// NVIDIA G80: Place au GeForce 8800 et à DirectX 10
Publié par Julien Jay le Mercredi 8 Novembre 2006
Sommaire
NVIDIA CUDA – Compute Unified Device Architecture
Avec son GeForce 8800, NVIDIA fait un pas en direction des développeurs souhaitant utiliser le processeur graphique comme une sorte de coprocesseur pouvant soulager le processeur central ou CPU de certains calculs. Le but est de transformer la puce graphique en une unité de calcul générale et l'architecture massivement parallèle du G80 s'y prête plutôt très bien sur le papier. En effet, il n'y a qu'à remplacer la matière de travail du G80, à savoir les pixels, par des threads, autrement dit des processus. Mais avant d'aller plus loin, rendons à César ce qui lui appartient, en soulignant qu'ATI a été le premier à faire un pas dans cette direction avec son soutien au projet GPGPU (General Purpose Graphics Processor Unit) lors du lancement de ses Radeon X1800 puis plus récemment avec l'arrivée d'une version adaptée à ses puces Radeon X1900 du client Folding@home. Chez ATI on appelle cela le Stream Computing, mais chez NVIDIA on préfère parler de Thread Computing.
Pourquoi Thread Computing ? Tout simplement car contrairement au Stream Computing d'ATI, la solution de NVIDIA permettrait aux différents processus traités de communiquer entre eux. Autre avantage mis en avant pour CUDA : l'utilisation d'un langage de programmation on ne peut plus standard, le C. Dès lors, il est possible de programmer le G80 comme l'on programmerait n'importe quel processeur x86, le travail d'interprétation étant in fine à la charge du compilateur. C'est assurément un plus pour la firme au caméléon car la solution Stream Computing d'ATI impose en effet d'utiliser pour l'instant Direct3D en vue de programmer le processeur graphique, même si à terme ATI devrait s'affranchir de cette contrainte. Bien sûr, CUDA se base sur un jeu d'instructions supplémentaire, mais NVIDIA se montre particulièrement discret à son sujet. La firme ne souhaite pas dévoiler publiquement le jeu d'instructions CUDA, le réservant à quelques partenaires triés sur le volet. Tout aussi ennuyeux, NVIDIA ne garantie pas non plus sa pérennité ; il est susceptible d'évoluer d'une génération de puce graphique à l'autre.
En prime, NVIDIA annonce que sa technologie CUDA peut profiter du passage en SLI alors qu'il est possible d'utiliser simultanément la même puce graphique pour un traitement CUDA et un rendu 3D. Pour l'instant CUDA reste somme toute assez théorique et opaque, aucune application concrète n'en tirant encore partie, aussi nous ne rentrerons pas plus dans les détails.
NVIDIA PureVideo
Introduite avec les GeForce 6200 il y a maintenant plusieurs mois, la technologie PureVideo avait fait sourire à ses débuts tant son champ d'application était restreint. Toutefois, il faut bien reconnaître qu'au fil des nouveaux pilotes et générations de puces graphiques, celle-ci s'est largement bonifiée. Aujourd'hui, l'usage numéro un de PureVideo est sa capacité à soulager le processeur central lors du décodage de fichiers vidéos aux formats H.264, VC-1, WMV, WMV HD et MPEG 2 HD.
Pour ce faire, le GeForce 8800 intègre un bloc de transistors exclusivement dédié au traitement de la vidéo. Toutefois, les amateurs seront probablement déçus d'apprendre que NVIDIA n'a apporté aucun changement à la logique PureVideo. On retrouve donc les mêmes capacités qu'avec les GeForce 7 avec en prime deux nouvelles fonctions proposées au niveau des pilotes : les filtres PureVideo de réduction du bruit et d'amélioration des contours sont maintenant capables de fonctionner sur les flux vidéos haute définition. La possibilité d'utiliser la puissance de la puce pour aider non plus au décodage mais à l'encodage vidéo est quant à elle toujours étudiée par NVIDIA.



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