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Live Japon : le marché du hightech d'occasion

Publiée par Karyn Poupée le Samedi 30 Juin 2007pour le salonLive Japon

Brève Business Informatique

Japon -  occaz
Voici, comme chaque semaine un nouveau mini-reportage en direct du Japon, réalisé grâce à notre correspondant permanent sur place : Karyn. Présente dans la célèbre ville de Tokyo, Karyn nous propose donc de nous faire vivre l'actualité high tech de ce côté-ci du globe. Dépaysement garanti !

Au passage, on soulignera aussi la publication cette semaine chez Jeuxvideo.fr d'un article, également rédigé par Karyn, et lié au phénomène Nintendo DS Lite sur l'archipel.


Dans l'empire de l'électronique grand public qu'est le Japon, les technophiles qui mettent un point d'honneur à toujours posséder le nec plus ultra ont un moyen bien commode d'assouvir leurs envies en se débarrassant de leurs relatives vieilleries sans souci : les boutiques de deuxième main.

Le marché de l'occasion au Japon : un marché parallèle bien pratique

De fait, il existe au Japon, en dehors des populaires sites de revente de particulier à particulier également populaires comme eBay, un marché organisé de l'occasion, via des sortes de tiers de confiance que sont tout bonnement certains hypermarchés de la high-tech ayant pignon sur rue.

Plus sûr qu'internet, immédiat et pratique, ce système attire des milliers de Japonais, si l'on en juge simplement par le nombres de PC portables, iPod, Appareils photo numériques, assistants personnels (PDA) et autres appareils parfois ultra-récents que l'on peut ainsi dénicher dans les magasins spécialisés.
Beaucoup de nippons qui ont peur de se faire arnaquer en ligne optent pour ce système ma foi bien pratique.

A Akihabara, "Mecque" de l'informatique et de l'électronique, l'enseigne la plus connue dans ce genre de business se nomme Sofmap. Ses multiples magasins du quartier proposent un nombre impressionnant de produits d'occasion. On y dégote même des références qui viennent pourtant tout juste d'être commercialisées par leurs fabricants. Tout le monde peut acheter des appareils de seconde-main, mais seuls les autochtones et étrangers qui résident au Japon peuvent en vendre.

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Le principe est simple: pour refourguer un iPod, un enregistreur vidéo, un PC ou n'importe quelle machine, il suffit de la porter à un comptoir dédié. Elle y sera promptement inspectée et dans les minutes ou heures suivantes le vendeur sait quel prix il en tire, gardant le droit de renoncer à la vente. On y laisse forcément des plumes, mais ça débarrasse.

Le produit repris par Sofmap est ensuite expédié dans des ateliers spécialisés pour subir une sévère cure de jouvence. Il est expertisé à fond, réparé si besoin et briqué avant d'être proposé dans une des boutiques de la chaîne à un tarif évidemment nettement supérieur à celui auquel il a été racheté: c'est de bonne guerre et c'est même le B.A-BA des affaires.

Les revenus croissants annuels de Sofmap sur l'occasion tourneraient actuellement autour des 15 millions d'euros, dans un secteur en plein boom du fait du rythme très soutenu de sorties de nouveaux produits plus performants. Ce spécialiste, dont le savoir-faire est unanimement reconnu, s'offre une marge d'environ 30% sur les appareils de deuxième main, alors qu'en moyenne elle n'est que de 10% sur les produits neufs.

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Les fabricants ne sont pas inquiets par ce "marché parallèle", car dans la plupart des cas, celui qui se défait d'un produit en achète un neuf et celui qui s'offre une occasion n'aurait pas forcément été client d'un produit neuf, pour des questions de coûts. Bref, pas de manque à gagner. La roue tourne et tout le monde est gagnant.

Principe du système

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L'avantage pour le vendeur, c'est qu'il est tranquille une fois son produit repris par la boutique, c'est elle qui est responsable vis-à-vis du client suivant. De surcroît, le magasin paie sur le champ et rubis sur l'ongle en liquide les appareils qu'il accepte, à condition bien sûr de montrer patte blanche (pièce d'identité requise, adresse, numéro de téléphone). On peut aussi obtenir une prime de 15% sur le prix de reprise si on accepte d'être payé en points Sofmap. Si on a un achat à faire dans la boutique, cela peut éventuellement être intéressant, lesdits points se convertissant en yens sonnants et trébuchants.

L'inconvénient c'est que le prix de vente est dans la plupart des cas inférieur à celui qui pourrait être obtenu en traitant directement avec un particulier via internet, mais avec tous les risques et enquiquinements que cela comporte (temps d'attente, délai de paiement, expédition, réclamations...).

Pour établir le tarif de reprise, Sofmap applique un principe multi-critères que le client doit accepter sans broncher: pas de marchandage possible. Le magasin dispose d'un barème consultable qui fixe (en fonction du produit, de la notoriété de la marque, de la date de commercialisation initiale) le prix maximum de rachat. Puis il déduit de ce dernier les sommes correspondant à divers facteurs (rayure, absence de boîte ou de notice...), sous forme de pourcentage ou de montant pré-défini (valeur de remplacement).

Le système est transparent: autrement dit, le préposé de service explique très clairement au vendeur particulier comment le prix de reprise a été calculé. Le vendeur sait ainsi que le câble manquant lui a fait perdre 3.000 yens (20 euros), que l'absence de boîte lui coûte 1.000 yens, ou encore que les rayures irrémédiables ont fait chuté le tarif de 10%. Exemple: un Powerbook vieux de 18 mois acheté 175.000 yens, revendu avec tous les accessoires, dans sa boîte d'origine est repris 80.000 yens maximum. Il subira une décote de 10% pour une petite rayure sur le capot. On le retrouvera quelques jours plus tard en rayon au tarif TTC de 105.000 yens environ.

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Déduction: pour obtenir le meilleur prix, il faut prendre hyper-soin du matos, garder les boîtes et ne pas paumer le moindre accessoire (y compris par exemple une dragonne ou un chiffon vendu avec un appareil photo numérique).

Bien qu'ils ne mettent parfois qu'une demi-heure à inspecter un appareil, les gars de Sofmap sont des professionnels difficiles à piéger. Les petits rusés n'ont qu'à bien se tenir. Il ne sert par exemple à rien de racheter une dragonne pour remplacer celle qu'on a égarée et de la mettre dans la boîte en pensant que le technicien n'y verra que du feu. Il s'en rendra compte illico. Tous les accessoires doivent être d'origine. Car ces malins ont des bases de données archi-complètes qui recensent tous les produits et détaillent, images à l'appui, les configurations initiales. Imparable.

Voilà pour la partie amont. En aval, c'est-à-dire pour les acheteurs d'appareils de seconde main, le système est pour le moins attractif. Les tarifs de vente sont certes un peu plus élevés que ceux pratiqués par les particuliers sur internet, mais avec l'avantage majeur de pouvoir toucher, tester et observer l'objet sous toutes les coutures. Mieux encore, les produits sont garantis. Certes la période ne dépasse pas à la base un mois, mais il est possible de l'étendre à trois ans moyennant 5.000 yens (environ 35 euros) de surcoût. Pour un PC portable, cette précaution est assurément indispensable.

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Ainsi peut-on aisément acheter chez Sofmap ou dans d'autres enseignes du même tonneau un PC ultra-portable Sharp (Windows XP, processeur 1GHz, DD 20 Go, 900 grammes) âgé de 24 mois en quasi-parfait état pour à peine 500 euros, extensions de garantie à trois ans comprise. Idéal pour taper des articles et autres textes, faire son blog ou surfer sur le net au café du coin sans s'encombrer d'un engin multimédia lourd et surdimensionné pour ce genre de tâche. Neuf, il valait quatre fois plus. Et des bonnes occases de ce genre, il y en a à la pelle.

Dans le cas d'un ordinateur, par souci de sécurité, et notamment pour éviter que des données du précédent possesseur puissent être retrouvées au fin fond du disque dur, les boutiques sont tenues de se conformer à une charte définie par l'Association des fabricants d'appareils électroniques japonais.
Le marché des PC d'occasion est évalué à plus d'un million d'unités par an contre environ 12 ou 13 millions pour les ordinateurs neufs.

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Autres exemples: sur ce "marché de l'occase", les appareils photos numériques, PDA ou iPod se dénichent à partir de 150 euros, des périphériques (cartes mémoires, câbles) peuvent être achetés pour le prix de quelques nigiris (boules de riz fourrées) et des camescopes ou enregistreurs de salon sur DVD et disque dur à partir de 200 euros.

Conclusion : un marché local bien spécifique

Bref, à condition de s'y connaître un brin et d'y consacrer un peu de temps, il y a clairement des affaires à saisir... pour ceux qui résident au Japon. Car la plupart des produits proposés sont évidemment conçus par des fabricants nippons pour le marché local (avec les standards et autres spécificités du cru). Les PC sous OS japonais, avec un clavier japonais et une notice en japonais. La garantie ne vaut que sur l'archipel.

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A noter en outre, qu'hormis Apple et ses iPod, les autres marques étrangères ne sont guère prisées, pas davantage visibles en vitrine et que leurs tarifs de reprise sont dérisoires donc dissuasifs.
Autre point important à souligner: l'absence quasi-totale de téléphones portables d'occasion. La raison est simple: les modèles japonais, souvent exclusivement disponibles sur l'archipel et signés de fabricants locaux (Sharp, Casio, Hitachi, Toshiba, Fujitsu, Kyocera, Sanyo, NEC, Panasonic...) , sont tous bridés. Ils sont conçus sur mesure pour un opérateur local et ne peuvent être utilisés qu'associés à un abonnement au réseau de ce dernier.

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En outre, les mobiles ont pris une telle valeur personnelle et émotionnelle pour les Japonais qu'ils ne seraient guère attirés par des appareils ayant eu une vie intime antérieure, à moins qu'il ne s'agisse de collectors introuvables (séries limitées de l'opérateur KDDI par exemple).

Sachez enfin pour conclure qu'au Japon, il existe un moyen fort simple et écologique de se défaire des produits électroniques et audiovisuels devenus obsolètes, totalement inutilisables et/ou invendables: il suffit de tendre l'oreille pour guetter le message d'une de ces dizaines de camionnettes qui sillonnent Tokyo pour récupérer gratuitement les appareils et les recycler.
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Les Commentaires des lecteurs
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le 30 Juin 07 à 19h38
Edition
 
Sympa l'article, c'est interessant a savoir !
Pourquoi ce type de magasin n'est pas aussi populaire en France???
En tout cas merci pour l'article
 
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le 30 Juin 07 à 19h50
Edition
 
vraiment un très bon article, c'est étonnant en effet qu'il n'y ait pas un géant de l'info (ayant deja pignon sur rue) ne s'y sois pas jetté, a part surcouf qu'il y a quelques années (je sais pas si c'est toujours le cas) proposait un systeme smblable dans leurs boutiques
 
le 30 Juin 07 à 19h57
Edition
 
parceque chez nous c'est le commerce sur internet qui marche mieux.
 
le 30 Juin 07 à 19h59
Edition
 
 
On est completement a la masse en France.
 
 
le 30 Juin 07 à 20h05
Edition
 
J'orai pas 15 ans je monterais déjà ma boîte sur ce mode :(
Vivement ça dans nos contrées!
 
le 30 Juin 07 à 20h12
Edition
 
parceque chez nous c'est le commerce sur internet qui marche mieux.
quand tu vois que les magasins de ce style en france te reprenne un appareil photo pour presque rien puis, cherche a le revendre au prix du neuf ou presque... c'est un peut normal
 
le 30 Juin 07 à 20h37
Edition
 
alex478 a écrit:
J'orai pas 15 ans je monterais déjà ma boîte sur ce mode :(
Vivement ça dans nos contrées!

neobubu a écrit:
parceque chez nous c'est le commerce sur internet qui marche mieux.
quand tu vois que les magasins de ce style en france te reprenne un appareil photo pour presque rien puis, cherche a le revendre au prix du neuf ou presque... c'est un peut normal

Les Leaders Cash et compagnie proposent déjà ce type de services, même si c'est plus généraliste....

Mais neobubu a bien résumé le problème...

Quel bande de voleurs :grrr: :pfff:

Enfin si ça marche, c'est aussi parce qu'il y a énormément de pigeons en ce bas monde :riva:
 
le 30 Juin 07 à 20h45
Edition
 
Je suppose que en France il n'y à déja pas la même mentalité, et que des problèmes seraient plus fréquents que chez eux, donc une baisse de vente et donc une fermeture de magasin,puis en conclusion on reviendrais au point de départ.


C'est tout.
 
le 30 Juin 07 à 20h45
Edition
 
tres bon article et tres intéressant :)
 
le 30 Juin 07 à 20h48
Edition
 
sinon merci pour l'info.
 
le 30 Juin 07 à 21h52
Edition
 
super article !

PS parler plus ne serait que du flood inutile ^^
 
le 30 Juin 07 à 22h21
Edition
 
Très informatifs, et intéressant ces articles, merci Cluclu :)
Un jour j'irai au pays des Geeks/Otaku :o
 
le 30 Juin 07 à 22h39
Edition
 
Déjà vu ce reportage à la télévision il y a au moins 2 mois ;)
 
le 30 Juin 07 à 22h41
Edition
 


je l'ai acheté 80e au lieu de 200 et quelques, d'occaz, à Sofmap, dans le quartier Akihabara.

version jap, mais fr dispo. boite avec tout les accessoires et une petite rayure de rien du tout!

l'occaz labas, c'est que du bon !!!
 
le 30 Juin 07 à 23h14
Edition
 
les portables japonais sont bridés ...
Normal !
ok je sort ...
 
le 30 Juin 07 à 23h22
Edition
 
Super série de reportages sur le japon, merci clubic, continuez comme ça :p
 
le 30 Juin 07 à 23h23
Edition
 
22 fév 2006
L'électronique d'occasion sera bientôt illégale au Japon

Le Japon est un pays où bien plus qu?ailleurs les sociétés se moquent royalement des consommateurs... Et l?histoire se répète : le Japon est le pays roi de l?occasion, car ici les gens sont très soigneux et respectueux des choses, ce qui fait qu?un produit d?occasion est toujours en très bon état et peut être facilement revendu pour acheter du neuf ou être une bonne affaire pour celles ou ceux qui ne peuvent pas acheter du neuf. Mais voilà, le problème c?est que les constructeurs n?aiment pas ce marché parallèle car eux il ne gagnent rien dans l?affaire, ils aimeraient donc bien enrayer ce phénomène. Les 1ers à avoir poussé le gouvernement à aller dans leur sens sont les constructeurs automobiles : après 3 ans un véhicule neuf doit passer un contrôle technique qui coûte généralement entre 1500 à 3500 EUR. Une fois que vous avez commencé ce système vous devez repasser à la caisse tous les 2 ans, et une fois que votre voiture a 10 ans c?est tous les ans. C?est pour cela que les Japonais changent souvent de voiture avant la date fatidique de 3 ans. Il est important de noter aussi que vous n?avez AUCUN contrôle sur ce process. En effet ce n?est pas vous qui conduisez la voiture au contrôle technique mais votre garage qui fera après les réparations nécessaires sur le véhicule et vous la rendra avec la facture. Ce superbe racket, car c?est le mot, fait beaucoup d?envieux dans d?autres domaines et notamment dans celui de l?électronique... Et voilà qu?à partir du 1er avril 2006, TOUT produit électronique commercialisé au Japon avant 2001 sera interdit à la vente ! Cela veut dire que par exemple un PC du Type Vaio U1 (PCG-U1) ne sera bientôt plus disponible à la vente au Japon ! (Il est d?avril 2002), aussi il ne vous reste plus qu?un mois pour acheter un Vaio C1.

Bien sûr comme toute bonne loi qui se respecte et qui ne fait pas plaisir, cette dernière a été passée sans que personne n?en parle et elle tombe comme un coup de massue ici au Japon. C?est d?ailleurs en ce moment même un gros problème pour beaucoup de petits magasins sur Akihabara.. Ah oui j?oubliais... C?est bien sûr en prétextant une volonté d?assurer la sécurité de tous que le gouvernement japonais a décidé d?appliquer cette loi qui touche tout ce qui est électronique.

www.akihabaranews.com...
 
le 30 Juin 07 à 23h50
Edition
 
powerblues a écrit:
les portables japonais sont bridés ...
Normal !
ok je sort ...


Lol! Vanne un peu 'téléphonée' ;-) mais tu auras au moins la satisfaction qu'elle ai fait rire quelqu'un!

Gayrard a écrit:
22 fév 2006
L'électronique d'occasion sera bientôt illégale au Japon
Bien sûr comme toute bonne loi qui se respecte et qui ne fait pas plaisir, cette dernière a été passée sans que personne n?en parle et elle tombe comme un coup de massue ici au Japon. C?est d?ailleurs en ce moment même un gros problème pour beaucoup de petits magasins sur Akihabara.. Ah oui j?oubliais... C?est bien sûr en prétextant une volonté d?assurer la sécurité de tous que le gouvernement japonais a décidé d?appliquer cette loi qui touche tout ce qui est électronique.

www.akihabaranews.com...


Comme quoi moi qui croyais que le gouvernement français était le pire du monde à vouloir retirer les panneaux des radars automatiques, je vois que c'est partout pareil : Tous pourris et prêts à tous pour faire plaisir aux capitaux financiers!
Edité le 30/06/2007 à 23:51
 
le 01 Juill. 07 à 00h27
Edition
 
powerblues a écrit:
les portables japonais sont bridés ...
Normal !
ok je sort ...


Ce n'est pas drole du tout.
Je trouve ca profondement stupide et raciste :o