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Projet de loi en faveur du "droit à l'oubli" numérique

Brève Business Internet

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Les paroles s'envolent, les écrits restent, particulièrement sur Internet. Afin que cette mémoire persistante ne porte pas préjudice à des internautes parfois peu sensibilités à la question, les sénateurs Yves Détraigne (MoDem) et Anne-Marie Escoffier (PRG) ont récemment élaboré une proposition de loi visant à encadrer la conservation des données personnelle, le droit à la suppression des données et les éventuels recours juridiques que pourrait soulever ces différents points. La secrétaire d'État à l'Économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui organise jeudi un atelier de travail sur la question, préfère une charte de bonne conduite plutôt qu'une loi.

Projet de loi : droit à l'oubli, mais pas seulement

Dans leur proposition de « loi visant à mieux garantir le droit à la vie privée à l'heure du numérique », les sénateurs Détraigne et Escoffier suggèrent notamment que soit prodiguée dans les établissements scolaires « une information sur les risques liés aux usages des services de communication au public en ligne ».

Pour renforcer le droit à l'oubli, c'est à dire la possibilité pour un internaute de faire disparaitre les traces de ses actes susceptibles de figurer sur les serveurs de services Web auxquels ils auraient eu recours, le projet suggère qu'un individu puisse demander à connaitre l'origine des informations que l'on détient sur lui, mais aussi que le droit « d'opposition » devienne un véritable « droit de suppression », garanti et sans frais. En parallèle, il propose de renforcer le pouvoir de sanction ainsi que les possibilités d'actions juridictionnelles de la Cnil.

La portée du texte ne s'arrête toutefois pas à ces dispositions concrètes. Le projet veut également régler la question de l'adresse IP, en lui conférant une bonne fois pour toute le statut de donnée personnelle, remis en cause par différents avis juridiques. L'intérêt, selon ses auteurs, est que l'internaute bénéficierait ainsi sans restriction des protections garanties par la loi « informatique et libertés » et par la Cnil. La question reste délicate, dans la mesure où une adresse IP identifie un accès à Internet, mais pas forcément un individu. Une décision ne serait donc pas sans répercussions sur d'autres dossiers à commencer, sans doute, par la loi Hadopi.

La proposition envisage également la question des fichiers de données personnelles conçus et utilisés par les forces de police, dont la création et la définition devrait selon les auteurs incomber de façon exclusive au pouvoir réglementaire, sans passer de façon systématique par la case parlementaire.

Une charte plutôt qu'une loi ?

Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, il n'est pas indispensable de légiférer. La secrétaire d'Etat se dit en faveur d'une charte à laquelle adhèreraient les éditeurs de services en ligne, et imagine un dispositif de labellisation grâce auquel l'internaute saurait s'il évolue dans un espace « anonyme » ou au contraire dans une zone où des données sont susceptibles d'être recueillies à son sujet. « Chaque site déterminera dans lequel de ces espaces il voudra être labellisé », explique NKM à Libération, « Vous saurez ainsi quels types de garanties ont été demandés aux autres internautes ».

Dans un cas comme dans l'autre, cette question du droit à l'oubli reste particulièrement délicate. Il faut en effet gérer d'un côté les traces que l'internaute laisse volontairement en ligne (messages sur un forum, publications sur un réseau social, etc.), mais aussi les colossaux volumes de données que représentent les logs de connexion, les cookies et autres dispositifs d'analyse.
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Les Commentaires des lecteurs
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le 12 Nov. 09 à 12h47
Edition
  
Ben de là à oublier de poster les clubistes loool
 
le 12 Nov. 09 à 12h53
Edition
  
Ils ne savent plus quoi inventer !!!
 
le 12 Nov. 09 à 12h56
Edition
  
l'intention est très bonne , parce que je connais un forum sur lequel j'ai posté en 2001 et qui a toujours mes pots mais en a encore aussi de 1998. Après il faut voir l'application, comme toute loi.

N'oublions pas que les politiques ont peur et n'aiment pas ce média qu'ils contrôlent pas, et c'est pour eux un moyen d'éviter que leur image soit ternie sur le long terme et que les dossiers compromettants ressortent.
 
le 12 Nov. 09 à 13h02
Edition
  
Je trouve ça bien et je suis plutôt d'accord avec NKM pour une charte et des sites qui choisissent d'adhérer a ce dispositif.
 
le 12 Nov. 09 à 13h04
Edition
  
Pour une fois que y a une bonne idée à propos d'internet dans le gouvernement, je crois qu'on peut se permettre d'attendre un peu avant de critiquer
 
le 12 Nov. 09 à 13h05
Edition
  
+1 pour une loi. Car une charte, tu ne peux pas t'en servir pour te défendre. Il faudrait au moins pouvoir avoir le choix.
 
le 12 Nov. 09 à 13h15
Edition
  
Il faudrait renommer le titre : ce n'est pas un projet de loi, c'est une proposition de loi. La nuance est de taille : un projet de loi est créé par le gouvernement, ce qui n'est pas le cas ici.
 
le 12 Nov. 09 à 13h16
Edition
  
LaTeamClubic a écrit:
la conservation des données personnelle
Manque un "s"
 
le 12 Nov. 09 à 13h16
Edition
  
il pleut des lois, même si c'est bien, ca contribue à nous plonger dans un immense merdier juridique, elles commencent à parfois se contredire à force de cas particuliers qui deviennent juste une question d'interprétation, le jugement après est plus vraiment possible...
 
le 12 Nov. 09 à 13h24
Edition
  
LaTeamClubic a écrit:
...]c'est à dire la possibilité pour un internaute de faire disparaitre les traces de ses actes susceptibles de figurer sur les serveurs de services Web auxquels ils auraient eu recours, le projet suggère qu'un individu puisse demander à connaitre l'origine des informations que l'on détient sur lui, mais aussi que le droit ' d'opposition ' devienne un véritable ' droit de suppression ', garanti et sans frais.

Par exemple pouvoir enfin se désinscrire d'un site ou l'on c'est enregistrer qui est loin de toujours être possible a l'heur actuel
 
le 12 Nov. 09 à 13h35
Edition
  
la loi devrait obliger d'interdire aux site d'utiliser les infos des utilisateur pour autre chose sans l'accord préalable de l'utilisateur lui même.
 
le 12 Nov. 09 à 13h42
Edition
  
a l'heure actuelle; on a 3 mois pour se retourner contre un éditeur de contenu en ligne, pour lui demander de retirer un texte qui nous gêne, me semble il...

après, il y a prescription.
S'ils votent un truc comme ca, c'est un coups dur a la presse en ligne, et plus largement rédacteurs et bloggeurs de tout poil... bref, a l'information.
Edité le 12/11/2009 à 13:43
 
le 12 Nov. 09 à 13h42
Edition
  
siger95 a écrit:


N'oublions pas que les politiques ont peur et n'aiment pas ce média qu'ils contrôlent pas, et c'est pour eux un moyen d'éviter que leur image soit ternie sur le long terme et que les dossiers compromettants ressortent.


yep c'est le genre de pratique 'apanage" des sociétés dévoyer.

qu'est-ce qu'on s'en fout de son image quand on est un dirigeant de sa communauté et qu'on se fait un devoir d'agir de façon exemplaire pour le peuple ...?
ah j'oubliais en occident ceux (des crapules)qui ont déjà était condamner ou agissent maladroitement ou perverse peuvent venir gouverner d'autre crapule après tous "l'on mérite les gouvernants qu'on n'a"

ça me fait penser à l'uroboros... ça ce sont des sociétés vraiment très hypocrites
 
le 12 Nov. 09 à 13h43
Edition
  
serait-ce pour contrer l'article de facebook qui stipule qu'on peut garder toute données personnelle meme après suppression du compte?
 
le 12 Nov. 09 à 13h58
Edition
  
par contre le coup de réellement faire de l'adresse IP une donnée personelles... alors là c'est hors de question!

Mais Ok pour la première intention
 
le 12 Nov. 09 à 14h01
Edition
  
ça serait une bonne chose mais il faudrait mieux une loi.
 
le 12 Nov. 09 à 14h11
Edition
  
peu sensibilités à la question,

Faute de frappe ?
 
le 12 Nov. 09 à 14h15
Edition
  
Les gens s'en foutent un peu, ils savent que leur passé aussi glauque soit il, tout le monde s'en cogne, et personne n'ira fouiner dedans. Donc ils préfèrent qu'on garde plein de données sur eux, pour que eux puissent en avoir à disposition sur les peoples et politiques histoire de pouvoir continuer à troller tranquille...

Vous allez voir qu'on va encore trouver une masse de crétins pour nous dire que si un sénateur du MoDem propose ca, c'est parce que Bayrou veux cacher qu'il fait partie d'un complot juif americano-sionisto-maçonique des illuminatis du KGB.
 
le 12 Nov. 09 à 14h24
Edition
  
"Une charte plutôt qu'une loi ?"
Autant dire franchement qu'elle ne voulait faire qu'un peu de pub facile.
Même avec des lois , le droit du consommateur/internaute n'est que peu respecté en pratique alors une vague déclaration d'intention sans réelle valeur juridique il y a peut de chance que les entreprises changent réellement leurs pratiques.