le mardi 08 mai 2018

Une IA qui détecte les arrêts cardiaques va être testée en Europe

Nous sommes dans l'ère de l'IA. Et puisque cette ère ne fait que commencer, beaucoup d'innovations apparaissent régulièrement. C'est le cas de la start-up danoise Corti, qui utilise l'intelligence artificielle pour aider à identifier les signes d'arrêt cardiaque au téléphone.

Cette start-up veut aider le personnel des plateformes d'appels de secours à être plus efficace en cas d'arrêt cardiaque. Le projet sera testé dès cet été à travers l'Europe.

Un assistant qui a l'ouïe fine


Au Danemark, une start-up affirme qu'avec ses algorithmes, il est possible de reconnaître les arrêts cardiaques directement depuis le téléphone. Une version du logiciel est déjà déployée à Copenhague, et le projet devrait s'étendre dans certaines villes d'Europe d'ici cet été. Les villes, qui n'ont pas encore été nommées, seront en partenariat avec l'European Emergency Number Association (EENA).

Le « logiciel salvateur » est un assistant personnel pour les employés des plateformes d'appels de secours. Il doit permettre une action plus rapide pour aider les personnes victimes d'un arrêt cardiaque en « écoutant  »les appels et en donnant au personnel d'urgence les meilleures manières d'agir. Le logiciel de Corti sait reconnaître un certain nombre de schémas de communication verbale et non verbale, le ton utilisé par un interlocuteur et sa respiration.



Une phase de test encourageante


Les résultats des tests sont plutôt encourageants. Dans l'une des études menées, 161 650 appels d'urgence ont été enregistrés et l'IA a pu identifier 93,1 % des arrêts cardiaques, alors que les opérateurs en repèrent en moyenne 72,9 %. L'IA est aussi plus réactive, puisqu'elle est capable de reconnaître les symptômes d'un arrêt cardiaque à distance en 48 secondes. C'est un peu plus de la moitié du temps pris par un opérateur, pour qui il faut 79 secondes environ.

Mais si les études semblent positives, quelques questions subsistent encore. Le logiciel de Corti ne peut pas, par exemple, expliquer comment il prend ses décisions. Il est également possible que l'IA fasse parfois de mauvais jugements face à des situations inconnues. C'est pour cette raison que le logiciel n'agit pas de lui-même : il se contente de conseiller les opérateurs sur les bonnes mesures à suivre. Le logiciel de la start-up danoise écoutera dès cet été des appels d'urgence dans certaines villes européennes, avec pour objectif d'en apprendre plus sur les possibles situations d'urgence et leurs spécificités.

Modifié le 08/05/2018 à 10h54
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