Overclocking
Côté overclocking, la faible dissipation thermique du Penryn promet évidemment de belles choses. Nous avons donc logiquement tenté de pousser notre processeur de test dans ces retranchements. Premier constat, le passage d'un FSB1333 (4x 333 MHz) à un FSB1600 (4x 400 MHz) se fait en un tournemain ce qui propulse notre Core 2 Extreme à 3,6 GHz, une fréquence de fonctionnement somme toute sympathique. Point ne fut besoin, pour l'atteindre, de modifier les paramètres de tension dans le
BIOS de notre GA-X38-DQ6. Fort de cette première expérience nous avons tenté de pousser un peu plus haut le FSB en conservant un coefficient multiplicateur de 9x. Nous atteignons assez facilement les 425 MHz soit un processeur moulinant à un peu plus de 3,8 GHz.
Core 2 Extreme QX9650 overclocké à 3,8 GHz vu par CPU-Z
Par la suite, nous nous essayons à augmenter encore la fréquence de bus en visant les 450 MHz. Pour ce faire nous commençons à légèrement augmenter les tensions qu'il s'agisse de celles du processeur ou de celles de la mémoire et du FSB. Les paramètres réglés nous redémarrons et là... c'est le drame ! En effet, notre carte mère Gigabyte a rendu l'âme se bloquant dans une boucle sans fin sur une tentative de récupération du BIOS, tentative qui échoue à chaque fois. Nous nous arrêtons donc à 3,8 GHz d'overclocking mais certains de nos confrères ont facilement atteint les 4 GHz.
Conclusion
Arrivés au terme de cet article et passé les pages de performances, il faudrait être bien difficile pour ne pas saluer positivement l'arrivée du Penryn. Alors que la dernière transition en terme de procédé de fabrication avait laissé chez Intel de biens mauvais souvenirs, le passage du 65 nm au 45 nm se fait à l'inverse sans accrocs. C'est ainsi que le nouveau Core 2 Extreme QX9650 chauffe moins que ses aînés et se paye le luxe d'être plus économe grâce à une consommation électrique moindre ! Voilà une belle leçon pour AMD qui semble toujours avoir quelques soucis, quoi qu'en dise les porte-parole de la firme, avec son procédé de fabrication en 65 nm.
Ces deux paramètres passés en revue, il nous faut bien sûr évoquer les performances du Penryn, des performances en dents de scie. Le processeur, dans sa version quadri-cœurs et à fréquence égale, se montre généralement plus performant que son prédécesseur, toutefois il y a quelques exceptions où le Penryn fait presque jeu égal. Les jeux semblent pour leur part profiter significativement de cette architecture révisée à l'exception notable de
Supreme Commander. L'arrivée des premiers logiciels optimisés pour les instructions SSE4 d'ici quelques mois devrait encore accroître l'avantage du Penryn sur les précédentes générations de Core 2 Duo. Mais pour ça il faudra se montrer patient, l'environnement logiciel évoluant toujours très lentement.
Plus performant, moins gourmand en électricité et s'échauffant moins, le Penryn n'est pour autant pas « encore » parfait. En effet, Intel reste sur une architecture quadri-cœurs non native alors que le fondeur opère de curieux choix en maintenant la fréquence du bus système à 1333 MHz alors même que les versions serveurs du même processeur sont déjà en FSB1600 et que d'ici à début 2008 Intel prévoit un rafraichissement de son offre pour intégrer cette fameuse fréquence de bus tout en lançant un nouveau chipset haut de gamme, le X48. En outre, comment ne pas remarquer que la fréquence de fonctionnement stagne toujours aux alentours des 3 GHz, et ce depuis le lancement des tous premiers
Processeurs Core. Pourquoi retarder la montée en fréquence, qu'il s'agisse de celle du bus système ou de la fréquence nominale du processeur alors même que le Phenom d'AMD se fait de plus en plus imminent ? Mystère et boule de gomme…
En attendant, le Core 2 Extreme QX9650 est assurément le processeur le plus rapide du marché. C'est aussi le plus onéreux, même s'il devrait rapidement être suivi de modèles plus modestes et plus abordables, Intel s'apprêtant à commercialiser, dans les semaines à venir, divers nouveaux Core 2 Duo eux aussi gravés en 45 nm.