Canon DC220
Le
Canon DC220 a été annoncé en janvier dernier en même temps que six autres modèles, trois de type mini-DVD comme lui et trois de type mini-DV. Le catalogue du constructeur compte également des caméscopes enregistrant sur disque dur, ce qui permet de constater qu'il fait encore l'impasse sur une technologie telle que l'enregistrement sur
Cartes Mémoire. Les caractéristiques mises en avant par le DC220 le destinent à un public amateur de longues focales (35 x ici) et de facilité d'utilisation. Qu'en est-il dans la pratique ?
Prise en mains
Le support d'enregistrement utilisé par le DC220 a des répercussions sur la forme de ce caméscope, plus allongé et moins large que les modèles concurrents. Contrairement aux autres modèles, la batterie n'est pas située à l'extérieur de l'appareil. Très fine, elle se loge sous l'écran qui dissimule par ailleurs la prise USB. Autres particularités : le format 16:9 de l'écran, non tactile, et la disponibilité de quelques commandes de lecture à sa base.
La distribution des commandes sur l'appareil n'est pas un modèle d'ergonomie : il est ainsi difficile d'atteindre le joystick puis de passer à l'interrupteur d'un mouvement fluide qui ne fera pas trembler l'appareil. Par ailleurs, le pad à trois touches situé à gauche du viseur est mal placé en ceci qu'il oblige à passer la main devant l'écran et gêne de ce fait la visibilité de l'écran. D'une façon générale, le DC220 est un modèle que vous tiendrez fréquemment à deux mains.
Comme sur le Sony SR-32, le DC220 arrive sans capuchon, celui-ci étant directement intégré à la base de l'objectif. Quant à la connectique, elle est on ne peut plus réduite, le DC220 se contentant de prises DC IN, AV et USB. Contrairement au DC50, plus haut de gamme, ce modèle fait l'impasse sur la télécommande, le flash, l'éclairage à LED et le mode priorité ouverture. Mais quoi qu'il en soit du positionnement de chacun des modèles dans la gamme, on note que tous les caméscopes DVD de la série DC se contentent d'une connectique réduite et font l'impasse sur une griffe porte-accessoires.
Les accessoires
Il est livré avec les accessoires suivants :
- batterie ;
- adaptateur secteur ;
- câble vidéo stéréo ;
- câble USB ;
- bandoulière ;
- CD-Rom (Digital Vidéo Solution Disk).
Manque à l'appel la télécommande dont bénéficient notamment les DC50 et DC230.
Zoom et visée
Le viseur est loin d'égaler celui du Panasonic GS230 pour ce qui est des dimensions et de la luminosité, mais il a le mérite d'exister. On note une petite commande pour le réglage dioptrique située à sa base. Au même format 16:9 que l'écran, son champ est réduit au moyen de bandes noires latérales lorsque vous optez pour le ratio 4:3.
Le zoom est mal dosé, rendant quasi impossible une progression lente et mesurée sur la plage focale. Les choses s'améliorent toutefois nettement lorsque l'on se donne la peine d'aller chercher au fond des menus le réglage qui permet de doser sa vitesse selon 4 valeurs : 1, 2, 3 et standard. Au sujet de la plage focale, on note que le DC220 ne donne aucune information : à part le curseur qui indique grosso modo quelle est la progression, rien n'apparaît quant à la focale utilisée.
Modifiez la vitesse du zoom de façon à bénéficier d'une progression plus constante
Pour aller plus loin
Bridé et pensé pour les situations les plus courantes, le mode Auto ne vous laisse d'autre possibilité de contrôle que celle de la qualité de l'enregistrement : XP (la plus qualitative), SP ou LP. Pour débloquer les autres réglages, il faut le quitter au profit du mode Programme, accessible au moyen du curseur placé sur le dessus de l'appareil. On bénéficie alors de nombreux filtres (volet, noir et blanc, sépia, mosaïque…) et effets d'image (éclatant, neutre, tons chair doux), ainsi que d'une fonction de
Balance des blancs qui comprend une mesure manuelle. Mieux, on accède dans un second temps à un mode priorité vitesse et à une sélection de modes scène (portrait, sport, nuit, feu d'artifice…).
Plus de réglages sont accessibles depuis l'interface du mode Programme
Au final, quel que soit le mode retenu, une simple pression sur le joystick vous permettra ensuite d'accéder de façon assez astucieuse et rapide aux réglages d'exposition et de mise au point.
Enregistrement d'une séquence
Contrairement au Canon DC50 qui dispose d'un stabilisateur optique, il faut ici se contenter d'un dispositif de stabilisation numérique qui a un impact sur la résolution de l'image, qui de 540 000 pixels en mode 16:9 passe à 440 000 pixels lorsque le stabilisateur est activé.
L'enregistrement se fait en XP (le mode le plus qualitatif), SP (Standart Playing) ou LP (Long Playing), en mode 4:3 ou 16:9. Sur un Mini-DVD de 8 cm, vous pourrez enregistrer environ 20 minutes de vidéo en XP, 30 minutes en SP et 60 minutes en LP. Comme dans le cas du Samsung VP-DC175, la lecture du disque et le transfert des données vers l'ordinateur ne pourront se faire qu'une fois le disque finalisé.
Si l'enregistrement est assez simple, les choses se compliquent toutefois lors de cette étape. En effet, pour débloquer le réglage « Finaliser », il vous faudra déjà penser à relier le caméscope au secteur. Une fois cette formalité accomplie, il restera à patienter le temps de la finalisation du disque (ce qui prend de longues minutes), puis le temps du transfert (qui se fait en USB) qui oblige à son tour à prendre son mal en patience. Vous pouvez toutefois éviter le délai lié à cette dernière étape en mettant directement le DVD finalisé dans un lecteur.
Que penser du Canon DC220 ?
Le modèle qui se rapproche le plus du Canon DC220 est le VP-DC175 de Samsung qui, comme lui, fait le choix de l'enregistrement sur Mini-DVD. Sans prétendre faire le tour des avantages et inconvénients de cette technologie, on retiendra que le transfert n'est au final pas des plus aisés. Avant de prétendre lire ses vidéos sur son ordinateur, il faut en effet patienter le temps de la finalisation du disque, puis disposer d'un lecteur adapté au DVD. On est loin de la simplicité des caméscopes à disque dur, que l'on raccorde en USB et qui, une fois reconnus comme des disques amovibles, permettent de sélectionner les vidéos que l'on veut copier de la même façon qu'on le fait pour les photos.
Une fois ces difficultés rappelées, quels sont les grands et petits défauts propres au DC220 ? Le plus visible lors d'une première prise en mains sera le zoom peu progressif et trop rapide pour permettre un cadrage soigné. Heureusement, une option dans les menus permet de corriger cela. Quant au rendu des images, on peut noter que si le Canon DC220 n'est pas celui qui délivre les fichiers les plus riches en détails, il est l'un de ceux qui se sortent le mieux des conditions de faible luminosité, et cela tant en mode photo qu'en vidéo. Sachant que les caméscopes de ce type se destinent à un usage familial (fêtes et autres anniversaires), cette caractéristique est de celles qui comptent.
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