// Intel i925X, i915P, PCI-Express & Pentium 4 560
Publié par Julien Jay le Samedi 19 Juin 2004
Sommaire
Au cœur du PCI-Express : les chipsets Intel i915P & i925X
Véritables concentrés de technologie, les deux nouveaux chipsets d'Intel, connus respectivement sous les noms de code Grantsdale (i915) et Alderwood (i925X) se posent en successeurs des Intel i865/i875 et apportent un nombre significatif de nouvelles fonctions. Le chipset i915 se destine au marché milieu de gamme et est décliné en version avec ou sans graphique intégré (i915G ou i915P), alors que son grand frère, l'i925X vise le marché des stations haut de gamme et autres workstations.Les deux chipsets conservent une architecture traditionnelle faite d'un northbridge et d'un southbridge. La grande nouveauté du northbridge provient naturellement de son support du bus PCI-Express avec la gestion d'une voie 16x. L'autre évolution marquante concerne le contrôleur mémoire qui adopte la DDR2 et peut gérer jusqu'à 4 Go de mémoire vive. Cette dernière est interfacée en 128 bits sur deux canaux avec une fréquence de 533 MHz ceci dans le but d'offrir une bande passante record de 8.5 Go/s. Toutefois, à l'heure actuelle, cette bande passante est quelque peu surdimensionnée par rapport aux capacités des Processeurs Pentium 4 qui ne savent pas encore en tirer profit. Notez que l'i925X est également compatible avec la DDR2 à 400 MHz qui offre dans ce cas de figure une bande passante de 6.4 Go/s. Intel a également travaillé à rendre plus souple son contrôleur mémoire en le dotant de la technologie Flex Memory. Derrière ce nom marketing se cache une astuce technologique qui permet de bénéficier, avec deux barrettes mémoire de tailles différentes, d'un fonctionnement en configuration double canal du bus mémoire pour des performances et une souplesse optimales.
Si l'i925X ne supporte que la mémoire DDR2, son petit frère, l'i915P est également compatible avec l'actuelle DDR400 et c'est au fabricant de carte mère de faire le choix entre DDR2 ou DDR. Par rapport au i915P, le contrôleur mémoire du chipset i925X dispose d'améliorations qui lui sont propres un peu dans la veine du fameux PAT introduit avec l'i875P. Le but de ces améliorations baptisées ‘Express' est de réduire la latence lors des échanges entre le processeur et la mémoire. Pour cela Intel agit sur le chemin emprunté par les données en rajoutant opportunément des commandes de maintenance qui réarrangent leur ordre pour mieux les répartir sur les deux canaux afin d'optimiser les temps d'accès. Le fonctionnement exact des ces optimisations reste pour le moins flou, Intel étant très cryptique à ce sujet. Tout comme l'i875P, l'i925X supporte la mémoire ECC ce qui n'est pas le cas de son petit frère l'i915P.
Le northbridge, un composant NG9225X est relié au southbridge par un lien DMI (Direct Media Interface) offrant une bande passante de 2 Go par seconde contre 266 Mo/s précédemment. Alléchant de prime abord, ce lien est en vérité déjà limité. En effet, en considérant que le southbridge peut gérer jusqu'à quatre ports PCI-Express 1x dont le débit maximal est de 500 Mo/s, l'emploi simultané de quatre périphériques PCI-Express 1x risque de saturer le lien DMI... Le southbridge des chipsets i915 & i925, un composant ICH6, s'avère particulièrement novateur avec l'introduction de nouvelles fonctionnalités. Mais avant de nous pencher sur celles-ci, nous allons nous concentrer sur ses fonctions standards. L'ICH 6 continue de prendre en charge le bus PCI pour une compatibilité descendante avec les périphériques existants et peut gérer jusqu'à six ports PCI. PCI-Express oblige il gère, comme nous le soulignions précédemment, jusqu'à quatre connecteurs PCI-Express 1x. Il intègre également un contrôleur IDE mais celui-ci se voit sévèrement limité puisqu'il ne supporte qu'un seul canal UDMA 100. Ce choix est pour le moins contestable, la grande majorité des périphériques de stockage utilisant encore l'interface ATA, en particulier lorsqu'il s'agit de périphériques optiques. Cette restriction du support IDE se fait au profit de la gestion native de quatre ports Serial-ATA 150 grâce à un contrôleur embarqué. L'implémentation de l'USB 2.0 n'évolue pas, le southbridge supportant toujours un maximum de huit ports. Avec l'ICH6, Intel semble faire marche arrière en ce qui concerne le support du réseau. En effet le southbridge ne comporte aucun contrôleur réseau particulier, et Intel ne propose pour le moment aucune puce réseau pouvant l'accompagner. La raison est simple : avec l'introduction du PCI-Express le goulet d'étranglement que constituait le bus PCI et qui avait motivé le développement du bus CSA et des derniers composants réseau d'Intel est aujourd'hui réglé, du coup le fondeur a préféré laisser le soin à d'autres fabricants de proposer des contrôleurs réseau adaptés au PCI-Express. Bien entendu Intel travaille sur son propre composant réseau PCI-Express, mais celui-ci n'est pas encore prêt.



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