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// Test Opera 11 : le navigateur préféré des power users

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Publié par le Mercredi 23 Fevrier 2011

Opera 11


Après avoir stagné pendant quelques versions, Opera a repris du poil de la bête depuis la version 10.5. La version 11 la suit de près et apporte, entre autres, une nouveauté tardive mais bienvenue : la prise en charge d'extensions ! Pour le reste, pas de gros changement, mais voyons de quoi il en retourne…

Interface


Opera avait procédé à de gros changements dans l'interface avec les versions 10.5 et 10.6 de son navigateur, et on les retrouve avec la version 11, qui bénéficie au mieux de quelques petits effets graphiques supplémentaires. Entre Opera et Firefox pour la version 4, il est difficile de savoir qui a copié sur l'autre, mais une chose est sûre : les deux interfaces ont comme un air de famille. Dans les deux cas, l'inspiration de Google Chrome est manifeste : look Aero, onglets au dessus de la barre d'adresse, et menus concentrés dans un bouton situé en haut à gauche de la fenêtre. Une barre de menu traditionnelle peut néanmoins être rétabile.

Opera 11 interface
Opera 11 reprend en grande partie l'interface de la version 10.6


En revanche, tout comme Firefox 4, Opera 11 ne cède pas à la mode de la barre unique : il est possible d'effectuer des recherches depuis la barre d'adresse, mais un champ de recherche dédié est également présent.

La marque de fabrique d'Opera, son panneau latéral, est toujours présent même s'il est désactivé par défaut, et permet d'afficher les signets, les téléchargements, l'historique ou encore les modules Opera Unite.

Quid de l'intégration avec Windows ? Celle-ci est quasi parfaite. Sous Windows 7 notamment on dispose d'une prise en charge des jumplists pour accéder directement aux sites « Speed Dial », aux sites fréquemment visités ou au démarrage d'une session privée. La barre des tâches affiche la progression des téléchargements, et les aperçus multiples des onglets sont également de la partie, même s'il faudra activer cette fonctionnalité manuellement.

Opera 11 speed dial


Un mot sur les onglets : Opera reste le seul navigateur dont l'interface peut être personnalisée pour afficher les onglets en haut, à gauche, à droite ou en bas de la fenêtre ! En outre, on peut « agrandir » les onglets pour révéler un aperçu du site, ou passer la souris sur l'onglet pour une vignette en surimpression.

Opera 11 onglets agrandis
Opera 11 permet de prendre de grandes libertés avec l'affichage des onglets


Fonctionnalités


La principale nouveauté d'Opera 11 était devenue inespérée : le navigateur norvégien s'ouvre aux extensions. Pendant longtemps, Opera a résisté à emboiter le pas à Mozilla, mais il semble que l'adoption d'extensions dans Google Chrome puis dans Safari ait finalement poussé vers un changement de position. C'est d'ailleurs de ces deux derniers, plus que de Firefox, que se rapproche Opera sur ce point. En effet, il ne faudra pas attendre des miracles des extensions Opera : elles se contentent d'ajouter des barres d'outils, des notifications, ou encore quelques fonctionnalités de type Autopager ou Adblock, mais pas de modification profonde des fonctionnalités et de l'apparence du navigateur comme peut le proposer Mozilla (on parle ici des extensions, pas de la personnalisation générale du navigateur, qui offre un certain degré de customisation par défaut)

Opera 11 extensions
Les extensions sont enfin proposées dans Opera


Si Opera tarde à adopter l'ajout d'extensions, le navigateur proposait déjà des contenus additionnels pour agrémenter les fonctionnalités du navigateur. La nouveauté la plus marquante de la version précédente était la technologie Opera Unite qui permet de transformer son navigateur en serveur de fichiers, de contenus multimédias ou encore d'applications (jeux en ligne, chat…) via l'ajout d'applications créées par la communauté. Unite perdure dans la version 11. L'idée est originale, plutôt bien implémentée, mais ne séduira vraiment que les power users. De la même manière, les widgets introduits avec Opera 9 sont toujours là, mais les extensions devraient les rendre encore plus obsolètes qu'ils ne l'étaient déjà.

Pas de surprise au niveau des téléchargements et des signets. En ce qui concerne les téléchargements, Opera 11 est toujours le plus complet, puisqu'il reste le seul navigateur intégrant, en plus des téléchargements « classiques », une prise en charge native de BitTorrent. La reprise des téléchargements après redémarrage du navigateur est prise en compte. Pour ce qui est des signets, on appréciera, en plus de la gestion complète (ajout d'un « surnom » et d'une description pour chaque site), la possibilité de placer ses sites préférés en « Speed Dial », une mosaïque qui affiche, à l'ouverture d'un onglet, les sites de son choix, auquel on souhaite accéder en un clic. Speed Dial est personnalisable depuis la version 10 : on peut choisir le nombre de vignettes et fond d'écran.

Parlons justement de la gestion des onglets, puisque Opera 11 réserve quelques agréables surprises dans ce domaine. Ainsi, le navigateur permet d'empiler plusieurs onglets pour les laisser de côté et les réduire temporairement. Vous êtes en train de consulter plusieurs sites que vous souhaitez retrouver plus tard alors que vous vous concentrez sur une tâche ? Groupez-les, et réduisez la pile, qui n'occupera alors que l'espace d'un seul onglet, et que vous pourrez retrouver une fois votre travail accompli.

Opera 11 onglets
Regroupement, verrouillage : Opera 11 introduit de nouvelles subtilités intéressantes dans la gestion des onglets


Dans la même veine, Opera a revu le comportement des onglets verrouillés : ils sont alors réduits et poussés à la gauche de la barre. Si d'aventure vous avez tout de même tendance à fermer vos onglets involontairement, la corbeille à onglets à droite de la barre permet toujours de les restaurer. Là encore, on ne peut s'empêcher de retrouver un similitude avec le comportement de Firefox 4. Qui a copié sur qui ?

Les utilisateurs de plusieurs machines apprécieront quant à eux l'intégration d'Opera Link qui permet de synchroniser signets, historique de saisie, réglages Speed Dial, ou encore règles de blocage du contenu entre plusieurs machines, là encore que l'on utilise la version Windows, Mac OS X ou Linux.

On notera enfin la présence toujours intéressante du mode Turbo pour les utilisateurs de clé 3G. Une fois activé, le navigateur passe les requêtes de pages par un serveur qui renvoie, un peu à la manière d'Opera Mini, une version allégée des pages : les images sont compressées et les contenus Flash désactivés par défaut (un clic permet de les réactiver).

Sécurité et vie privée


En plus du filtre anti phishing déjà disponible dans les précédentes versions (et basé sur les données de Phishtank et Net), Opera 11 se dote de quelques nouveautés dans le domaine de la sécurité. Le navigateur affiche désormais en évidence la partie principale de l'adresse pour les URL à rallonge, ce qui permet de détecter plus facilement les arnaques. En outre, il est possible d'afficher des détails sur la réputation du site consulté en passant la souris sur la gauche de la barre d'adresses.

Opera 11 sécurité


Comme tout navigateur qui se respecte, Opera 11 propose un mode de navigation privée, que l'on peut activer sur un seul onglet. Dans ce mode, aucune information sur les sites visités (identifiants, cookies, historiques) n'est sauvegardée.

On évoquera enfin le puissant outil de blocage des contenus qui permet de sélectionner visuellement sur la page les bannières ou blocs à retirer. Le réglage est alors conservé.

Performances


Opera 10.5 introduisait Carakan, un nouveau moteur de rendu Javascript aux performances en net progrès par rapport aux versions précédentes. Les résultats ne bougent pas fondamentalement dans cette version 11 même si des optimisations ont visiblement été réalisées. Dans tous les cas, Opera est actuellement le deuxième navigateur le plus rapide sur les tests Sunspider et V8, si on ne tient compte que des navigateurs en version stable. Internet Explorer 9 et Firefox 4 viendront probablement chambouler cet ordre lorsqu'ils seront disponibles en version finale.

En revanche, par rapport à Google Chrome 9, qui intègre déjà l'accélération matérielle (mais pas par défaut), il peine à afficher de manière fluide des éléments Canvas complexes comme le test FishIETank de Microsoft. Avec la sortie d'Internet Explorer 9 et Firefox 4, Opera comme Safari risquent de se retrouver de plus en plus seuls sur ce point. Pas pour longtemps concernant Opera : la version 11.5 devrait corriger ce manque !

En outre, on regrettera l'absence de processus séparés pour les onglets, un gage de stabilité et de libération rapide de la mémoire.

Compatibilité


Opera 11 obtient un score de 177 au HTML5 Test, plus 7 points bonus attribués pour la prise en charge d'éléments encore non standardisés de HTML5. C'est mieux, par exemple, qu'Internet Explorer 9 mais moins bien que Google Chrome. Pas de problème en revanche sur l'Acid Test 3, passé à 100% depuis la version 10.

Opera 11 Acid Test 3
Opera 11 HTML 5 Test


Le navigateur gère sans problème les principales propriétés CSS3, et notamment les web fonts, ainsi que certaines transitions, mais pas les animations qui restent l'apanage des navigateurs basés sur Webkit.

Quid de la prise en charge des vidéos HTML 5 ? Opera 11 supporte les formats WebM et Ogg, mais pas H264. Cela pourrait être embêtant si Google n'avait pas décidé de retirer la prise en charge du format H264 dans les prochaines versions de Chrome, pour promouvoir justement son WebM. Étant donné le succès grandissant de Chrome, le cheval WebM pourrait ne pas être si mauvais sur le long terme…

Notre avis :


Hormis la prise en charge des extensions, Opera 11 ne diffère pas radicalement de la version 10.6, déjà très au point. On apprécie néanmoins les performances toujours aussi bonnes, même s'il faut mettre un bémol sur l'absence d'accélération matérielle. À l'heure où la plupart des navigateurs s'y mettent, on se réjouit qu'Opera leur emboitera bientôt le pas. Dans tous les cas, malgré certaines fonctionnalités qui n'auront pas grand intérêt une fois sorti du cercle des power users, Opera reste un très bon navigateur, dont la dernière version est un grand cru !


Les plus

  • Fonctionnalités très fournies
  • Verrouillage/groupement des onglets
  • Enfin des extensions
  • Performances excellentes

Les moins

  • Un peu trop power user ?
  • Quelques fonctionnalités gadget
  • Libération de la mémoire lente

Opera 11

Navigateur web

Très bon

  • Fonctionnalités
  • Ergonomie
  • Performances
  • Compatibilité

// Opera : Dossiers relatifs

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Article du Mercredi 23 Fevrier 2011 par Stéphane Ruscher

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