Xiaomi MI4i : exemple de vidéo Full HD

Vidéo : Xiaomi MI4i : exemple de vidéo Full HD

Xiaomi n'est pas limpide sur la dotation photo de son MI4i. Le constructeur évoque un capteur de 13 mégapixels « Sony / Samsung ». Faut-il comprendre qu'il existe une loterie, avec tantôt du Sony (le best-seller IMX214), tantôt du Samsung (un ISOCELL maison) ? Le flou persiste. On sait que le groupe optique de 5 lentilles ouvre à F:2,0, et s'il s'agit de l'IMX214, la focale de 4,2 mm équivaut alors à un 30 mm en 24 x 36 mm.

Les résultats obtenus sur notre scène de test n'ont rien de mirobolant. La montée en sensibilité provoque de nombreuses pertes : de détails, de saturation ou encore de dynamique. Et ce, alors que le bruit numérique augmente nettement. Mais ce dernier, qui fait plus grain qu'artéfact, n'est pas fondamentalement inesthétique. Non, en revanche la netteté déjà pas folle de base en prend un coup, l'image apparaît globalement douce (euphémisme pour ne pas dire flou).

En situations réelles, nous avons relevé une balance des blancs qui vire au magenta, une mesure d'exposition qui tend à l'excès et une saturation un peu faible. Certes, tous ces paramètres (netteté, contraste, saturation) peuvent être modifiés via le menu, mais ce n'est pas commode (pas de visualisation directe des modifications à l'écran). Notez que la problématique de l'exposition peut être résolue en réglant la mesure sur « Cadre moyen » au lieu de « Centre pondéré ». Attention : le rendu trop saturé de l'écran dessert ici la cause. À l'écran, la colorimétrie semble pêchue, mais sur écran calibré c'est fade. Et comme l'optique manque cruellement de piqué, on obtient vraiment des images sans consistance.

L'autofocus se montre plutôt rapide (pas de latence au déclenchement) et efficace de jour. De nuit, la précision chute, la réactivité reste. A choisir, on aurait préféré l'inverse. L'application photo est assez bien pensée, une fois qu'on a compris la logique. On retrouve donc le mode Refocus, qui permet d'ajuster la mise au point à postériori, mais aussi l'embellissement (lissage de peau), le HHT (Hand Held Twilight, un mode nuit qui opère un assemblage de six vues prises à des sensibilités élevées), le minuteur, un mode manuel ou encore la panoramique. Cette dernière est fluide mais trop peu définie pour être utilisable, en revanche la HDR fonctionne bien. On apprécie la présence de deux modes, HDR Direct (en une prise pour les sujets en mouvement) et HDR Amélioré (prend plus de temps mais donne de meilleurs résultats, notamment bien re-saturés).

Côté vidéo, le MI4i filme en 1080p à 30 im/s en H.264, avec un débit d'encodage de 15 Mbps. On craignait de trouver une image trop compressée, il n'en est rien. Le rendu est doux, probablement aidé ici par l'optique « molle ». Bon point également : on peut choisir le mode de mise au point, continue ou par tape sur l'écran. Et si les actualisations d'AF manquent de souplesse, elles restent précises. La stabilisation vidéo figure sein des options, mais elle contraint à passer en 720p.

Modifié le 10/09/2015 à 19h54
Commentaires

BE GEEK ! Avec clubic