// Les six meilleurs compacts super zoom du moment
Publié par Aurélien Audy le Jeudi 9 Juillet 2009
Sommaire
1. Introduction
Nikon Coolpix L100
Ces deniers temps, le constructeur nippon semble s'être davantage consacré à l'univers des reflex qu'à celui des compacts. Disons en tout cas que Nikon a moins fait preuve d'innovation sur ce dernier secteur. Il y a tout de même une référence qui correspond à nos critères : le Coolpix L100, avec un L comme ludique.
Le poids lourd du comparatif
Contrairement aux apparences, le Coolpix L100 n'appartient pas à la famille des bridges mais bien à celle des compacts. La raison ? Il ne possède pas de viseur électronique, l'élément nécessaire établissant le pont, bridge en anglais, entre compact et reflex. On en convient en revanche, le L100 est le plus gros des compacts du comparatif, et peut-être un des plus gros tout court. Dans un sac pas de problème mais dans une poche, ça sera plus difficile. Surtout qu'il est également deux fois plus lourd que certains compacts de notre sélection… Le revers de la médaille : c'est lui qui embarque le zoom le plus ample. Egalement un grand écran de 3 pouces et un capteur de 10 Mpix. Voilà au moins un challenger différent !Nikon Coolpix L100 vu de dos
Zoom et qualité d'image
L'objectif à la loupe
Dans ce dossier, le Coolpix L100 est celui qui propose la plus grande plage focale. Le zoom est à la fois grand angulaire, 28 mm couvrant un champ de vision de 75°, et téléobjectif avec un très généreux 420 mm qui resserre l'angle embrassé à environ 6°. Difficile de faire plus polyvalent, même si les appareils de Panasonic et Samsung proposent eux aussi des plages focales intéressantes. L'optique déjà consistante ne se déploie pas beaucoup, heureusement. Par contre, il est dommage que Nikon ait opté pour une stabilisation mécanique (le capteur bouge pour compenser les mouvements), dont on sait qu'elle est bien inférieure à celle optique. Et ce ne sont pas les divers procédés cumulatifs mis en avant par Nikon "fonction anti-flou X 4" qui changeront la donne : technologie dite de détection de mouvements, mode 3 200 ISO ou BSS (Best Shot Selection, qui retient la photo la plus nette sur une rafale de 10 images). Toujours mieux que rien mais insuffisant sur un objectif 15 X, et d'autant plus râlant qu'on sait que Nikon maîtrise très bien la stabilisation optique…Longueur du zoom en position grand angle et téléobjectif
Photo prise à 28 mm puis à 420 mm
Maintenant, cette optique est-elle efficace ? Pour commencer, sachez que plus une optique est polyvalente, moins elle a de chance d'être très qualitative. Là, il y a du bon et du moins bon. La distorsion importante à 28 mm est très bien corrigée quand on active l'option Contrôle distorsion. Côté aberrations chromatiques, c'est aléatoire. Sur certaines images où on devrait typiquement en observer, il n'y en a parfois pas ou peu, parfois beaucoup. Et l'objectif va parfois en générer alors que les conditions ne s'y prêtaient pas spécialement. C'est la surprise en gros, mais sachez juste qu'il est malheureusement plus fréquent d'en avoir que l'inverse. Côté piqué, rien de transcendant, on se situe dans la moyenne, un peu au dessus du Kodak Z915 mais en dessous du Canon SX200 IS. La netteté est consistante mais la finesse des détails un peu approximative. L'homogénéité est également plus faible en grand angle qu'en téléobjectif. L'autofocus se trompe rarement sur la mise au point mais n'est guère plus rapide que celui de l'Easyshare Z915. Enfin la stabilisation mécanique, comme nous l'avons dit précédemment, compense une partie des flous mais s'avère moins efficace qu'un dispositif optique. C'est d'autant plus flagrant lorsqu'on photographie à la focale la plus longue. Notez que le mécanisme produit une vibration de l'appareil assez surprenante et engendre un ralentissement de la fréquence d'affichage de l'écran. Difficile à décrire, mais lorsqu'on le ressent, on s'efforce du coup à se stabiliser soi-même, en retenant son souffle et en contrôlant ses mouvements.
A gauche, pas d'aberration sur un sujet qui s'y prête, à droite le contraire
Tests de distorsion, option désactivée puis activée
Différence de piqué entre le bord et le centre de l'image à 56 mm
De gauche à droite et de haut en bas : photo sur trépied, puis à main levée avec ISO élevés, avec stabilisation et sans stabilisation
Quid de la qualité d'image
Impossible de juger le Coolpix L100 comme ses compétiteurs puisqu'il est le seul à n'offrir aucun contrôle sur les ISO. La plupart des photos de jour sont capturées à 80 ISO, où il n'y a rien à redire sur la qualité du traitement du signal. Parfois le L100 monte sa sensibilité à 138, 243, 387 ISO… Nous avons pu grimper jusqu'à 800 ISO de nuit (en dehors du mode 3 200 ISO où la résolution est réduite et le résultat… comme la résolution) et force est de constater que Nikon a fait des progrès en matière de gestion du bruit numérique. La composante chromatique est dans l'ensemble bien contrôlée, celle de luminance gérée avec parcimonie. A 800 ISO, le dosage entre préservation des détails (et donc présence de grain) et lissage des textures présente un bon équilibre. Mais il reste préférable de se maintenir à 400 ISO maximum pour tirer le meilleur du capteur 10 Mpix.Extrait en taille réelle à 133, 326 et 800 ISO
Sur les autres aspects déterminants de la qualité d'image, le Coolpix L100 atteint un bon niveau malgré une tendance marquée à surexposer. Il faut régulièrement ajuster la correction d'exposition pour remédier à ce problème. Sinon la balance des blancs se montre réaliste, sauf en intérieur comme c'est le cas pour la plupart des appareils. Le flash qu'on sort manuellement peut produire des éclairs puissants mais lors de notre test de portrait au flash en automatique, il n'a pas très bien évalué les conditions. Dans tous les cas, n'espérez pas les 11 mètres de portée annoncés par Nikon. Et l'inconvénient du Coolpix L100, c'est que si jamais vous trouvez une photo ratée, il y a tellement peu d'options à paramétrer qu'on dispose d'une marge de manœuvre infime pour l'améliorer. L'appareil est clairement destiné aux débutants.
Flash sorti
A gauche portrait au flash en mode Auto, à droite sans le flash en plein jour
Ergonomie et réactivité
Prise en main
Avec son allure de bridge, le L100 bénéficie d'une excellente prise en main. Et pour cause, on peut se saisir de l'objectif dans la main gauche tandis qu'on agrippe le boîtier de la main droite par la poignée. L'écran de 3 pouces procure de surcroît une bonne lecture à la prise de vue. Mais comme nous l'avons dit précédemment, l'appareil est clairement destiné aux débutants. L'ergonomie est donc adaptée au public ciblé. En dehors des quatre commandes habituelles disposées en croix sur le pavé multidirectionnel (flash, correction d'exposition, retardateur et macro), on ne trouve aucun raccourci de réglages particuliers, puisque les réglages sont infimes. C'est dommage, parce que le gabarit du boîtier aurait permis de proposer une ergonomie plus pointue. A côté du pavé, on trouve quatre boutons : accès au menu, choix des modes de prise de vue, lecture des photos et corbeille. Un bouton, une fonction. Comme chez Canon et Kodak, le menu est lui aussi architecturé en deux onglets, mais disposés de façon verticale ici. La navigation est enfantine, compte tenu du faible nombre d'entrées.Commandes supérieures et arrières
Pas grand-chose à ajouter sinon que Nikon utilise un câble micro USB standard, une bonne chose, et des cartes mémoire SD/SDHC comme tous les APN de ce comparatif sauf Sony. En revanche, le L100 s'alimente grâce à quatre piles ou accumulateurs, qu'il dévore assez rapidement, entre autre si la stabilisation est activée.
Ecran pendant la visée
Les deux onglets du menu principal
Connectique et emplacement batterie et mémoire
Au doigt et à l'oeil
Le Coolpix L100 n'est pas ce qu'on appelle un foudre de guerre. Il suffit de l'allumer et de prendre une photo le plus vite possible pour s'en rendre compte : le déclenchement intervient quatre secondes après l'allumage ! Entre deux prises de vue, il met 4,6 léthargiques secondes. Deux précisions s'imposent : d'une ce temps tombe à 3,7 secondes si on désactive la détection de mouvement, la stabilisation et la correction de la distorsion. De deux, il est impossible de désactiver l'affichage de la photo prise : ces résultats ne sont donc pas tout à fait comparables avec la concurrence. Le Coolpix s'améliore toutefois au fil des tests, proposant un mode rafale à 1 image par seconde en résolution maximum et jusqu'à 10 images par secondes en mode rafale sport (13 annoncées par Nikon…) où la résolution tombe à 3 Mpix. L'APN affiche sinon une latence au déclenchement quasi nulle (0,05 s). Dommage que son autofocus ne profite pas de cette performance, avec des temps de mise au point variant de 0,7 à 1,4 seconde pendant nos tests (selon options activées). Il réalise enfin le meilleur temps pour passer du grand angle au téléobjectif, avec 1,6 seconde seulement, alors que c'est lui qui doit parcourir la plus grande distance focale. Et le tout dans un silence appréciable. Tout cumulé, le Coolpix L100 tire donc son épingle du jeu, également grâce à une bonne réactivité du menu, mais aurait pu faire mieux.Fonctionnalités et réglages
Pas de surprise ici, le Coolpix L100 n'est pas à la hauteur pour qui cherche un appareil complet. Ses principales tares ? L'absence de modes débrayables, la pauvreté des réglages et un mode vidéo dépassé. Sur ce dernier point, le problème n'est pas la résolution limitée à 640 x 480 pixels, mais plutôt la qualité de l'image qui ne convainc pas (fourmillement, compression…) ou encore l'absence de zoom optique pendant le tournage des séquences. Pour le reste, c'est du 100 % automatique ou presque : 13 modes scènes, création panoramique assistée (dans toutes les directions, y compris en verticale), mode automatique simplifié ou normal, rafale sport, Hi ISO et détection sourires. Dans le meilleur des cas (mode auto normal), vous accèderez aux réglages de la taille de l'image, à la balance des blancs, au choix de cadence de vues (simple, rafale, BSS ou planche 16 images), aux modes couleurs (standard, vives, noir et blanc, sépia, froides) et au contrôle de la distorsion. Lorsque cette dernière option est activée, vous ne pouvez plus paramétrer la cadence de vues, obligatoirement figée sur simple… On déplore bien sûr l'absence de réglages des ISO, un défaut franchement pénalisant. Par contre, le mode macro qui utilise la focale 83 mm est plutôt convaincant, même si le piqué avec cette mise au point rapproché est en net retrait. Canon, Panasonic ou Sony sont meilleurs dans ce domaine.Modes de prise de vue et choix des modes scènes
Vue panoramique (assemblée avec Photoshop Photomerge en automatique)
Macro d'une pièce à 1 cm
Vidéo à télécharger :
Possibilités d'édition
Nikon fournit sa suite logicielle Software Suite qui englobe en fait Panorama Maker de Arcsoft, Apple Quicktime 7, Nikon Transfer et My PictureTown Utility (espace de stockage en ligne de 2 Go). Pas de logiciel de retouche d'image à proprement parler donc mais au moins un logiciel pour réaliser l'assemblage des vues panoramique. Depuis l'appareil, il n'y a que le D-Lighting (débouchage des ombres) que vous pouvez appliquer à vos images. L'effet fonctionne bien mais c'est limité comme choix…Option D-lighting dans le menu visionnage
Galerie d'images prises avec le Coolpix L100
Photo au téléobjectif et photo en contre jour
Photo de nuit au trépied à 800 ISO et photo au téléobjectif
Mise en scène, lumière 5000°K, à 133, 326 et 800 ISO (taille d'origine, photo 800 ISO avec un seul éclairage)
Conclusion
Le Coolpix L100 est un appareil intéressant pour tous les débutants qui recherchent la simplicité d'utilisation avant tout et désirent un zoom puissant et très polyvalent. On le trouve à partir de 219 € en ce début de mois de juillet 2009, mais plus généralement aux alentours des 250 €, auxquels vous pouvez prévoir une cinquantaine d'euros supplémentaires pour les quatre accus, un chargeur et une carte SD de 2 Go par exemple. Mais si vous voulez un appareil qui tient dans la poche ou qui offre des réglages avancés, passez votre chemin. Espérons que Nikon sortira un jour un compact à gros zoom vraiment compact… Là le positionnement est encore un peu bâtard.Les plus
- Zoom 15 X, 28-420 mm
- Bonne maîtrise du bruit numérique
- Simplicité d'utilisation
Les moins
- Stabilisation moins efficace
- Réglages quasi absents
- Embonpoint pour un compact
- Quatre piles
Nikon Coolpix L100
Appareil photo numérique
Moyen
-
Qualité d'image
-
Zoom
-
Ergonomie
-
Fonctionnalités









































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