le vendredi 28 décembre 2012

La Chine légalise la suppression de messages et de pages Web

La Chine vient de faire un pas de plus vers le contrôle de sa sphère Internet, en légalisant la suppression de messages et de pages Web au contenu jugé illégal dans le pays.

drapeau chine
La liberté d'expression perd du terrain en Chine : l'agence Reuters rapporte que le pays vient d'adopter une nouvelle réglementation, sous l'égide du parti communiste dirigé par Xi Jinping, légalisant concrètement la suppression de messages et de pages Web. A l'ordre du jour également, l'obligation pour les internautes chinois de s'enregistrer sous leur véritable identité sur les sites et réseaux sociaux qu'ils fréquentent. « Les fournisseurs de services sont tenus d'arrêter instantanément toute diffusion d'informations illégales une fois ces dernières repérées, et doivent prendre des mesures appropriées, y compris la suppression de l'information et la sauvegarde des dossiers, avant de se présenter aux autorités de régulation » précise, entre autres, le document.

En pratique, cette nouvelle réglementation ne changera rien, puisque ces directives sont déjà appliquées depuis longtemps dans le pays. Mais le fait est qu'elles sont désormais officiellement légales, ce qui rend enfin leur pratique légitime par le gouvernement Chinois.

Selon ce dernier, il ne s'agit pas d'inquiéter les internautes, mais de les mettre face à leur responsabilité, comme l'explique le directeur adjoint du parlement des affaires législatives, Li Fei : « Quand les gens exercent leurs droits, notamment le droit d'utiliser Internet, ils doivent le faire en conformité avec la loi et la constitution, et ne pas nuire aux droits juridiques de l'Etat, de la société, et des autres citoyens. »

Les observateurs ne tarderont pas à souligner que la Chine punissait déjà les internautes chinois trop bavards, notamment sur la plateforme sociale Weibo où un « permis à points » est en vigueur depuis mai dernier, pour contrôler les informations qui y sont diffusées. Le site est d'ailleurs entièrement contrôlé par l'Etat, qui bloque l'accès à Facebook, mais également à Twitter et YouTube sur son territoire.
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