De ringard, le
« geek » est ces derniers mois devenu très en vogue. Désignant autrefois une personne dont la passion (l'univers des mangas par exemple) entravait la vie sociale, ce mot cuisiné à toutes les sauces qualifie désormais une chose ou une personne à haute teneure technologique. La démocratisation des hautes technologies et d'Internet aidant, le geek a aujourd'hui envahi notre quotidien. Il est l'objet de dossiers complets dans les magazines branchés, est invité sur les plateaux de télé, est le protagoniste de films (de The Matrix à Cyprien), et conseille ses proches.
Symptomatique d'une tendance de fond, l'entrée d'un mot dans le dictionnaire témoigne souvent également de nouveaux usages. Le mot
« geek » fait ainsi parti des heureux élus de l'actualisation annuelle du Larousse de poche, mais il n'est pas le seul.
En marge de termes liés au contexte économique comme
« décroissance »,
« low cost » ou encore
« RSA » (revenu de solidarité active), d'autres noms communs liés aux technologies et en particulier à l'internet font également leur apparition dans l'édition 2010 de ce dictionnaire. Le mot
« buzz » a lui aussi droits à ses lettres de noblesse, à l'heure où Twitter défraie régulièrement la chronique, tandis qu'on peut officiellement parler en français de
« peer to peer ». Nos députés pourront d'ailleurs enfin découvrir ce que signifient ces obscures notions d'
« adresse IP » et de
« Web 2.0 ».
En attendant que Larousse nous autorise à conjuguer le verbe « poker », le nom commun
« mobinaute », pourtant employé de longue date, désigne enfin officiellement un utilisateur d'internet à partir d'un dispositif mobile.
Le Petit Larousse 2010 est quoi qu'il en soit vendu 28 euros et sera tiré selon l'éditeur à 750 000 exemplaires.
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