le jeudi 21 janvier 2016

Une nouvelle planète du système solaire découverte via une simulation numérique ?

Deux astronomes du California Institute of Technology (Caltech) pensent avoir découvert une nouvelle planète au sein de notre système solaire. Un astre encore invisible, mais que de nombreux télescopes vont désormais essayer de trouver.

Et si l'histoire de Neptune se répétait ? A la fin du mois d'aout 1846, l'astronome français Urbain Le Verrier, après deux ans de calcul autour de la trajectoire d'Uranus, avait conclu que cette planète subissait une interaction avec un autre corps, plus éloigné de notre Soleil. Il annonçait ainsi l'existence de Neptune, sans même l'avoir vue.

La situation des deux chercheurs du Caltech est tout à fait similaire aujourd'hui : à partir de données observables mais inexpliquées, ils ont réalisé des calculs pour vérifier une hypothèse plausible. En l'occurrence, ils ont ajouté à leurs simulations numériques un corps qui justifierait la déformation dans les orbites de certains corps présents au-delà de Neptune, dans une région nommée ceinture de Kuiper, et qui sont toutes déviées dans la même direction.

Le résultat de ces calculs, publiés hier dans la revue The Astronomical Journal : une planète géante, dix fois plus lourde que la Terre et dont la révolution autour du Soleil prendrait entre 10 000 et 20 000 ans. Sa trajectoire elliptique serait bien plus éloignée du Soleil que celle de Neptune : elle s'approcherait au plus près de ce dernier en frôlant la fameuse ceinture de Kuiper, située au-delà de Neptune.

Neuvième planète

Ces informations sont les seules qui peuvent être déduites du modèle mathématique imaginé par les scientifiques. Pour les autres caractéristiques de cette hypothétique planète, il faudra passer à l'observation.

C'est dans cette optique (sans mauvais jeu de mot) que le télescope géant Keck, à Hawaï, va être mobilisé.
Modifié le 21/01/2016 à 12h10
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