Parrot Photo Viewer 7 pouces
Parrot se fait remarquer par des cadres de petites dimensions (les deux modèles de la gamme sont construits autour de dalles de 7 ou 3 pouces) et dont la connectique sort de l'ordinaire. Ce spécialiste des systèmes mains libres utilisant la norme Bluetooth est en effet l'un des rares à faire le pari du transfert d'images sans fil, et ce au point de faire l'impasse sur le lecteur de cartes.
Le Parrot Photo Viewer 7 pouces
Tour d'horizon et prise en mains
Des trois cadres regroupés dans ce comparatif, le plus ressemblant à un cadre photo traditionnel est bien le modèle Parrot. Mis à part le câble d'alimentation qui fait partie intégrante du cadre (aucune utilisation autonome n'est possible, on y reviendra), rares sont les éléments qui viennent indiquer que l'on a affaire à un modèle électronique. On trouve tout au plus, situées au dos du cadre, trois commandes (menu principal, gauche et droite) qui permettront de naviguer dans les menus en l'absence de télécommande.
Comme les autres modèles, le cadre Parrot peut être fixé au mur, et ce très simplement grâce à la fixation présente à l'arrière. Très plat (on ne peut pas en dire autant du modèle Philips ni du Telefunken), il aurait une fois fixé tout de l'apparence d'un cadre « normal » s'il n'y avait ce fil blanc qui l'alimente pour le trahir. Accroché sur un mur blanc, il pourra se faire presque oublier. Ceux dont les murs sont de couleur préféreront en revanche le poser sur un meuble. Pour le faire tenir ainsi debout, il faut fixer à l'arrière la tige métallique avec laquelle il est fourni. On notera également qu'un réglage « inclinaison automatique » activé par défaut permettra au cadre de réorienter automatiquement les photos selon que vous le positionnez en mode portrait ou paysage.
Maintenant que le cadre a trouvé sa place, il reste à l'alimenter en photos ! En l'absence de lecteur de cartes et de port USB, la seule façon d'effectuer le transfert des images est de se connecter au cadre via Bluetooth. Si vous disposez d'un téléphone ou d'un ordinateur portable récent, il y a fort à parier qu'il sera équipé d'une interface Bluetooth et que le transfert ne sera donc pas un problème. Il vous sera en revanche difficile d'envoyer des fichiers depuis votre appareil photo, les rares modèles capables de transférer des images par ondes radio étant les
Ricoh Caplio 500SE et
Kodak Easyshare V610. Dans les faits, les petites dimensions du cadre (7 pouces, ce n'est jamais que 17,8 cm de diamètre), et à plus fortes raisons celles de celui qui le suit dans la gamme (3 pouces), le disposent à l'affichage des petites images issues de téléphones portables. La manipulation se fait d'ailleurs très simplement, le cadre étant reconnu sans difficultés et le transfert des images se faisant rapidement. Le seul point qui pose alors problème est la qualité intrinsèque des images produites par un photophone (et ce même si les modèles récents témoignent de beaux progrès) : a-t-on vraiment plaisir à exposer des images pas très réussies ?
Le cadre est détecté sans difficultés, et le transfert de l'image s'effectue en quelques secondes
On terminera ce tour d'horizon en mentionnant le bouton « On / Off » présent sur le câble d'alimentation, dont la fonction est d'activer l'économiseur d'écran
Du côté de l'affichage
Ce cadre vous permet de créer quatre diaporamas : l'un est constitué de toutes les photos du cadre disposées dans leur ordre d'apparition, tandis que les trois autres permettent de sélectionner les images que l'on souhaite voir affichées ainsi que l'ordre dans lequel on souhaite les voir apparaître. Dans les deux cas (diaporama intégral ou personnalisé), il est possible de peaufiner le diaporama en choisissant les transitions (fondu, mosaïque…) et le minutage (10 secondes, 30 secondes, 1 minute…), voire en optant pour un affichage « aléatoire ».
Le cadre Parrot vous permet de créer jusqu'à 4 diaporamas différents
La création d'un diaporama personnalisé débute avec la sélection des images, qu'il suffit de cocher au moyen d'une simple pression sur la touche centrale. Les étapes suivantes sont ensuite débloquées de façon à nous permettre de choisir les transitions évoquées ainsi que l'ordre d'apparition des photos.
Une fois les images sélectionnées, choisissez les transitions et l'ordre dans lequel elles seront affichées
Que penser de ce fonctionnement par rapport à celui des autres cadres ? On note que la navigation dans les menus est plus simple que dans le cadre du modèle Philips, même si dans les deux cas on se prend à regretter l'absence de télécommande ou d'écran tactile. Le cadre Parrot permet ensuite de créer plusieurs diaporamas, alors qu'un modèle comme celui de Telefunken est étranger à la notion « d'album » ou de diaporama personnalisé. Plus ergonomique et simple que le Philips, ce cadre est également donc plus complet que son second concurrent.
On notera également, pour finir sur ce chapitre, que l'écran n'est pas très lumineux. Par ailleurs et d'une façon générale, les photos risquent d'être moins agréables à regarder, pour la simple raison que les clichés fournis par un téléphone portable sont encore d'une qualité moindre que ceux délivrés par un appareil photo, et que rares sont ceux qui passeront par la case retouche, pourtant si précieuse pour révéler le potentiel des clichés.
Les transitions
Au nombre de quatre, les transitions sont vite revenues, sans compter qu'elles paraissent un peu fades au regard de celles que propose le cadre Philips. Ce manque de variété ne gênera toutefois pas ceux qui apprécient les transitions sobres et classiques.
Deux des quatre types de transition dont se contente le cadre Parrot
Conclusion
Cette conclusion débutera par un avertissement : attention, si vous êtes séduits par le design de ce cadre, à être sûrs de vouloir un cadre auquel on ne peut transmettre des informations que par Bluetooth. Cette interface sans fil n'est en effet ici pas du tout gadget (ce qu'elle est bien souvent par ailleurs). Le transfert d'image ne peut se faire que par ce biais, les cadres Parrot étant dépourvus de lecteur de carte, et même de port USB ! Ces modèles seront donc à réserver aux possesseurs de PDA, téléphones et/ou d'ordinateurs portables. De cet avertissement découle une question (qui s'adresse particulièrement aux utilisateurs de téléphones portables) : avez-vous des photos dignes d'être ainsi affichées ? En effet, ce cadre court le risque d'être desservi par la faible qualité des images prises avec un téléphone portable, gâchant un peu le plaisir qu'il y a à exposer ses photos. Du côté de l'ergonomie, on regrettera (mais, somme toute, à peine) l'absence de télécommande, tant les réglages sont bien ordonnés et la navigation simple au moyen des trois touches disposées à l'arrière du cadre. Simple mais également sobre, ce cadre ne trahit au final son appartenance numérique que par la présence du câble d'alimentation dont il est inséparable. Si ce cadre était autonome (et au passage totalement adepte du « sans fil »), il ressemblerait à s'y méprendre à un « vrai ».