XPS 12 en test (édition 2016) : l'hybride de Dell refait surface

Annoncé courant octobre 2015 dans la foulée de Surface Pro 4, le convertible XPS 12 génération Skylake est la réplique de Dell à Microsoft. Mais avec son clavier en dur, ce 2-en-1 vient également chasser sur les terres de Surface Book, dans la catégorie des ultrabooks où le design compte au moins autant que les spécifications. Une épine dans le pied de Microsoft ?

Dans le fond, rien ne ressemble plus à un hybride qu'un autre hybride : un mélange PC portable classique et de tablette sur écran tactile. Mais dans la forme, les constructeurs rivalisent d'ingéniosité pour se démarquer les uns des autres et exploiter au mieux la dualité de Windows 10.

XPS12 hybride 1
Dell XPS 12 hybride


Dans ce domaine, Surface Book est assurément le concept le plus abouti : avec sa charnière articulée et détachable à la fois, la machine combine la flexibilité du multimode et la polyvalence du 2-en-1. Mais à ce jeu, l'XPS 12 hybride - cru 2016 à ne pas confondre avec le châssis de 2014-2015 non détachable - se défend également plutôt bien.

Présentation du dispositif 2-en-1


On ne sait jamais trop s'il faut décrire ce genre d'appareil comme un ultrabook avec écran détachable ou comme une tablette avec clavier rattachable. Un peu des deux probablement. L'XPS 12 hybride repose sur un écran Ultra HD (3 840 x 2 160 pixels, un ratio 16/9 donc) de 12,5 pouces, avec rétroéclairage IPS. Les bordures du côté étroit sont fines, un peu comme sur les derniers XPS 13 et 15. En revanche, sur le côté long, Dell a dû laisser de la matière, déjà, pour réussir à loger tous les composants, mais surtout pour pouvoir tenir l'écran comme une tablette.

L'écran du XPS 12 vient se loger dans une rainure fixe (ou rigole, au choix) qui termine le clavier. Ici, il n'y a pas de charnière à proprement parler, en tout cas, pas mécanique. L'ensemble tient à la fois par la force de l'encastrement (la rainure ayant une forme de J vu de profil) et par l'attraction des aimants. Cette seule action combinée limite l'ouverture de l'ultrabook à un angle unique de 110° entre l'écran et le clavier. Pas plus parce que la butée l'empêche, pas moins parce que les aimants ne sont pas assez puissants pour retenir l'écran sur un angle aigu.

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XPS12 hybride 10

Voilà qui limite le délicieux critère de lapability inventé par nos confrères anglo-saxons, qui mot-à-mot chez nous - pour ne rien perdre - donne « genoux-capacité ». Autrement dit l'aptitude à être utilisé sur les genoux. Pourquoi ? Parce que quand on pose son ordinateur portable sur le dessus des cuisses, on modifie l'angle entre l'affichage et la tête, ce qui amène à incliner la nuque, mais également à ouvrir l'angle de l'écran. Là, ça n'est pas possible. Heureusement, la dalle profite d'une excellente visibilité. Et globalement, cet angle de 110° est assez idéal.

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Par ailleurs, si le magnétisme est assez puissant pour permettre de soulever l'ensemble en ne tenant que l'écran, un léger jeu avant-arrière se forme tout de même, à moins d'être extrêmement précautionneux. C'est infime, mais suffisant pour déconnecter le contacteur entre l'écran et le clavier, et faire apparaître la pop-up Windows qui demande si l'on veut basculer ou non en mode tablette. Pop-up qui s'accompagne d'un petit effet sonore vite énervant et d'une latence parfois longue avant que le clavier et la souris, alors déconnectés, ne reprennent du service. Au niveau du bas de l'écran, la pression exercée par le clavier fait bouger les cristaux liquides et apparaître une auréole blanche de rétro-éclairage. Bref, sur le papier, le système est séduisant, mais dans la pratique, nous relevons quelques faiblesses gênantes.

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La popup de Continuum, qui peut heureusement être désactivée
Modifié le 09/03/2016 à 19h09
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