// Les six meilleurs compacts super zoom du moment
Publié par Aurélien Audy le Jeudi 9 Juillet 2009
Sommaire
1. Introduction
Samsung WB500
Samsung s'était déjà frotté à la conception d'un compact à zoom puissant : c'était en juillet 2006 avec le NV7, qui embarquait un objectif 7X assez proéminent tout de même. Depuis plus rien de tel. Il aura fallu attendre le début de l'année 2009 pour que le constructeur coréen innove avec le WB500 : un véritable concurrent pour Panasonic !
Voir les choses en large
Le WB500 que nous avions déjà testé pour ses aptitudes en vidéo (voir Quel appareil photo pour faire de la vidéo ?) sera désormais décortiqué sous l'angle de la photo. La première impression dès qu'on se saisit du WB500, c'est qu'un constructeur qui soigne autant la finition de ses produits mérite le respect. Boîtier en métal, assemblage sérieux, molette de sélection de modes crantée à l'ancienne, grip au niveau de la poignée, élégance de l'objectif noir Schneider Kreuznach… Il est plus volumineux de quelques dixièmes de centimètres sur chacune de ses dimensions que le TZ7 , mais quelle classe ! Il intègre un capteur 10 Mpix et un écran 2,7 pouces.Samsung WB500
Zoom et qualité d'image
L'objectif à la loupe
La principale spécificité du WB500 réside dans son objectif 10 X, couvrant la plage de focales 24-240 mm. C'est le plus grand angulaire du comparatif ! Alors certes, par rapport au 25-300 mm du TZ7 , le WB500 ne gagne qu'un millimètre sur la focale courte et en perd soixante sur la longue… Mais sachant que ce millimètre représente tout de même 4° d'angle de champ (84° en 24 mm contre 80° en 25 mm), ce n'est pas négligeable pour les aficionados du grand angle ! L'objectif bénéficie par ailleurs d'une stabilisation optique, pouvant être secondée au besoin d'une stabilisation numérique (algorithme complexe). Plutôt une bonne chose étant donné que l'ouverture en position téléobjectif de f:5,8 seulement est très peu lumineuse.Longueur du zoom en position grand angle et téléobjectif
Photo prise à 24 mm puis à 240 mm
Photo WB500 à 24 mm et TZ7 à 25 mm
L'optique du WB500 est-elle à la hauteur de sa griffe Schneider Kreuznach ? Sans être aussi performante que celle du TZ7 signée Leica, il faut reconnaître qu'elle délivre de très bons résultats. A commencer par une distorsion très bien contenue pour une focale de 24 mm. Les aberrations chromatiques sont un peu plus présentes que sur les photos du Panasonic, mais bien moins qu'avec tous les autres APN du comparatif. L'objectif présente une homogénéité suffisante en position télé et intermédiaire mais perd inévitablement de la netteté sur les bords en très grand angle. Quand au piqué, il semble bon même si c'est délicat de l'évaluer. La composante netteté se montre convaincante, mais l'analyse des détails est biaisée par un traitement exagéré de réduction du bruit numérique dès 80 ISO, pire encore que sur l'Easyshare Z915, qui estompe déjà une dose conséquente de textures… Nous y reviendrons, c'est le point faible du WB500. Le fait est que visionnées à une taille raisonnable (A4), les images du WB500 paraissent nettement meilleures que celles de l'APN Kodak. En guise de lot de consolation, le WB500 propose un autofocus très rapide, autant que celui du TZ7 , bien que un peu moins fiable (notamment en faible lumière). Et une stabilisation optique qui n'a rien à envier au Mega O.I.S. de Panasonic.
Absence d'aberration chromatique et test de distorsion
Piqué homogène entre le bord et le centre de l'image à 60 mm
De gauche à droite et de haut en bas : photo sur trépied, puis à main levée avec ISO élevés, avec stabilisation et sans stabilisation
Quid de la qualité d'image
Samsung propose des appareils bien finis et soigneusement équipés, mais jusqu'ici, le constructeur coréen dispose toujours d'une bonne marge d'évolution en matière de traitement du bruit numérique. Dans les hautes sensibilités, un peu comme tout le monde, mais malheureusement aussi dans les basses. Avec un œil scrupuleux, on s'aperçoit en taille originale que dès 80 ISO, le WB500 applique une forte réduction du bruit qui brouille visiblement les textures. Au point où on a presque l'impression d'un effet aquarelle sous Photoshop. Le défaut ne s'arrange pas quand la sensibilité grimpe, même si en termes de conservation de détails, le WB500 devient comparativement un peu moins pire (parce que les autres APN appliquent également un lissage de texture). Il reste toutefois bon dernier, avec notamment une arrivée conséquente de bruit chromatique à 1 600 ISO. Comme pour la plupart des appareils, la qualité bascule assez nettement au-delà de 400 ISO. Oubliez le mode 3 200 ISO, inutilisable. Cela dit, précisons qu'avec son capteur 10 Mpix et sa résolution par défaut de 96 pixels/pouce, une image plein format, c'est-à-dire magnifiée à 100% fait 96 x 72 cm. Soit quasiment du A0 ou en tout cas un bon A1. Donc si vous vous en tenez à du A3 maximum (29,7 x 42 cm), les problèmes de lissage des textures ne vous sauteront pas aux yeux. La question qu'il faut donc se poser, et c'est valable pour tous les APN, est « Allez-vous souvent faire des tirages de cette taille » ?Extrait en taille réelle à 80 ISO, 400 et 1 600 ISO
Impression aquarelle à 80 ISO, extrait de nuit en taille réelle à 1 600 ISO (10 MPix) puis à 3 200 ISO (3 MPix)
Cette gestion grossière du bruit numérique est d'autant plus regrettable que le WB500 restitue à côté de cela une très bonne qualité d'image. Sa mesure d'exposition est excellente : lors de nos tests c'est le seul à n'avoir quasiment jamais brûlé les zones claires dans les scènes contrastées (ce qu'on appelle le phénomène de highlight clipping). La balance des blancs est dans l'ensemble fidèle, même si elle tend à tirer vers le froid de la même manière que celle de Panasonic tire vers le chaud. Et notez que Samsung intègre également son procédé d'équilibrage des scènes contrastées, l'ACB (Auto Contrast Balance), qui fonctionne bien. L'utilisation du flash est sensiblement identique au TZ7 : même puissance, même contrôle de la montée des ISO (et sur le WB500 c'est vraiment crucial) et plus ou moins le même rendu. A la différence près que sur l'APN de Samsung, les teintes chair photographiées au flash sont chaudement restituées, ce qui n'est pas très réaliste mais plus flatteur que le teint blafard habituel. Petit plus ludique du WB500 que les dames apprécient particulièrement : le mode beauté. Il applique un double effet à vos portraits : il applique un léger flou pour gommer boutons et autres aspérités de la peau et bronze artificiellement le teint. Chacun des deux effets peut se doser sur une échelle de trois valeurs.
Portrait au flash sans mode beauté puis avec
Portrait en plein jour sans mode beauté, puis avec
Ergonomie et réactivité
Prise en main
Le WB500 figure parmi ce qu'il se fait de mieux en matière d'ergonomie. C'est en tout cas le mieux conçu du comparatif. Outre sa prise en main agréable, grâce à son grip de poignée ou sa surface légèrement incurvée pour positionner son pouce, le WB500 excelle surtout dans la pertinence de ses commandes et menus. L'accès aux réglages de l'appareil est réparti sur trois boutons différents : un pour le menu principal (touche Menu), un pour les réglages rapides (touche Fn) et un pour les réglages colorimétriques (touche E). Une initiative intelligente qui évite le menu fourre-tout et permet donc d'arriver à ses fins rapidement, plus encore qu'avec les Q.MENU du TZ7 ou FUNC du SX200 IS. On retrouve bien évidemment le pavé multidirectionnel avec ses raccourcis habituels et également un petit levier situé au niveau du pouce pour corriger l'exposition mais dont l'action est personnalisable (ISO ou balance des blancs). Très pratique ! Et pour finir, nos doigts ne peuvent qu'apprécier la précision de la molette crantée de sélection des modes, judicieusement choisis au demeurant (P, M, Auto, Double stabilisation, Beauté, Nuit, Scènes et Vidéo).Commandes supérieures et arrières
Menus principal, Fn et E
Difficile de trouver à redire dans ce domaine. On pourra reprocher éventuellement à Samsung de ne pas avoir trouvé la place de caser l'option Auto Contrast Balance dans le menu Fn : pour l'activer ou le désactiver, il faut passer par le menu principal. Ca sera à peu près les seules fois, avec les opérations de formatage de carte mémoire, où vous aurez à utiliser le menu principal. Puisqu'une fois que vous aurez paramétré la fonction du levier, la qualité de la compression Jpeg et le fonctionnement de la stabilisation, tout le reste passera par les deux menus rapides. Sinon, il faut mentionner que Samsung recourt à une connectique propriétaire qui sert à tout (PC, télé et chargement batterie). Si le côté propriétaire est gênant, le fait par contre que l'APN recharge ses batteries quand on le branche au PC est plutôt appréciable.
Connectique, câble propriétaire et emplacement batterie et mémoire
Au doigt et à l'oeil
Globalement, le WB500 est un des APN les plus réactifs de ce comparatif avec le TZ7 . Il s'allume et capture sa première photo en 3 secondes environ, c'est moyen, mais peut enchaîner sur une deuxième vue en 1,8 seconde. Son autofocus réalise la mise au point en 0,5 seconde dans le meilleur des cas, une belle performance compte tenu du fait que la latence au déclenchement est très légèrement supérieure à celle du TZ7 (0,125 seconde environ). Le mode rafale peut atteindre 6 images par seconde en 0,3 Mpix (640 x 480 pixels) et tout de même 2 images par seconde en pleine résolution. Enfin, pour déployer son zoom du grand angle au téléobjectif et inversement, le WB500 ne met que 2,2 secondes. Enfin la réactivité des menus est tout à fait satisfaisante. Un bon challenger en somme !Fonctionnalités et réglages
Le WB500 fait partie de ces premiers appareils à avoir proposé un mode vidéo en haute définition en 1280 x 720 pixels. Et il le fait plutôt bien, même si le niveau de détails capturé n'égalise pas celui des SX200 IS, TZ7 ou encore Cybershot H20 de Sony. Et le rendu saturé et contrasté ne plaira certainement pas aux puristes en recherche de réalisme. Mais ça c'est une histoire de goût. Les vidéos sont enregistrées en .MP4, encodées en H.264/AVC, et le zoom optique est utilisable pendant le tournage de séquences (l'autofocus se montre moins constant que sur le TZ7 ). En dehors de la vidéo, le WB500 séduira avant tout un public d'amateurs-débutants. Il dispose bien d'un mode manuel mais plutôt limité avec seulement deux choix d'ouverture par focale.Vidéo HD à télécharger :
Après quoi les automatismes prennent le relai : Programme, tout automatique, 15 modes scènes plus la fonction beauté et la position Dual IS (double stabilisation). Pas de panoramique malheureusement mais un choix aide à la composition où vous photographiez d'abord l'arrière plan, puis un sujet (vous par exemple) et l'appareil assemble les deux vues. Un peu gadget mais sympathique et fonctionnelle, la détection des visages propose quatre options différentes : normal (mise au point et exposition ajustées selon le ou les visages), autoportrait (l'appareil émet des bips tel un détecteur de métal pour vous guider), yeux fermés (prend trois photos à la suite si quelqu'un a fermé les yeux) et sourire (prend automatiquement la photo dès qu'un sourire est détecté).
Exemple de noir et blanc avec la colorimétrie classique : un beau rendu !
En matière de réglages, Samsung fait preuve d'une grande générosité : taille de l'image, correction d'exposition, mesure de la lumière (pondérée, centrale, spot, visage), modes autofocus (multizones, centrale, zone sélectionnable, détection des visages, focus manuel), mode de prise de vue (unique, rafale, bracketing…), ISO, balance des blancs… En termes de colorimétrie, le menu E offre un large éventail de possibilités. Vous pouvez choisir des réglages pré définis (accentué, faible, forêt, rétro, cool, calme ou classique), appliquer des effets (noir et blanc, sépia, rouge, bleu, vert ou négatif) et également contrôler la netteté, le contraste et la saturation indépendamment sur 5 niveaux. On ne peut plus complet ! Le WB500 permet enfin de contrôler la puissance du flash via une entrée du menu principal valeur expo. flash qui évite donc d'avoir à dérégler la correction d'exposition normale. En revanche, le mode macro s'avère bien moins performant que sur les appareils précédemment testés, à l'exception du Kodak.
Photo en mode macro
Possibilités d'édition
Le logiciel Samsung Master accompagne le WB500. Il sert au classement et à la retouche des images. Pour l'édition vidéo, il ne prend pas en charge le MP4, le format pourtant produit par le WB500. L'appareil autorise sinon un large panel de transformations d'image : contraste, luminosité, saturation, netteté, ACB, correction des yeux rouges, application de l'effet beauté, filtres de couleurs, recadrer, redimensionner, retourner…Navigation en lecture et menu de retouche du WB500
Galerie d'images prises avec le WB500
Photo au téléobjectif et photo en contre jour ACB activé
Photo de nuit au trépied à 80 et 1 600 ISO
Mise en scène, lumière 5000°K, à 80, 400 et 1 600 ISO (taille d'origine)
Conclusion
Difficile d'estimer le Samsung WB500, puisque d'un côté il est bourré de qualités (ergonomie, finition, zoom de qualité ultra grand angulaire, réglages complets, réactivité, vidéo HD…) mais de l'autre, il possède le défaut majeur de mal gérer les basses sensibilités (et également les hautes sensibilités mais ça c'est plus fréquent). Disons que si les tirages modestes vous suffisent (A3 grand maximum, 10 x 15 cm la plupart du temps), que vous n'êtes pas du style à scruter vos photos dans le détail et que vous utilisez le flash pour vos photos de nuit, le WB500 est un excellent appareil. Dans le cas contraire vous risquerez d'être déçu par ses images. Reste qu'un autre argument de taille pourra faire pencher la balance : son prix, à partir de 200 € !Les plus
- Ergonomie et finition
- Qualité du zoom grand angulaire
- Automatismes et réglages
- Mode vidéo HD et prix
Les moins
- Lissage des textures exagéré à 80 ISO
- Bruit chromatique dès 800 ISO
- Absence de mode panoramique
Samsung WB500
Appareil photo numérique
Bon
-
Qualité d'image
-
Zoom
-
Ergonomie
-
Fonctionnalités















































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