le lundi 10 avril 2017

Google accusé de moins payer les femmes

La Silicon Valley est au cœur de plusieurs scandales pour harcèlement sexuel et sexisme depuis plusieurs mois. Si Uber a fait l'objet de nombreuses plaintes et a lancé une enquête interne, voici venu le tour de Google de répondre de ses actes. Le géant de Mountain View vient de voir sa réputation être entachée par une plainte concernant les inégalités de salaires entre hommes et femmes dans ses services.

La plainte a de quoi inquiéter le géant : elle ne vient pas d'une salariée ni même de plusieurs mais du gouvernement américain lui-même dont Google est un des prestataires.

Des inégalités salariales "systématiques" chez Google ?


L'affaire risque de faire du bruit et pour cause : pas plus tard que le 4 avril 2017, à l'occasion de la Journée pour l'égalité des salaires hommes/femmes, Google a annoncé dans un tweet avoir mis un terme à l'inégalité dans ses services. Vendredi 7 avril 2017, lors d'une audience avec un juge fédéral de San Francisco, rapporte The Guardian, Google a tout simplement été accusé de mener une politique salariale inégale "systématique" entre les hommes et les femmes.

L'audience a été réalisée à la suite de la plainte déposée par le Department of Labor (DoL), l'équivalent américain du ministère du Travail : selon les informations qu'il a pu recueillir, le DoL estime avoir les preuves de ces inégalités salariales entre hommes et femmes travaillant dans différents secteurs du groupe.

Googlefitness vignette


Google rechignerait à fournir des données


Le département du Travail a un droit de regard sur ses contractuels et Google en fait partie : c'est pour cette raison que l'enquête a été lancée par le gouvernement. Les documents obtenus par les services de l'organisme concernent l'année 2015 ce qui ne remet donc pas en doute les propos tenus par Google le 4 avril 2017.

Toutefois, il semblerait que le DoL ait demandé des documents concernant l'année 2016 afin de poursuivre son enquête sur cette affaire d'inégalités salariales et que Google ne serait pas particulièrement enclin à collaborer. Le géant estime qu'il a déjà fourni énormément de documents mais le département du Travail américain en voudrait encore plus.

Modifié le 10/04/2017 à 13h21
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