Les dispositifs anti-poussière
Face aux accessoires de nettoyage coûteux et non dépourvus de risques, les dispositifs anti-poussière sont-ils la solution à tous ces problèmes ? Et en quoi consistent-ils ?
Sur ce chapitre, Olympus fait figure de pionnier. Le promoteur le plus connu du système « Four Thirds » est également un spécialiste de l'anti-poussière. Ses boîtiers reflex numériques – les E-300, E-500… et plus récemment les E-510 et E-410 -, sont ainsi équipés en série d'un filtre à onde supersonique. Pour comprendre son fonctionnement, nous vous renvoyons vers la description qu'en fait Olympus
sur son site :
« Un moteur d'onde super puissant placé autour du filtre génère des vibrations ultra-soniques à très haute fréquence. Cela déloge toutes poussières ou particules qui auraient pu se déposer devant le capteur. Celles-ci sont ensuite capturées par un ruban adhésif conçu à cet effet. Le CCD est ainsi débarrassé de toute poussière. »
Les poussières sont délogées au moyen de vibrations ultra-soniques à très haute fréquence.
Depuis quelques mois, nombreux sont les constructeurs qui ont emboîté le pas à Olympus. Sur l'Eos 400D, Canon a ainsi placé un dispositif qui agit de trois façons :
- En réduisant les facteurs de créations de poussières (le bouchon de boîtier a ainsi été repensé de manière à éviter autant que possible l'introduction de poussière lors de sa mise en place)
- En appliquant des technologies antistatiques au filtre passe-bas placé devant le capteur de façon à empêcher le phénomène d'attraction statique de la poussière.
- En actionnant une unité d'auto-nettoyage du capteur à chaque mise sous tension de l'appareil.
A ces dispositifs, Canon ajoute un traitement logiciel qui cartographie toutes les poussières visibles sur le capteur pour permettre de les éliminer automatiquement en post-traitement.
Réduction au moyen de matériaux spécifiques, prévention au moyen de traitements antistatiques puis élimination au moyen de vibrations ultra-soniques et du logiciel Digital Photo Professional
De son côté, Sony fait le choix d'équiper le capteur d'un revêtement antistatique qui oppose une résistance à la poussière. Ce système est complété par un dispositif de vibration du capteur, qui s'actionne à chaque extinction de l'appareil de façon à déloger les poussières. Ce dispositif peut également, au besoin, être activé via le menu de configuration. Pentax (et Samsung avec lui) lui a emboîté le pas en équipant son K10D sorti en décembre 2006 d'un dispositif similaire.
Des principaux constructeurs, seul Nikon s'est à ce jour abstenu d'emprunter cette voie : sage décision ? Un banc d'essai réalisé par la revue
Chasseur d'Images (numéro 291 de mars 2007) pourrait en effet le laisser penser. Ce test des différents dispositifs anti-poussière a en effet mis en évidence l'inefficacité de la plupart d'entre eux (ceux de Canon, Pentax et Sony), seul le pionner qu'est Olympus parvenant à des résultats honorables. Sans nous permettre de nous prononcer fermement à notre tour sur l'efficacité de la solution adoptée par Sony, il va sans dire que l'état dans lequel était l'Alpha 100 au début de notre test va dans le sens de cette conclusion.