NVIDIA Optimus: maximiser l'autonomie des portables

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Parallèlement à la sortie de ses nouvelles cartes graphiques DirectX 11, NVIDIA profitait du début d'année pour annoncer une nouvelle technologie à destination des ordinateurs portables sous le nom de NVIDIA Optimus. Derrière cette appellation, qui n'a pas grand-chose à voir avec le blockbuster Transformers, se cache en quelque sorte une évolution de la technologie Hybrid Power de NVIDIA. Il s'agit pour la firme au caméléon de maximiser l'autonomie des ordinateurs portables équipés de solutions GeForce en s'assurant que le processeur graphique additionnel n'est utilisé que quand cela est nécessaire : c'est ce qu'on appelle en anglais le « Switchable Graphics ».

Les ordinateurs portables NVIDIA Optimus comportent en effet deux puces graphiques : la première est l'IGP, c'est-à-dire le circuit graphique intégré Intel, la seconde est une puce GeForce. Ce n'est pas franchement nouveau me direz-vous. Exact, sauf que jusqu'à présent le passage d'une solution graphique à l'autre se faisait manuellement, il fallait donc y penser, avec parfois un redémarrage du système, la fermeture des applications en cours d'exécution ou parfois un écran qui reste noir de longues secondes.

Avec Optimus, NVIDIA propose un passage à la volée d'une solution graphique à l'autre : l'utilisateur n'a plus à se soucier de rien alors qu'Optimus ouvre la voie à des ordinateurs portables équipés de solutions GeForce dont l'autonomie n'a rien à envier aux canons du genre. Gros plan sur cette technologie.

Asus UL50Vf


NVIDIA Optimus : le principe


Logo NVIDIA Optimus
Soyons clair d'emblée, la technologie NVIDIA Optimus est avant tout logicielle, le nombre de changements matériels qu'elle implique étant parfaitement limité, ce qui est du reste un de ses points forts. Alors que la dernière implémentation de l'Intel Switchable Graphics dans la plate-forme portable Calpela d'Intel propose effectivement de passer du circuit graphique intégré à la puce graphique embarquée, cette solution s'avère coûteuse en terme de composants si bien que certains fabricants d'ordinateurs portables ne se donnent même pas la peine de l'implémenter. Quant à ceux qui proposent cette fonctionnalité, elle s'active en général manuellement en choisissant le mode économie d'énergie et entraîne un clignotement d'écran avec parfois la désactivation du rendu Aero sous Windows Vista et Windows 7 comme nous l'évoquions en introduction.

NVIDIA se propose donc de rendre ce passage transparent pour l'utilisateur puisque le pilote graphique fait tout, tout seul, en tâche de fond. Mais encore plus intéressant, c'est la puce graphique intégrée Intel qui est utilisée la plupart du temps, ce qui est plutôt une bonne chose vu qu'elle ne consomme rien et suffit en 2D, alors que le pilote NVIDIA n'activera le circuit GeForce embarqué que lorsque le besoin de puissance 3D est réel : accélération de la technologie Flash, décodage vidéo, jeu vidéo ou création 3D ne sont que quelques exemples.
Modifié le 12/07/2012 à 09h56
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