Alienware X51, Asus G20 : le match des PC gamer compacts

Il y a presque trois ans, Alienware surprenait son monde avec son X51, un PC pour joueur conçu pour rivaliser avec les consoles du point de vue du format. Depuis, cette machine a dû faire face à la concurrence. Celle du G20 d'Asus, une solution tout à fait comparable à celle d'Alienware.

Alors que le PC gamer est habituellement assimilé à un boîtier de grande taille, capable d'accueillir des configurations particulièrement musclées, articulées parfois autour de plusieurs cartes graphiques, Asus et Alienware font le choix de la compacité et de la discrétion.

Sans pour autant tomber dans l'excès : les dimensions des G20 et X51 ne peuvent être comparées à celles d'un Brix Pro, dont on a vu les limites en termes de performances et du point de vue des nuisances sonores.

Ces deux machines constituent ainsi un compromis différent, sans doute plus équilibré. LE compromis ? C'est ce que nous allons voir dans ce test comparatif.

G20AJ - X51

Un X51 passe-partout...


Ce qui distingue ces deux machines de PC plus traditionnels, c'est évidemment le format des boîtiers. Le X51 et le G20 sont, globalement, de grosses consoles. La Xbox One de Microsoft mesure 34,4 × 26,3 × 8 cm.

En comparaison, les dimensions du G20 sont de 35,8 x 34,0 x 10,4 cm, et celles du X51 sont de 34,3 x 31,8 x 9,5 cm. C'est certes un peu plus encombrant, mais de peu. Si bien que le X51 comme le G20 ont toute légitimité à prendre place dans un salon.

Le design Il y a donc grand intérêt pour Asus comme pour Alienware de fournir des PC au design capable de s'intégrer dans cette pièce. C'est le cas du X51, dont le boîtier sobre s'accommodera très bien d'une place près de votre téléviseur.

Pour rappel, nous décrivions en détail cette machine que nous testions il y a environ trois ans. Une éternité en high tech, et pourtant : seuls les composants ont évolué, et ni l'aspect extérieur ni l'agencement intérieur n'ont changé depuis.

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Le X51 à côté d'un smartphone. Un peu plus gros d'une Xbox One, mais tellement plus compact qu'une tour traditionnelle.



On retrouve à l'avant les deux ports USB et la connectique audio, la façade glossy qui prend les traces de doigts et le lecteur optique au format slim dont l'entrée est protégée de la poussière par deux bandelettes de mousse.
Il est possible de placer le X51 sur la tranche (debout) ou couché sur l'une de ses parois. Petite coquetterie : la tête d'alien disposée en façade peut s'orienter à 90° selon la configuration choisie. Un élément qui s'illumine...
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... tout comme les deux griffes positionnées sur les côtés de la machine. Pour ce faire, vous pouvez le logiciel fourni par Alienware et choisir la couleur qui vous convient le mieux.
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La connectique à l'arrière de la machine, composée de deux ports USB 3.0, six entrées USB 2.0, une sortie HDMI 1.4, des sorties audio numériques et analogiques et un port Ethernet Gigabit, alors que la connectivité est complétée par un module compatible avec la norme Wi-Fi 802.11ac et le Bluetooth 4.0.
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Dans un format aussi compact, impossible d'inclure l'alimentation dans le boîtier. Alienware a donc déporté cet élément d'une taille... imposante ! A lui seul, il pèse plus d'un kilogramme, et même 1,5 Kg avec les câbles. Mais contrairement à une alimentation classique, celle-ci est totalement silencieuse.


Un G20 plus criard


En revanche, nous avons le G20 pour la première fois entre les mains, et force est de constater que dans l'esprit, les deux boîtiers se ressemblent fort dans leur conception.

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L'Asus G20, à côté du même smartphone. Légèrement plus haut, plus profond et plus large que le X51, il est aussi plus racé.



Moins passe-partout que le X51, le G20 est plus dessiné, plus anguleux, plus agressif.
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Cette impression est accentué par le contraste créé par le châssis rouge, en rupture avec les parois latérales noires qui l'encadrent..
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En façade, on découvre une connectique sans surprise et par ailleurs identique à celle du X51 : deux ports USB, une entrée micro et une sortie casque.



On retrouve également un lecteur optique au format slim, tout comme sur la machine d'Alienware.
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A l'arrière, 6 ports USB (dont deux à la norme USB 3.0), une entrée Ethernet Gigabit, la traditionnelle connectique audio et une sortie HDMI.



Notez, dans la partie inférieure de cette face arrière, la présence de deux connecteurs secteur.
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Le G20 d'Asus est en effet alimenté non pas par un, mais deux blocs externes que le constructeur a regroupé via deux éléments de caoutchouc.



L'un de ses blocs est utilisé par la carte graphique, l'autre vient fournir en énergie le reste de la machine. Le tout est particulièrement encombrante, sans parler de la nécessité de disposer de deux prises électriques.


Cependant, et contrairement au X51, le G20 n'est pas prévu pour être positionné à l'horizontale, les parois latérales ne se prêtant pas à l'exercice. Dommage, car le GR8 d'Asus, autre machine compacte et moins ambitieuse, est dotée de cette faculté.

On regrettera également l'encombrement généré par les deux blocs d'alimentation. Un choix qui se défend toutefois : avec

Deux machines, mais de nombreuses configurations


Le X51 et le G20 sont des machines déclinées dans différentes configurations. Sur le PC d'Alienware, la version « de base » est dotée d'un Core i3, d'une GeForce GTX 745, de 6 Go de mémoire vive et d'un disque dur d'une capacité de 1 To. La version la plus évolué, celle que nous testons, est équipée d'un Core i7-4790, de 16 Go de DDR3, d'un disque dur de 1 To associé à un SSD de 256 Go, et d'une Radeon R9 270 d'AMD ou GeForce GTX 760 Ti, le tout pour 1 454 euros (et même 1 534 avec la carte NVIDIA). Sachez que vous pouvez également passer à une GeForce GTX 750 Ti pour la configuration de base.

Contrairement à Alienware, le PC d'Asus a récemment été mis à jour par la marque, qui a introduit dans ses propositions les GTX 970 et 980 de NVIDIA, en plus des GeForce de la série 700. C'est d'ailleurs une GTX 780 qui officie dans notre exemplaire de test. Côté processeur, vous disposez d'un choix allant du Core i3-4150 au Core i7-4790, soit celui qui prend place dans notre X51 tout comme dans le G20 que nous a prêté Asus.

X51-G20

Vous pouvez disposer, là aussi, de 6 à 16 Go de mémoire vive, et le stockage peut prendre la forme d'un duo RAID 0 de 256 Go / HDD d'une capacité de 3 To. Dans notre cas, nous il s'agit de la version G20AJ-FR015S, qui équipée d'un disque dur de 1 To, d'un SSD de 128 Go et de 12 Go de mémoire vive. Pour un prix de vente d'environ 1 500 euros, soit un tarif approchant les 1 450 euros de la configuration du X51. Si cette version spécifique n'est plus en vente (après une vie commerciale de seulement deux mois...), Asus n'a fait évoluer que la carte graphique, le châssis et la plupart des composants restant identiques.

Évolutivité : oui, dans une moindre mesure


Intel Core i7
L'une des questions primordiales quand on s'intéresse à ce genre de machines très compactes, c'est celle de l'évolutivité. Cette dernière peut être perçue sous deux aspects : celui de la performance, et celui du silence.

Pour ce qui est de la vélocité de la machine, il est possible dans un cas comme dans l'autre de modifier le processeur, tout en restant dans le cadre du LGA1150, et en espérant qu'aucun des deux constructeurs n'aura opéré de limitations quant à cet éventuelle modification. Une mise à jour vers un CPU Broawell nécessiterait par exemple une mise à jour. De quoi voir progresser les performances.

De même, vous pouvez changer un disque dur pour un SSD (et ainsi gagner en silence), ou encore un SSD pour un modèle plus récent. Ou faire du RAID 0. Du point de vue du stockage, les possibilités sont nombreuses, même s'il faudra vous « contenter » de deux unités, que ce soit pour la machine d'Alienware ou pour celle d'Asus.

Concernant la mémoire vive, il est envisageable de faire évoluer ces machines. Mais attention : selon les configurations, les deux slots sont équipés et il faudra renouveler l'ensemble du kit. De plus, la mémoire utilisée ici est de la SO-DIMM, celle que l'on trouve sur les PC portables.

Il est également possible de monter en gamme au niveau de la carte graphique, avec quatre contraintes toutefois :
  • conserver un design de référence. Les modèles custom trop ésotériques, dont les dimensions varient de celles des cartes proposées par les constructeurs, ne pourront s'intégrer ;
  • veiller à choisir une carte dont la longueur n'excède pas 26,5 cm sur le G20, 24,5 cm pour le X51 ;
  • opter pour un modèle dont l'alimentation ne nécessite pas plus de deux connecteurs six broches ;
  • ne pas dépasser la puissance maximale supportée par les blocs d'alimentation qui sont associés à ces machines, à savoir 330 W pour le X51, et 410 W (dont 230 W dédiés à la carte graphique) pour le G20.
Ce changement de carte peut améliorer les performances de votre machine, mais peut également avoir des bienfaits du point de vue des nuisances sonores, puisque les nouvelles générations de GPU chauffent moins (en théorie), et n'ont donc pas besoin d'un refroidissement aussi intensif.

Du point de vue du silence en revanche, les petits gains apportés par le changement de GPU et le remplacement d'un HDD par un SSD sont les seuls leviers à actionner. Il est en effet quasiment inenvisageable de modifier un système de ventilation plus proche de celui d'un PC portable que celui d'une tour classique.

Enfin, si toutes ces opérations sont possibles, il conviendra de s'armer d'un peu de patience tant la compacité du matériel rend toute transformation complexe. Sans oublier qu'un tel changement durant la période de garantie annulera automatiquement cette dernière.

Alienware X51
Asus G20AJ
Modifié le 18/02/2015 à 10h30
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