// NVIDIA GeForce GTX 670 : Kepler à moins de 400 euros
Publié par Julien Jay le Jeudi 10 Mai 2012
Sommaire
GeForce GTX 670 : les caractéristiques
Puisque la GeForce GTX 670 est une déclinaison de l'architecture Kepler animant le GeForce GTX 680, nous retrouvons logiquement au cœur de cette nouvelle venue une puce GK104. Déclinaison oblige, ses caractéristiques ont été légèrement revisitées, à la baisse évidemment.
Avant d'aller plus en détails, nous considérons que vous êtes déjà familier avec l'architecture Kepler. Si ce n'est pas le cas, un petit tour sur notre dossier consacré au GeForce GTX 680 devrait vous rafraîchir les idées. Rappelons au passage qu'avec Kepler NVIDIA propose une architecture graphique de classe DirectX 11.1 avec prise en charge native du PCI-Express 3.0.
| Radeon HD 7950 | Radeon HD 7970 | GeForce GTX 580 | GeForce GTX 670 | GeForce GTX 680 | |
| Interface | PCI-Ex. 16x - Gen3 | PCI-Ex. 16x - Gen3 | PCI-Ex. 16x - Gen2 | PCI-Ex. 16x - Gen3 | PCI-Ex. 16x - Gen3 |
| Gravure | 0,028 µ | 0,028 µ | 0,040 µ | 0,028 µ | 0,028 µ |
| Transistors | 4,3 Milliards | 4,3 Milliards | 3 Milliards | 3,54 Milliards | 3,54 Milliards |
| T&L | DirectX 11.1 | DirectX 11.1 | DirectX 11 | DirectX 11.1 | DirectX 11.1 |
| Stream Processors | 1792 | 2048 | 512 | 1344 | 1536 |
| Unités ROP | 32 | 32 | 48 | 32 | 32 |
| Unités de texture | 112 | 128 | 64 | 112 | 128 |
| Mémoire embarquée | 3072 Mo | 3072 Mo | 1536 Mo | 2048 Mo | 2048 Mo |
| Interface mémoire | 384 bits | 384 bits | 384 bits | 256 bits | 256 bits |
| Bande passante | 240 Go/s | 264 Go/s | 192,4 Go/s | 192,26 Go/s | 192,26 Go/s |
| Fréquence GPU | 800 MHz | 925 MHz | 772 MHz | 915 MHz (base) 980 MHz (GPU Boost) |
1006 MHz (base) 1058 MHz (GPU Boost) |
| Fréquence Stream Processors | 800 MHz | 925 MHz | 1544 MHz | 915 MHz (base) 980 MHz (GPU Boost) |
1006 MHz (base) 1058 MHz (GPU Boost) |
| Fréquence mémoire | 1250 MHz - GDDR5 | 1375 MHz - GDDR5 | 1002 MHz - GDDR5 | 1502 MHz - GDDR5 | 1502 MHz - GDDR5 |
Évolution de l'architecture Fermi, Kepler conserve dans son agencement la notion de GPC, c'est-à-dire de Graphic Processing Cluster, mais introduit la notion de SMX en lieu et place des SM. Au cœur des blocs SMX, nous retrouvons les processeurs de flux CUDA, ces unités travaillant directement à l'exécution des programmes de shading. Typiquement, Kepler compte deux SMX par GPC ; c'est ainsi que le GeForce GTX 680, avec ses quatre GPC, dispose d'un total de 8 SMX soit 1536 cœurs CUDA. De son côté, le GeForce GTX 670 doit faire avec seulement 7 SMX. Le nombre de processeurs CUDA tombe donc à 1344.
Autre ajustement à la baisse : le nombre d'unités de textures qui passe de 128 à 112. Pour le reste, NVIDIA conserve avec la GeForce GTX 670 le même nombre d'unités ROP que sur la GeForce GTX 680. Le bus mémoire demeure lui aussi à l'identique avec un interfaçage sur 256 bits et la prise en charge de la GDDR5.
GeForce GTX 670 : la puce, GPU Boost encore et toujours
Nous le disions précédemment, le GeForce GTX 670 est animé par une puce GK104 qui demeure gravée en 28nm par TSMC. On retrouve comme sur le GeForce GTX 680 la bagatelle de 3,54 milliards de transistors et ce qui nous intéresse c'est bien entendu les fréquences de fonctionnement de la puce. De base, celles-ci sont identiques au récent GeForce GTX 690. Ainsi NVIDIA propose une fréquence de base de 915 MHz pour le GeForce GTX 670.
Naturellement, il nous faut nous intéresser à la fréquence en mode GPU Boost. Rappelons en effet que depuis l'avènement des GeForce GTX 680, NVIDIA propose une fonction d'overclocking automatique baptisée GPU Boost. Celle-ci a pour but de maximiser les performances de la carte, en augmentant dynamiquement la fréquence du processeur, dans les limites de certains paramètres physiques comme l'enveloppe thermique ou la consommation électrique, un peu à la manière du Turbo d'Intel. Dans les faits notre GeForce GTX 670 a deux fréquences annoncées : 915 MHz pour la puce graphique comme évoqué plus haut et 980 MHz en mode GPU Boost.
En réalité, et c'est tout le problème de la technologie GPU Boost, la fréquence de 980 MHz, si elle est effectivement atteinte, est souvent dépassée. Notre échantillon de test va ainsi régulièrement à 1084 MHz : largement au-delà de la fréquence GPU Boost annoncée. Cela pose problème, car il faut bien être conscient que cette très bonne prestation ne se retrouvera peut-être pas sur les cartes du commerce alors que la fréquence annoncée de 980 MHz n'est au final qu'un minimum garanti qui ne correspond pas à grand-chose. Du coup, on ne sait jamais vraiment à quelle fréquence fonctionne la puce et c'est ennuyeux. Les variations d'un modèle à l'autre peuvent être significatives, la variabilité n'étant pas uniquement fonction des conditions d'utilisation, mais également des aptitudes de chaque puce à monter plus ou moins haut en fréquence.
Fréquence de pointe GPU Boost : 1084 Mhz pour notre carte de référence. Bien au delà des 980 MHz annoncés !
Au final, c'est comme si une grande marque d'électroménager vous proposait un réfrigérateur de classe énergétique B qui peut être un classe A ou mieux A+ suivant votre chance, la température de votre cuisine ou le nombre de patates que vous logerez dans le compartiment à légumes. Nous ne saurions trop conseiller à NVIDIA, pour plus de clarté, d'adopter la même transparence qu'AMD et Intel : les deux fabricants communiquent pour leur CPU des fréquences de fonctionnement Turbo maximales et non minimales. Tout de suite, cela change tout.
En ce qui concerne la mémoire, NVIDIA propose la même fréquence de fonctionnement que pour sa GeForce GTX 680 soit 1502 MHz. Précisons que la puce est accompagnée de 2 Go de mémoire.





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