Sony DCR-SR32
Si Sony a fortement mis l'accent ces derniers temps sur les produits haute définition faisant appel au nouveau format AVCHD développé conjointement avec Panasonic, il n'a pas pour autant délaissé les caméscopes standard. Le DCR-SR32 appartient ainsi à la nouvelle génération de caméscopes enregistrant sur disque dur, Sony ayant emboîté le pas à JVC pour ce qui est de cette technologie qui permet de s'affranchir d'un support d'enregistrement externe. Alors que les homologues du DCR-SR32 optent pour des disques de 40 ou 60 Go, lui se contente d'un disque de 30 Go qui permet toutefois d'enregistrer 7h20 mm en HQ, 10h50 en SP ou 20h50 mm en LP.
Prise en mains
La forme du DCR-SR 32 évoque celle d'un quart de cylindre que la main épouse bien, l'index venant se placer naturellement sur la commande de zoom. Une légère dépression au sommet du DCR-SR 32 permet aux trois doigts de disposer d'une prise suffisamment ferme pour réduire les tremblements. Le commutateur « Nightshot plus » placé tout à côté et accessible au moyen de l'index est cependant trop ferme pour être actionné au moyen de l'index tout en tenant le caméscope à main levée.
Le DCR-SR 32 dispose d'un commutateur situé à la base de l'objectif et qui vient activer le cache intégré. C'est plutôt pratique, et plus esthétique d'un capuchon qui pend au bout du caméscope pendant les périodes d'enregistrement.
La commande de mise sous tension est pourvue d'un verrou de sécurité. Une fois positionnée sur « On », elle vous permettra, au moyen d'une simple pression vers la droite, d'accéder au mode de votre choix : film ou photo. D'autres commandes sont ensuite accessibles depuis le flanc de l'appareil, l'écran une fois ouvert donnant accès à une interface assez riche composée de quatre touches et d'un logement pour cartes Memory Stick Duo ou Pro Duo sur lesquelles seront stockées les photos.
Le DCR-SR32 est livré avec une station d'accueil qui assure la recharge de l'appareil ainsi que le dialogue avec l'ordinateur. Ce fonctionnement présente un inconvénient de taille, celui d'immobiliser l'appareil le temps nécessaire à la recharge de la batterie. Même en utilisant l'adaptateur secteur relié à la prise DC IN, le désagrément n'est pas contourné.
Les accessoires
Le DCR-SR 32 est livré avec les accessoires suivants :
- adaptateur externe ;
- cordon secteur ;
- station Handycam ;
- câble USB ;
- câble de raccordement A/V ;
- batterie rechargeable ;
- adaptateur 21 broches ;
- CD-Rom et mode d'emploi.
Comme les modèles Samsung et Canon, le DCR-SR32 proposé par Sony est dépourvu d'une griffe porte-accessoires qui aurait pu accueillir une lampe torche ou bien un micro.
Zoom et visée
Contrairement à ce que sa forme laisse présager lorsqu'il est rabattu, l'écran n'est pas au format 16:9 mais bien au format 4:3. Il dispose toutefois bien d'une particularité, celle d'être tactile. Ce choix n'est toutefois pas des plus judicieux dans la mesure où l'on se rend rapidement compte qu'il est très délicat d'accéder aux commandes périphériques, comme les menus déroulants ou les touches « Home » ou « Quitter », trop proches du rebord de l'écran. Si une calibration améliore les choses, l'embellie ne dure pas et il faut se résoudre au final à pianoter légèrement à côté des touches pour les faire réagir. L'écran n'est par ailleurs par des plus convaincants dans la mesure cette fois où le doigt s'y enfonce à chaque manipulation, venant ainsi modifier les teintes de l'image.
Le zoom est fluide et finement dosé, la plage focale pouvant être parcourue de façon assez véloce au moyen de la manette placée au sommet de l'appareil. On note toutefois que le DCR-SR32 dispose d'un second jeu de commande, situé à la gauche de l'écran, qui remplit les mêmes offices de façon un peu différente, le zoom étant beaucoup plus lent et cette fois d'une vitesse fixe. On regrettera pour finir que le DCR-SR32 n'indique pas le rapport de zoom sur l'interface, à côté du curseur qui montre notre progression sur l'échelle focale.
Pour aller plus loin
Les commandes placées sous l'écran sont certes basiques, mais assez bienvenues. Ainsi, d'une simple pression, on modifiera la luminosité de l'écran, on fera disparaître les inscriptions présentes sur l'interface, on passera en mode visualisation ou encore en mode d'enregistrement « Easy ».
Ensuite, pour reprendre un peu de contrôle sur les réglages, il suffit de se rendre dans les options du menu « Options ». Depuis cette interface, il sera possible d'opter pour l'un des nombreux modes plus spécifiques (bougie, crépuscule, feu d'artifice, matin et soir…), de choisir l'un des préréglages de
Balance des blancs (auto, intérieur et extérieur) ou d'effectuer une mesure manuelle, de passer une mise au point manuelle, d'ajouter un effet spécial, etc. On sera en revanche privés des réglages manuels de la vitesse, du diaphragme et de la sensibilité, qu'offre en revanche un modèle comme le NV-GS230.
Depuis les options du menu « Options », vous accéderez aux réglages avancés, à l'exception de ceux de gain, vitesse d'obturation ou encore du diaphragme
Ces réglages peuvent être modifiés sans interrompre l'enregistrement, à condition toutefois que le caméscope soit fermement fixé, sans quoi toutes les manipulations se ressentiront sur l'image. Malgré ces précautions, vous ne pourrez éviter que le caméscope enregistre les sons occasionnés par ces manipulations. En dernier lieu, pour quitter cette interface envahissante et qui ne se laisse pas abandonner comme ça, il suffira d'une légère pression sur la commande de mise sous tension.
Enregistrement d'une séquence
Le DCR-SR32 dispose de trois modes d'enregistrement : HQ (9 MP), SP (le mode par défaut qui enregistre à la résolution de 6 MP) ou LP (3 MP). A partir du moment où des séquences ont été enregistrées sur le disque, vous pouvez les visualiser d'un simple coup d'œil au moyen d'une liste de miniatures. L'accès à la séquence qui vous intéresse se fait simplement en cliquant sur la miniature correspondante. Depuis l'onglet « Autres », il vous est ensuite possible d'accéder à une commande de montage qui vous permettra notamment d'effectuer des coupes.
Vous pourrez retrouver très rapidement la séquence qui vous intéresse au moyen de cette liste miniature
Vous pourrez ensuite juger de l'espace restant et du temps d'enregistrement encore disponible en pressant la touche « Disp/Batt. Info ». L'écran récapitulatif qui s'affiche alors vous informe alors sur les proportions d'espace utilisé et libre. A vous d'aviser ensuite entre décharger les séquences ou continuer les enregistrements, sachant que l'un des principaux inconvénients des caméscopes à disque dur est l'absence de support de rechange : une fois le disque saturé, pour disposer à nouveau de 30 Go, il vous faudra le vider sur un ordinateur. A vous d'éviter d'arriver à saturation (en sachant tout de même que le DCR-SR32 peut stocker 10h50 de vidéo en SP, ce qui est loin d'être négligeable), en vidant le disque régulièrement, sachant par ailleurs que le transfert de 30 Go d'un coup demandera du temps et un disque dur conséquent en face.
Un écran récapitulatif vous informe sur les proportions d'espace utilisé et libre, un second sur l'autonomie restante
Que penser du Sony DCR-SR32 ?
Que retenir du Sony DCR-SR32 ? Notamment qu'il est le seul, avec le JVC GZ-MG133 également équipé d'un disque dur, qui nous permet de faire l'impasse sur l'achat d'une carte mémoire. Les photos pourront en effet indifféremment être enregistrées sur une carte ou sur le disque dur directement, cette dernière solution permettant de regrouper ses enregistrements et d'éviter d'avoir des données réparties sur des supports différents. C'est également le seul à faire le choix de l'écran tactile, et on ne peut dire que cette décision ne lui réussit pas vraiment. En effet, à l'heure où les joysticks sont si répandus et si confortables, le gain en confort reste à prouver, et ce d'autant plus lorsque l'écran fait preuve comme ici d'un manque de réactivité. Les barres de défilement et autres commandes placées en bordure de l'écran seront difficilement accessibles, sauf après une calibration dont les effets s'estompent vite.
Le DCR-SR32 n'est pas plus évolutif que ses homologues (absence de griffe porte-accessoires, de prise micro…). Il est même encore plus bridé que la plupart, en ceci qu'il fait l'impasse sur les réglages manuels de la vitesse, du diaphragme et de la sensibilité. Qu'à cela ne tienne toutefois, dans la mesure où la plupart des utilisateurs n'iront pas regretter leur absence. D'une façon plus générale, c'est du point de vue de la qualité d'image que le Sony DCR-SR32 montre le plus ses limites : performant pour ce qui est du rendu des couleurs, il est en revanche vraiment en retrait par rapport à ses homologues pour la restitution de détails. Que ce soit en grand-angle ou en position téléobjectif, les images manquent de précision.
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