | Stéréo |
| Zoom / AF pendant vidéo | Oui / Oui |
| Vidéo stabilisée | Oui, optique |
Prise en main et ergonomie du HX9V
Le HX9V conserve un air de famille avec le HX5V. Mais juste un air… En effet, le bloc optique plus conséquent s'est recentré, question d'équilibre, le boîtier s'est épaissi (34 mm contre 29 mm) et considérablement alourdi (244 g contre 200 g). Malgré cela, la prise en main reste des plus agréables, grâce à la poignée grippée (revêtement en caoutchouc à picots) et au repose pouce ergonomique. La finition du HX9V apparaît on ne peut plus sérieuse, rappelant que l'appareil appartient au haut de gamme de sa catégorie.
Autre évolution appréciable : l'écran a vu sa résolution quadrupler par rapport au HX5V, de 230 000 à 921 000 pixels. L'affichage est superbe : fin, lumineux et visible en toutes circonstances. Il y a malheureusement un mais : l'écran sature beaucoup plus qu'il se doit, et dénature ainsi complétement la prévisualisation. Qu'on se rassure, les couleurs elles sont correctement capturées sur la photo finale, mais c'est tout de même embêtant…
Du côté des commandes, le HX9V brasse large. Il parvient en effet à proposer une approche qui pourra autant convenir à un utilisateur débutant (guide intégré, mode automatique supérieur…) qu'à un utilisateur plus aguerri (mode manuel, roue crantée, touche custom personnalisable, mode MR enregistrable, braketing…). C'est assez rare qu'un appareil puisse jongler entre deux univers aussi opposés. On pourra ainsi le voir comme un compact évolutif : on commence par le tout automatique bien expliqué, et on apprend au fur et à mesure à utiliser des fonctions avancées. Mais d'autres pourront aussi le voir comme un appareil qui n'a pas su choisir son camp…
Guide faisant office de mode d'emploi illustré, sélecteur de modes très variés, la roue crantée à l'arrière et touche custom
L'interface est toujours la même : simple, efficace et conviviale. La touche Menu fait apparaître un bandeau latéral avec les principaux réglages, et la dernière entrée de ce bandeau amène aux paramètres plus généraux de l'appareil. On pourra seulement reprocher quelques petites lenteurs, notamment lors des transitions d'un mode à un autre ou encore pour passer de la capture à la lecture d'images. Rien de grave, mais si Sony peut optimiser la chose à la prochaine mise à jour de firmware, on ne dira pas non. Idem, le HX9V ne propose pas de ratio d'image 3:2, mais que du 4:3 et du 16:9, une aberration de principe qui sera nous l'espérons corrigée !
Reste à parler du flash : l'unité est de type pop-up, mais elle ne sort pas dès l'allumage, l'éclair est assez puissant, mais pas réglable. Pour la connectique, Sony propose du mini HDMI ainsi qu'une liaison filaire propriétaire. L'appareil accepte les cartes Memory Stick mais ne se cantonne pas à la technologie maison : les cartes SD sont aussi les bienvenues. En matière d'autonomie, Sony annonce 410 vues d'après les normes CIPA : l'utilisation du GPS divise quasiment ce chiffre par deux !
Performances du Cybershot HX9V : réactivité et objectif
Le HX9V n'est pas franchement un lève-tôt, puisqu'il met 2,2 s pour allumer son écran, auxquelles s'ajoutent 0,5 s pour enchaîner le premier déclenchement. Et comme nous l'avons évoqué plus haut, la navigation entre les menus peut révéler quelques ralentissements. Mais en dehors de ça, le HX9V est le plus rapide de tous ! La latence au déclenchement est aussi faible que l'autofocus est rapide, et ce au grand angle comme au téléobjectif. Impressionnant ! Il faut dire que l'appareil fait une mise au point permanente qui facilite grandement le travail. En conditions lumineuses défavorables, la mise au point est inévitablement plus lente, mais moins que la concurrence. Et quelle fiabilité ! Bref, bravo à Sony ! Sans oublier bien sûr la rafale à 10 im/s en pleine résolution (elle immobilise l'appareil pendant 6 s environ pour l'écriture des images, ce qui reste tout à fait acceptable) !
Avec le HX9V, Sony inaugure une formule optique intéressante : un 24 – 384 mm avec stabilisation optique, qui ouvre à f3,3 – f5,9. Ce qui nous fait donc un zoom ultra grand-angulaire avec facteur 16X, une belle progression sur l'ancien 10X ! Mais sur le papier, le Schneider-Kreuznach de Samsung est encore plus généreux… La stabilisation optique bien connue fonctionne parfaitement : il faut descendre à 1/10e de seconde pour commencer à avoir plus de photos floues que de nettes. C'est une des meilleures stabilisations, avec celles de Panasonic et Canon !
Alors, que vaut cette nouvelle formule optique ? En début de zoom (24 - 140 mm), elle est redoutable ! Très piquée au centre et encore bien nette sur les bords. Vers la moitié du zoom (au-delà de 140 mm), le piqué commence à souffrir d'un micro effet de piquetage des contours, un peu comme des artefacts d'une compression Jpeg excessive, mais en beaucoup plus léger bien sûr et surtout très localisé. À 384 mm en revanche, cet effet devient assez prononcé provoquant une perte de netteté consistante. Et l'homogénéité chute manifestement. Ça ne se voit pas au format écran, seulement quand on zoome en taille réelle. Notez que pour toutes les focales, le HX9V propose deux ouvertures, une grande et une petite. À 384 mm, vous aurez le choix entre f5,9 ou f14 : cette dernière valeur provoque en plus de la chute de piqué une diffraction importante. Globalement il est conseillé de rester en dessous de f8 avec cet appareil. La gestion de la distorsion est exemplaire, notamment à 24 mm où le barillet reste léger alors que la concurrence a tendance à enfler davantage. Côté aberrations, le HX9V est assez classique : pas de problème notable, mais pas de miracle non plus sur les scènes typiquement sensibles.
Qualité d'image et hautes sensibilités
Le HX9V adopte une approche typée pour gérer les hautes sensibilités. Approche clairement dictée par le besoin de contenir l'entassement du nombre de pixels (16,8 millions réels et 16,2 effectifs) sur un capteur certes CMOS rétro-exposé, mais de 1/2,3 pouce seulement (plus petit donc que celui du F550 EXR de Fujifilm). Soit une densité de 59,8 Mpix/cm² pour le capteur Sony ! Verdict ? À 100 ISO, le résultat est très propre, aucun problème. À 200 ISO, on commence à percevoir un début de lissage, mais il reste beaucoup de détails, le rendu est toujours bien pur. À 400 ISO, le lissage devient assez marqué, certains détails ont disparu ou deviennent illisibles en taille réelle, comme la référence écrite sous l'inscription Intel du processeur (extrait 2). Mais compte tenu de la taille des images, le format A3 sortira encore bien. À 800 ISO, bonne surprise, le résultat n'évolue guère ! C'est à 1 600 ISO que le traitement passe une vitesse supérieure : là il va falloir songer à devenir plus raisonnable sur le format de tirage souhaité : A4 grand maximum. Et à 3 200 ISO, le gros des textures a été lessivé, mais plus proprement qu'avec certains concurrents. Du 10 x 15 cm passe encore.
Un rendu lissé donc, mais avec un traitement bien maîtrisé. La performance est d'autant plus notable que le capteur très dense ne devait pas être facile à dompter. Sony propose par ailleurs le même mode Anti flou de mouvement que celui découvert sur le NEX-5. Le processus est identique (capture et assemblage automatique de plusieurs photos), le résultat est assez similaire (toute proportion gardée, un capteur de 1/2,3 pouce ne pouvant pas égaler un APS-C…).
A gauche une photo capturée à 3 200 ISO en natif, à droite une photo avec le mode anti-flou de mouvement. On note que le nombre d'ISO est aussi de 3 200 dans le deuxième cas
Le HX9V se débrouille très bien pour tout ce qui est mesure d'exposition. L'évaluation de la balance des blancs donne également satisfaction dans la plupart des cas, mais on notera qu'avec certaines lumières artificielles piégeuses, l'appareil tend à reproduire ce qu'il voit et non pas à neutraliser l'éclairage. Il faut alors passer en balance préréglée ou effectuer une mesure manuelle. Il reste également la possibilité d'ajuster toute balance sur un quadrillage à deux axes. Enfin, le flash n'est pas réglable, mais assez puissant.
Fonctionnalités et vidéo
Le HX9V est doté d'un GPS, épaulé d'une boussole électronique. Donc non seulement l'appareil vous localise, mais en plus il oriente vos photos : vous savez donc de quel côté vous regardiez au moment de déclencher. Pas capital, mais ça ne fonctionne pas trop mal en utilisant Picture Motion Browser, le logiciel maison fourni par Sony. Il y a quelques approximations, mais dans l'ensemble c'est efficace. Maintenant, si vous tenez à faire un maximum de photos avec une charge de batterie, désactivez le GPS !
Boussole électronique (le nord est en rouge), logiciel PMB avec localisation et zoom sur la cartographie des images, avec l'orientation en bleu
Maintenant la force du HX9V, c'est qu'il cumule bon nombre de fonctionnalités, à la fois simples à mettre en œuvre et plutôt efficaces dans les résultats qu'elles produisent. À commencer par la panoramique à main levée. Elle s'effectue comme sur les appareils de Fujifilm et Nikon : on choisit la taille finale désirée, le sens de capture, on presse le déclencheur et il ne reste qu'à balayer l'horizon. Grosse performance du HX9V : il propose un mode panoramique HD qui sort des images de 10 480 x 4 096 pixels !!! Assez bluffant, même si les contours ont toujours tendance à créneler dès qu'on balaye trop vite ou pas assez droit. Il faut le coup de main.
Arrive ensuite le mode Correction Contre-jour HDR (High Dynamique Range). Son principe : prendre trois vues exposées différemment pour en constituer une, correctement exposée aussi bien dans les hautes lumières que les ombres. Rudement utile avec des scènes très contrastées. Juste deux bémols : d'une, l'intensité de l'effet n'est pas dosable (comme sur le NEX-5 par exemple où on pouvait choisir le nombre l'écart moyen d'exposition en EV). Et de deux, comme l'appareil prend trois photos, si le sujet bouge prend la capture, les contours peuvent se dédoubler ou même se tripler…
Et dernière particularité, l'effet flou de profondeur. Le but : produire des portraits avec un visage bien net et un arrière-plan flou. Pour ce faire, l'appareil effectue une reconnaissance de visage puis enchaîne plusieurs vues avec des mises au point différentes. Il applique ensuite le flou de la mise au point déréglée autour du visage. Le rendu est assez saisissant… quand ça fonctionne. En effet, le traitement exige une distance au sujet de 30 cm pour maximiser les chances de réussite. Et le détourage n'est pas toujours totalement approprié.
Le HX9V propose également un mode 3D, produisant soit une photo, soit une panoramique, soit un assemblage de panoramiques. Dans ce dernier cas, l'appareil restitue une sorte d'image en 3D isométrique, qu'on fait bouger en inclinant l'appareil relié au téléviseur 3D. Marrant, mais gadget. Pour ce qui est de la photo 3D et de la panoramique 3D, le résultat est satisfaisant, produisant autant de profondeur que sur le TZ20 de Panasonic, mais avec une image nettement moins bruitée.
Enfin, le dernier atout majeur du HX9V c'est la vidéo. Le meilleur appareil qu'on ait vu à ce jour. Pourquoi ? Parce qu'il filme en 1 080p à 50 im/s, en AVCHD encodé au débit massif de 28 Mbps ! L'image est fluide à souhait et d'une propreté hallucinante. Le tout bénéficiant d'une stabilisation redoutable et d'un autofocus constant et fiable. Le revers ? Outre le fait que le format AVCHD soit assez compliqué à manipuler en montage vidéo, le principal souci est qu'en qualité maximum, la minute de vidéo pèse 190 Mo environ ! Le son stéréo est quant à lui encodé en AC-3 à 256 Kbps, avec une fréquence d'échantillonnage de 48 kHz sur une profondeur de 16 bits : de la qualité en somme, même si le SX230 HS garde l'avantage sur la spatialisation sonore (meilleure disposition des micros).
Conclusion
Difficile de rester de marbre devant le HX9V… L'appareil procure un réel plaisir à l'utilisation et permet d'obtenir simplement des résultats très satisfaisants. L'habile mélange de modes largement automatisés (panoramique par balayage, HDR, flou de profondeur…) et de paramétrages fins (balance des blancs, mode manuel, bracketing, colorimétrie…) permet au HX9V de concerner un public large. Et quel mode vidéo ! Il reste heureusement des points que Sony pourra améliorer sur son prochain HX. L'écran, dont la colorimétrie manque de réalisme (mais l'affichage est très agréable). Le capteur qui pourrait se passer de quelques millions de pixels pour faciliter la tâche aux ingénieurs en termes de gestion des hautes sensibilités. Ou encore les rares lenteurs de l'appareil, notamment au démarrage, qui pourraient être résorbées. Et puis il reste bien sûr le prix, mais l'écart sur la concurrence est justifié. Un must !
Les plus
- Ergonomie / écran / finition
- Fonctionnalités simples et efficaces
- Stab et AF performants / vidéo
- Traitement d'image lisse mais propre
Les moins
- Saturation de l'écran exagérée
- Un peu lent à l'allumage
- Pas de ratio photo 3:2 / GPS gourmand
- Prix plus élevé que concurrence
Sony Cybershot HX9V
Compact à zoom puissant
Excellent
-
Qualité d'image
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Réactivité
-
Ergonomie
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Fonctionnalités
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Article du Mercredi 29 Juin 2011 par Aurélien Audy









































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