Conclusion
Si l'on devait définir le lecteur multimédia parfait, on demanderait sans doute un appareil connecté, pour lire les contenus distribués sur le réseau, doté d'un lecteur DVD pour une consultation directe ainsi que d'un disque dur permettant l'enregistrement des programmes TV. Difficile à trouver à l'heure actuelle, à moins d'opter pour un ordinateur de type Media Center équipé d'un tuner TV. Si l'on accepte de faire l'impasse sur l'une ou l'autre de ces fonctionnalités, l'offre actuelle propose tout de même quelques périphériques qui facilitent nettement la visualisation de fichiers multimédia sur son téléviseur.
Chez Linksys, on retrouve ce qui a fait la force de la marque Kiss, à savoir une large compatibilité au niveau des formats de fichiers, et une interface sobre mais efficace. Pour ceux qui considèrent que les raffinements cosmétiques ne valent rien face à cette bonne vieille arborescence de fichiers, c'est même le comble du bonheur. Le lecteur optique permet de remplacer son lecteur de salon vieillissant par cette Kiss 1600 sans en perdre le bénéfice principal, la lecture de CD et de DVD.
Netgear offre pour sa part un produit nettement mieux abouti que son premier essai en la matière. On apprécie notamment les différents services en ligne, comme l'accès à YouTube, même si l'usage, dans la pratique, restera sans doute anecdotique, ainsi que de ne pas avoir à lancer un client logiciel sur son PC pour lire les contenus qu'il héberge. L'interface présente pour sa part l'avantage de s'intégrer de façon cohérente dans la logique Media Center, même si l'on peut du coup lui reprocher un certain manque d'originalité. Un prochain firmware devrait toutefois nous offrir un habillage personnalisé, plus gai, ainsi que de nouveaux formats de fichiers, ce qui laisse penser que Netgear a l'intention de suivre son produit.
A l'inverse, D-Link et
DivX ont pris le parti de proposer une interface originale, comme l'a fait
Apple avec son Apple TV. Très réussie sur le plan esthétique, elle souffre parfois d'un léger manque de réactivité. Outre son encombrement réduit, la DivX Box de D-Link offre la prise en charge d'un large éventail de fichiers, qui n'a pas fini de s'ouvrir puisqu'un système de transcodage à partir du PC hôte permettra de lire la quasi-totalité des formats existants. En revanche, il est impératif que le client logiciel reste actif, même pour la lecture de contenus qui seraient stockés à un autre emplacement du réseau local, contrairement aux Kiss 1600 et EVA8000, qui sont par ailleurs capables de tirer parti d'un partage Samba pour accéder à des fichiers du réseau.
Alors que Kiss se positionne aux alentours de 280 euros et que Netgear flirte avec la barre des 300 euros, D-Link parvient quant à lui à un prix au détail d'environ 190 euros, nettement plus attractif. Les DMA, ou Digital Media Adapter, restent une catégorie d'appareils encore relativement onéreux… Reste la question du possible « double emploi » ou de la concurrence des « box » proposées par les fournisseurs d'accès à Internet comme Free, Neuf Télécom / Cegetel / Club-Internet, Orange ou Darty…