// Ivy Bridge : test des Intel Core i7 3770K et Core i5 3570K
Publié par Julien Jay le Lundi 23 Avril 2012
Sommaire
1. Introduction
2. Intel Ivy Bridge : plus qu'un die-shrink de Sandy Bridge ?
3. Intel Ivy Bridge : cap sur le graphique avec le HD 4000
4. Intel Ivy Bridge : gravure 22nm, les processeurs Core i7 & Core i5
5. Intel Ivy Bridge : plate-forme Z77 et chipset série 7
Un cœur graphique qui évolue
Nous le disions plus haut, la nouveauté majeure pour Intel avec Ivy Bridge réside dans le cœur graphique. Intégré au même die que le reste des cœurs d'exécution x86 de la puce, le circuit graphique se dote d'un plus grand nombre d'unités d'exécution. Cette augmentation des ressources de calcul attribuées à la 3D est rendue possible par les améliorations du processus de fabrication : les cœurs d'exécution x86 occupant moins de place sur le die, Intel alloue plus d'importance à la partie graphique. C'est ainsi que le HD Graphics d'Ivy Bridge compte 16 unités contre 12 précédemment. Ces unités sont dénommées EU pour Execution Units.
Au-delà, le cœur graphique est dorénavant compatible DirectX 11 ( ! ) et OpenCL 1.1. Deux changements majeurs qui permettent à Intel de se mettre à niveau face à AMD dont les Llano offrent la prise en charge DirectX 11 depuis… leur lancement !
Intel ne se contente pas d'augmenter le nombre d'unités de son circuit graphique, puisque des améliorations ont été apportées au cœur même des unités en question pour qu'elles délivrent des performances supérieures. C'est ainsi que les capacités de traitement des unités dans le GPU d'Ivy Bridge sont en moyenne deux fois supérieures en terme d'IPC, c'est-à-dire d'instructions traitées par cycle d'horloge, face à Sandy Bridge. Parmi les changements, signalons les aptitudes des unités de calcul à faire du co-issue sur des opérations MAD et à traiter deux fois plus de ces opérations par cycle d'horloge. En terme de qualité d'image, le HD 4000 propose un filtrage anisotrope de meilleure qualité... enfin !
A noter, l'apparition d'un cache de troisième niveau au sein même du cœur graphique. Dans l'absolu, ce dernier est probablement redondant avec le cache de troisième niveau d'Ivy Bridge partagé entre tous les cœurs de la puce, mais dans la pratique, il permettra de ne pas passer par le ring bug pour accéder à de petites quantités de données, accélérant de fait certains traitements.
En ce qui concerne Quick Sync, le nom du moteur vidéo en charge d'accélérer l'encodage, Intel a apporté diverses améliorations. L'augmentation du nombre d'EU a bien sûr un impact direct sur les performances de Quick Sync, mais ce n'est pas le seul changement, avec notamment la possibilité de favoriser la qualité d'image à la performance brute.
Enfin, comme à l'époque de Sandy Bridge, Intel va décliner son nouveau cœur graphique selon deux variations. La configuration GT1, avec le nom commercial Intel HD Graphics 2500, ne fera qu'avec 6 EU (comme le HD 2000 des Sandy Bridge), quand la configuration GT2 au cœur du HD Graphics 4000 bénéficiera de 16 EU. Dans les deux cas, la fréquence maximale de fonctionnement des unités graphiques peut atteindre, en Turbo, 1 350 MHz… soit la même fréquence sur Sandy Bridge. Oui mais voilà. Le maximum théorique de 1350 MHz est réservé aux processeurs mobiles alors que les processeurs de bureau doivent se contenter d'un maximum de 1 150 MHz, soit 200 MHz de moins que Sandy Bridge ! Une baisse en fréquence que l'on retrouve également sur la fréquence de basse du cœur graphique. Reste que le coefficient maximum pour le turbo du graphique est maintenant de 60 contre 57 précédemment, par pas de 50 MHz.








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