// Les six meilleurs compacts super zoom du moment
Publié par Aurélien Audy le Jeudi 9 Juillet 2009
Sommaire
1. Introduction
Panasonic Lumix DMC-TZ7
Nous voilà arrivés au pionnier en matière de compact à zoom puissant. Fort d'un partenariat avec le prestigieux fabricant Leica, Panasonic s'est depuis longtemps distingué de la concurrence grâce à la qualité de ses objectifs. Le constructeur nippon n'a en revanche pas toujours excellé en matière de gestion de ses capteurs. Le septième opus de la série TZ va-t-il chambouler l'univers de la photo numérique ? Réponse à suivre…
Petit mais costaud
En dehors de l'absence de la bande de grip sur la poignée, le TZ7 reprend à quelques dixièmes de centimètres près le même boîtier que les TZ5 et 4 (il est identique au TZ6). En même temps, pourquoi changer une formule qui gagne : gabarit ultra compact (le plus petit du comparatif), coque en métal, finition très sérieuse… C'est assez hallucinant d'arriver à loger un zoom 12 X dans 3,2 cm d'épaisseur ! Sinon, Panasonic a opté pour un écran 3 pouces haute résolution (460 000 pixels) et un capteur 10 Mpix. Ca commence bien pour le TZ-7!Panasonic Lumix TZ7 vu de dos
Zoom et qualité d'image
L'objectif à la loupe
C'est une formule optique inédite que nous propose là Panasonic. Alors que les précédents TZ n'étaient équipés "que" de zoom 10 X, le TZ7 (et le TZ6 avec lui) porte à 12 X l'amplitude de son objectif, qui plus est avec un grand angle élargi : 25-300 mm s'il vous plait ! Les amateurs de photojournalisme vont apprécier. C'est le plus polyvalent du comparatif avec les Canon et Nikon. Comme pour la quasi totalité des Panasonic depuis belle lurette, l'objectif profite de la stabilisation optique Mega O.I.S. qui a déjà fait ses preuves. Par rapport au SX200 IS, le déploiement du zoom est nettement moins impressionnant : il ne dépasse que de 3 cm au maximum. On notera qu'à la longue focale, l'optique Leica Vario-Elmar capte une bonne luminosité, grâce à une ouverture de f:4,9.Longueur du zoom en position grand angle et téléobjectif
Photo prise à 25 mm puis à 300 mm
Quand on regarde de plus près les performances de l'objectif, on ne peut qu'applaudir Panasonic. La distorsion est mieux gérée que sur l'appareil de Canon, malgré un grand angle plus généreux. Assez bluffant pour du 25 mm ! Les aberrations chromatiques sont tout bonnement inexistantes, sauf dans de rares cas extrêmes où on perçoit vaguement un début de frange violette, et encore… c'est de toute façon indétectable sur une sortie papier. Côté piqué, on dépasse manifestement la concurrence : les détails sont nombreux et fins, les images sont nettes. Cette fois, Panasonic semble avoir mis le holà sur son traitement d'image qui visait à exagérer les micro-contrastes et la netteté numériquement pour renforcer l'impression de piqué. Là le rendu est naturel et c'est tant mieux ! L'homogénéité est bonne également, même si on observe une très légère perte de netteté sur les bords de l'image en grand angle. Pour couronner ce bilan très positif, le TZ7 dispose d'un excellent autofocus, aussi précis que rapide, et d'une stabilisation optique entièrement opérationnelle !
Absence d'aberration chromatique et test de distorsion
Piqué homogène entre le bord et le centre de l'image à 59 mm
De gauche à droite et de haut en bas : photo sur trépied, puis à main levée avec ISO élevés, avec stabilisation et sans stabilisation
Quid de la qualité d'image
Une grande question : « Comment le TZ7 gère-t-il le traitement du bruit numérique ? » La réponse, par rapport aux anciens TZ, est indéniablement « mieux ». L'approche de Panasonic, jusqu'ici très critiquée pour opérer un lissage trop prononcé des textures dès les premières valeurs d'ISO, s'avère beaucoup plus conservatrice. La bonne nouvelle, c'est donc que de 80 à 400 ISO, les résultats sont très satisfaisants ! Si vous réalisez un portrait au soleil, vous distinguerez en zoomant chaque cheveu du sujet car les détails sont très nets. Un bémol toutefois sur les résultats à 400 ISO, où tout dépend de la lumière ambiante. Si vous utilisez cette sensibilité pour figer un sujet en mouvement en plein jour, le rendu sera fin et peu entaché de résidu de bruit. Mais si vous êtes en situation de crépuscule, les traces de bruit de luminance deviennent plus visibles en zoomant à 100%. Le SX200 IS avec des images à la fois douces et détaillées délivre dans ce genre de situation de meilleurs résultats. A 800 ISO, les textures sont fortement lissées, donnant un côté baveux aux images, mais une bonne dose de bruit de luminance est tout de même conservé pour donner l'illusion des détails. Ca fonctionne sur du 10 x 15 cm, éventuellement du A4, mais à 100 % on a les deux inconvénients en même temps. La limite du TZ7 , puisqu'à 1 600 ISO, la dégradation s'accentue avec en prime une coloration violette dans les zones sombres qui marque le retour du bruit chromatique. Quant aux modes 1 600 à 6 400 ISO en résolution réduite (3 Mpix), à part du dépannage ou un tirage en 9 x 13 cm grand maximum, ils ne vous seront guère utiles… Les hautes sensibilités restent encore le talon d'Achille de Panasonic mais les progrès réalisés sur le traitement des basses sensibilités, de 80 à 400 ISO, hissent le TZ7 sur le haut du podium !Extrait en taille réelle à 80 ISO, 400 et 1 600 ISO
Extrait de nuit en taille réelle à 400 ISO, à gauche sur Canon (converti en 10 Mpix), à droite Panasonic
Pas de surprise du côté des autres critères de qualité d'image, le TZ7 conserve les atouts et les défauts des précédents modèles. A savoir une mesure d'exposition et une balance des blancs globalement fiables, malgré une tendance pour la première à sur exposer et pour la seconde à restituer les teintes plus chaudes qu'elles ne l'étaient. Et les teintes chair sont aussi parfois moyennement réalistes (Canon est l'expert en la matière). Mais dans l'ensemble c'est du tout bon ! On apprécie également toujours l'option exposition intelligente, pendant du i-contraste de Canon ou du D-Lighting de Nikon chez Panasonic : autrement dit, une option servant à déboucher les zones sombres pour ajouter de la dynamique. Côté flash, le bon point c'est que l'appareil ne monte pas trop sa sensibilité lorsqu'il est activé, ce qui permet de préserver un niveau de détails satisfaisant. En revanche, les photos sont parfois sous-exposées… Il suffit de modifier la correction d'exposition et le tour est joué. En résumé, grâce à son optique de qualité et à son traitement mieux dosé du bruit numérique, le TZ7 est tout simplement l'appareil qui capture les plus belles photos de 80 à 400 ISO. Au-delà, il se fait rattraper par ses compétiteurs, qui de toute façon se tiennent tous dans un mouchoir de poche.
A gauche portrait au flash en mode Auto, à droite sans flash en plein jour
Ergonomie et réactivité
Prise en main
Si vous connaissiez les TZ4 et TZ5 par exemple, sachez que la seule chose nouvelle sur le TZ7 est la présence d'un bouton rouge au dos de l'APN permettant de lancer le tournage d'une séquence vidéo en à peine deux secondes. Pour le reste, cette septième mouture est identique. Mais comme tout le monde ne connait pas le TZ5, voici quelques impressions sur l'ergonomie. Elle est plutôt bonne mais pas totalement parfaite. Du côté des défauts, ou plutôt des petites choses qui agacent, on pourra mentionner la commande pour passer du mode de prise de vue au mode lecture : étant donné qu'il s'agit d'un interrupteur à deux positions, il est impossible du coup de repasser en prise de vue en pressant le déclencheur… Ou finalement ce fameux bouton rouge pour filmer, qu'on presse souvent par inadvertance et qui fait donc perdre du temps. Attention par ailleurs à ne pas laisser trainer votre majeur droit devant le flash… Et gare aussi à ne pas bouger la molette de sélection des modes, très molle, par inadvertance !Commandes arrières et supérieures
A part ces détails, le TZ7 se montre agréable à utiliser et efficace lorsqu'on souhaite le solliciter de façon plus poussée. On retrouve le traditionnel pavé multidirectionnel, assorti de cinq commandes : flash, correction d'exposition et bracketing, retardateur et macro. Plus le bouton central pour accéder au menu. Les utilisateurs pressés apprécieront énormément la touche Q.MENU (Q pour quick) qui donne un accès rapide aux réglages essentiels de l'appareil via une barre qui apparait en haut de l'écran. Elle offre une meilleure navigation et des réglages plus complets que la touche FUNC de Canon. Autres détails : le mode LCD auto qui ajuste la luminosité de l'écran en fonction de la lumière ambiante (l'écran reste quand même dur à voir en pleine lumière), les entrées programmables MS1 et MS2 qui permettent d'accéder rapidement aux deux modes scènes les plus utilisés, la présence d'un histogramme lisible en temps réel… Le menu, qu'il n'est du coup pas nécessaire de visiter très souvent, est architecturé selon trois onglets, la vidéo ayant sur le TZ7 droit à un onglet dédié. Une bonne chose ! Enfin, on notera que la trappe à connectique est la plus pratique à ouvrir et fermer. Par contre, s'il est de bon ton d'avoir une prise mini HDMI pour un APN pouvant filmer en HD, il est regrettable que Panasonic ait abandonné le micro USB pour une prise propriétaire…
Ecran pendant la visée et menu de réglages rapide Q.MENU
Les trois onglets du menu principal
Connectique et emplacement batterie et mémoire
Au doigt et à l'œil
Le TZ7 sait être rapide dans les instants cruciaux, c'est là l'essentiel. Il affiche une latence au déclenchement d'un dixième de seconde, ça aurait pu être mieux, mais grâce à son système d'autofocus rapide avec pré mise au point automatique, il ne lui faut que 0,5 seconde pour faire le point. Un avantage de taille ! Si à l'allumage, il se situe dans la moyenne avec 2,8 secondes pour prendre sa première photo, il ne lui faut en revanche que 2 secondes entre deux déclenchements. Son mode rafale capture entre 1,8 et 2,3 images par seconde, soit la meilleure performance en pleine résolution. Par contre, son zoom de très bonne qualité est le plus lent à se déployer : 2,8 secondes pour passer du grand angle au téléobjectif et un dixième de seconde en moins dans l'autre sens. Sinon la réactivité des menus est bonne.Fonctionnalités et réglages
Ca n'a pas pu vous échapper, le TZ7 est présenté comme un des meilleurs, sinon le meilleur compact pour faire des vidéos. Et il est en effet très doué sur ce point. Grâce à son encodage en AVCHD, un format mis au point par Panasonic et Sony, il enregistre des séquences haute définition très détaillées mais pas trop volumineuses (env. 2 Mo/s). Ce qu'il se fait de mieux ? Pour visionner les vidéos sur un écran HD compatible (de préférence un Viera…), oui, mais pas pour les regarder sur un PC. Déjà parce que les fichiers AVCHD sont encapsulés dans un format « .MTS » illisible par la plupart des lecteurs sauf VLC. Ensuite, lorsqu'on utilise VLC, on aperçoit lors des mouvements un peu rapides des sortes de plaques transparentes d'artefacts. La qualité capturée par les APN Canon ou Sony est bien meilleure. Sauf si vous installez le logiciel fourni par Panasonic, Arcsoft PHOTO fun STUDIO, auquel cas les bugs d'affichage disparaissent et le niveau de détails augmente considérablement. Mais impossible de retoucher les vidéos ou de les exporter dans un format plus universel sur notre appareil de test…Vidéo vue sur VLC puis sur PHOTO fun STUDIO
Heureusement, il est possible de paramétrer le TZ7 sur Image Animée au lieu de AVCHD, auquel cas les vidéos HD sont encodées en M-Jpeg, format .MOV, à 30 images par seconde. Et la qualité est tout aussi bonne (mais le poids des vidéos double quasiment). Sinon par rapport au SX200 IS, le TZ7 présente l'avantage non négligeable de mettre à disposition le zoom optique. Son déploiement est alors ultra lent mais la qualité de la mise au point est très correcte, bien qu'encore perfectible. Et le TZ7 enregistre le son en stéréo avec là aussi une qualité étonnante.
Vidéos HD à télécharger :
Pour le reste, le TZ7 fait dans les automatismes : un exhaustif 26 modes scènes (bébé 1, bébé 2, animal domestique…) plus une assistance à la prise de vue panoramique et pas de mode débrayable ! Si on passera sur l'intérêt, voire la contre productivité de proposer autant de modes scènes (certains comme rafale au flash ou grain de peau sont pourtant intéressants), il est par contre dommage que Panasonic fasse une fois de plus l'impasse sur la prise de vue manuelle ou semi manuelle.
Deux pages de modes scènes
Vue panoramique (assemblée avec Photoshop Photomerge en automatique)
Panasonic se rattrape en partie sur les réglages proposés. Correction d'exposition, bracketing, mesure de la lumière (pondérée, centrale, spot), modes autofocus (11 zones, 1 zone normale ou rapide, centrale resserrée, détection de visage, auto avec suivi), balance des blancs, ISO, exposition intelligente, ratio d'image (4:3, 3:2 ou 16:9)… L'APN propose également des modes pré définis de couleurs (standard, naturel, froid, éclatant, noir et blanc, sépia) mais par contre pas de réglages précis des contraste, netteté et saturation. On ne peut pas non plus doser la puissance du flash. Le nécessaire est là mais pas l'intégral.
Mode super macro, l'objectif collé sur une pièce
Possibilités d'édition
Panasonic fournit la suite Arcsoft, qui comprend PHOTOfunSTUDIO 3.0, Panorama Maker et Media Impression. Autrement dit, à peu près tout ce qu'il faut pour gérer la chaîne graphique de l'acquisition à l'impression, en passant par le classement et la retouche. Exception faite de cette réserve que nous avons formulée sur l'édition de vidéo AVCHD qui ne fonctionnait pas, l'offre est complète. Vous pouvez également effectuer quelques opérations sur vos photos depuis le TZ7 : redimensionner, recadrer, redresser, éditer le titre ou encore convertir le ratio. Mais rien concernant la colorimétrie.Problème d'édition de AVCHD et menu de retouche du TZ-7
Galerie d'images prises avec le Lumix TZ-7
Photo au grand angle et photo en contre jour exposition intelligente activée
Photo de nuit au trépied à 1 600 ISO
Mise en scène, lumière 5000°K, à 80, 400 et 1 600 ISO (taille d'origine)
Conclusion
On trouve actuellement le TZ7 sur Internet à partir de 329 € (comptez 350 € pour être large). La différence de prix avec le Canon SX200 IS est elle justifiée ? Oui, sans hésitation. Le TZ7 a une bien meilleure optique, avec une plage de focale plus grand angulaire, il produit de plus belles photos de 80 à 400 ISO, il est plus rapide, propose un meilleur mode vidéo, est plus compact… Bref, à part l'absence de mode manuel et de quelques réglages, le TZ7 domine largement. Ca n'empêche pas que le SX200 IS soit bon, mais le TZ7 est juste meilleur. Il ne reste à Panasonic qu'à encore améliorer le traitement dans les hautes sensibilités…Les plus
- Qualité d'image de 80 à 400 ISO
- Superbe objectif Leica 25-300 mm
- Ergonomie et finition
- Mode vidéo performant
Les moins
- Pas de mode manuel
- AVCHD réservé aux TV compatibles
- Traitement poussif dès 800 ISO
Panasonic Lumix TZ-7
Appareil photo numérique
Très bon
-
Qualité d'image
-
Zoom
-
Ergonomie
-
Fonctionnalités















































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